A Mme de Gouandour, 12 novembre
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voies de la Providence qui, après trente années, le ramenait, à la fin de sa carrière, aux impressions de sa jeunesse et de ses débuts dans le sacerdoce.
Abandonnée par les Pères depuis la dispersion, cette maison était devenue une sorte de noviciat où des prêtres catholiques anglais formaient des missionnaires de leur nation, partant ensuite évangéliser la Grande-Bj*etagne.
Le collège de San-Aïbano, c'était son nom, était alors dirigé par M. Sepherd, homme d'une rare fermeté, en qui l'abbé de Talhouët trouva un ami dévoué * . Cinq autres prêtres bretons y logeaient, entre autres M. des Brûlais^.
Il y en avait quatorze « aux Ecossais « (l'ancien collège des PP. Jésuites), dont trois Hennebontais, MM. Gauthier 3, Prat et Pavec, vicaires de Saint-Gilles ; un jeune clerc de Vannes; le recteur de Plumelec et celui de Sarzeau; MM. Rio, de la paroisse de Plouhinec; le Meaiix *; Calvé, de
1. M. de Talhouët le vit mourir en 1796. Il en traçait le portrait suivant : « C'est un homme de mon âge et de la plus grande distinction. Il a perdu, dans les premiers jours de cette année, en Angleterre, sa mère âgée de plus de quatre-vingts ans, excellente catholique.- En quarante ans il ne l'a vue qu'un mois. » — Lettre à Mme de Feydéau, 9 février 1793.
2. Né en 1769, fut nommé curé de Guéméné en 1814 et y mourut en 1830.