‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 43 sur 105 · Ihid., 5, 3; G · texte numérisé non relu

Ihid., 5, 3; G

3. Cf. ihid.., 5; 6, 4. C'est la lettre que nous désigfnons dans notre Appendice I par le chiftVe III.

4. Ad fam. y III, 5, 3 : Quod itinerum meortim ratio te non nullam, in duhitationem iiidetur adducere, uisurusiie me sis in prouincia. Sur la contradiction entre ce passage et Ad fam.., III, 6, 4 : non dubiaih spem, mei cotiueniendi adferebas, voir Appendice I, lettre III.

UN COnaESPONDANT DE CICÉRON

plus là et que Cicéron n'y serait pas encore. Le moment était vraiment mal choisi pour donner une troisième fois* l'assurance qu'il n'avait rien tant désiré que de quitter la province au plus tôt. Mais le pire, c'est que Cicéron avait vu Q. Scaevola à Éphèse, était resté trois jours avec lui, et que ce dernier ne lui avait pas dit un mot de la prétendue délégation d'Appius.

Comment expliquer ces divers changements d'Ap. Claudius? Sont- ils dus, ainsi que le veut Drumann-, à son désir de ne pas rencontrer Cicéron? — Mais Appius avait le plus grand intérêt à s'entretenir avec son successeur : n'avait-il [as besoin de lui pour qu'il envoyât à Rome de bons témoins au cas, toujours possible, où il aurait à répondre d'une accusation de repetundis? En outre, la répugnance à voir quelqu'un n'est pas un motif suffisant pour fuir à plus de mille kilomètres. Et comment exphquer qu'Appius se donne la peine de rendre la justice à Tarse, quand c'est désormais l'alTaire de Cicéron? S'il est très regrettable, en général, que nous n'ayons pas les lettres d'Appius, nous devons particulièrement déplorer la perte de celle-là, qui ouvrit la série des malentendus.

Rien n'est plus obscur que cette période des rapports de Cicéron et d'Appius, qui va du mois de mars au mois d'août 51. Il ne sont pas lâchés, mais leur amitié est troublée. Appius paraît en vouloir à Cicéron, nous ne savons trop de quoi. Cicéron l'assure de son dévouement, fait appel au sien : il use d'infinis ménagements pour adoucir l'humeur d'un homme qu'il seut fort mal disposé.

L'attitude d'Appius s'explique par des raisons d'ordre général, que nous croyons connaître, et par d'autres, plus particulières, qui nous échappent. Nous savons déjà la part qu'il faut faire au ressentiment que pouvait éprouver Ap. Claudius contre le défenseur de Milon. A ce ressentiment s'ajoutait,

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