‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 63 sur 105 · Voir Appendice I, leUre VI · texte numérisé non relu

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habile et si ferme que Gicéron avait faite à ses premières observations' avait-elle provoqué chez lui des rétlexions salutaires. Mais, surtout, il était éloigné des lieux qui pouvaient offrir matière à sa jalousie, et des personnes qui pouvaient l'entretenir par leurs propos ; il trouvait à Rome toute une société de gens qui étaient les amis de Gicéron en même temps que les siens : on lui disait quel avait été le dévouement de Gicéron à ses intérêts pendant qu'il était absent de Rome-. En même temps, Pompée, le beau-père de sa fille, dut lui représenter qu'il tenait absolument, à la veille d'événements graves, à ce que rien ne troublât l'accord des principaux chefs du parti. Enfin, il avait peut-être iippris, en arrivant à Rome, que Dolabella se proposait de kii demander compte de son gouvernement devant les juges, et il sentait la nécessité d'avoir, le cas échéant, un allié dans le proconsul qui lui avait succédé -^

Pour toutes ces raisons, Appius sembla retrouver, en respirant l'air de la ville, 1' (c urbanité » qu'il avait un moment perdue''. Avant de recevoir sa lettre, Gicéron se doutait déjà que ses dispositions étaient changées : Atticus, en Epire, avait appris la chose par une lettre de Rrutus, qu'il s'était empressé d'envoyer à Gicéron \ Gelui-ci d'ailleurs, avait prévu pareil changement : dès le 8 octobre, il écrivait à Appius : (c Je pense que vous serez devant Rome quand « ma lettre vous parviendra, et que sera bien refroidi le

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