‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 41 sur 105 · Ad fam., III · texte numérisé non relu

Ad fam., III

5. Ad fam., 111,4. Il faut remarquer le ton de plaidoyer justificatif que cette lettre emprunte à des asyndètes comme : meum stiidiuni erga te... mca in le omnla...; on remarquera aussi la façon dont Cicéron interrompt brusquement son plaidoyer, en exprimant lespoir que bientôt il sera plus amplement informé des griefs d'Appius et que, d'autre part, il pourra se justifier oralement devant lui : scd, et «i Clodium conuenero, ex illius sermone ad te scribam plura, et ipse ope'^^am dabo, te ut quam primum uideam. .

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qu'il se défiait de son amitié. Ap. Clandius, dans une lettre oficielle qu'il écrivit au St'nat, déclara avoir donné leur congé à un très grand nombre de ses soldats : or, il n'en avait rien fait, il avait gardé ses effectifs au complet ^ Pourquoi ce mensonge? C'est apparemment qu'il voulait se faire envoyer de nouvelles trounes. Il projetait donc une expédition militaire sérieuse pour l'été de 51 : salué imperator par ses soldats à la suite d'une précédente campagne, il voulait se créer de nouveaux titres aux honneurs du triomphe'-. Si notre raisonnement est juste, on conçoit que la nomination d'un successeur soit venue déranger ses plans d'une façon fort irritante, et qu'il en ait voulu à Cicéron de le priver, d'ailleurs bien malgré lui, d'une entreprise qu'il se promettait glorieuse.

Nous ne savons pas ce que L. Clodius était chargé de dire à Cicérone Mais remarquons que Cicéron qui, sur la foi des indications d'Appius, attendait L. Clodius à Brindes, ne le rencontra qu'à Corcyre. Pourquoi le départ de ce personnage fut-il retardé? D'autre part, Appius disait à Cicéron, dans la lettre que celui-ci reçut à Brindes, qu'il avait chargé L. Clodius de commissions pour lui : il semble que, sans préciser la nature de ces commissions, il demandait à Cicéron s'il pouvait avoir confiance dans son amitié, et lui laissait à penser qu'il attendait de lui quelque service important. Et Cicéron de répondre : « Mon zèle, mon dévouement « à votre égard, mille traits, je l'espère, vous l'ont déjà fait (( coimaître : pourtant, je le ferai éclater surtout dans les occa- « sions où il me sera le mieux donné de faire savoir que votre « réputation et votre honneur me sont chers avant toute

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