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travail. J'espère avoir plus tard, avec plus de loisir, une facilité plus grande de cultiver vos bontés, Madame.
Agréez, je vous prie, l'hommage de mon affectueux respect.
F. Lamennais.
4 mars '.
2 Encore une fois, Madame, mille grâces de vos bontés. Ma santé n'est ni meilleure ni pire que lorsque j'eus l'honneur de vous voir la dernière fois. Il est vrai que depuis trois jours il n'y a rien de moi dans le journaP. Les Chambres absorbent tout l'espace, et je ne m'en plains pas: un peu de relâche me vient à propos.
Agréez de nouveau l'assurance de mon affectueux respect.
F. Lamennais.
6 mars *.
Ue vous écris ces deux mots. Madame, des bureaux du Monde, où je viens de trouver la lettre que je joins à ce billet. Je suis bien sûr dans les intentions de votre cœur, en ne perdant pas un instant pour vous l'envoyer.
Je désire bien vivement que vous ne souffriez pas de ce temps humide et froid. Recevez de nouveau l'assurance de mon respect aussi
tendre que dévoué.
F. Lamennais.
Paris, 15 mai 1837.
6 Au moment où je me mettais à vous écrire hier matin, on vint m'interrompre pour affaires, toujours à l'occasion de ce malheureux journal, au sujet duquel rien n'est encore décidé jusqu'ici. Je prévois même que nous ne sortirons pas d'incertitude avant quelques jours. Il y a là de bien sales intrigues, et n'était l'intérêt de la cause à laquelle j'ai consacré ma vie, je n'hésiterais pas un instant à me retirer. Mais il faut savoir souffrir beaucoup de choses pour le bien, tant que le bien
est possible.
Je serais fort inquiet de votre oppression, si vous ne m'assuriez qu'elle a beaucoup diminué, et si elle n'avait pas un caractère spasmodique. J'en ai souvent éprouvé de semblables, qui allaient jusqu'à une espèce d'agonie. Le mouvement de la voiture les ramenait presque immédiatement en voyage. Le vrai remède est le repos et très peu parler quand vous êtes en cet état, surtout lorsque l'estomac est vide.