Lettre à Mme de Feydeau, de'cembre
bien juger que nous préférerions encore le nôtre; je ne sais si nous l'avons quitté pour toujours, mais très certainement il nous sera toujours cher. Au reste, nous ne l'avons quitté que par les meilleurs motifs : pour obéir à la religion ; qu'elle soit toujours clans notre cœur, qu'elle soit aussi dans le cœur de tous nos compatriotes, qu'elle règle leur conduite et la nôtre : c'est le plus ardent de mes souhaits *. »
« ...Je prierai pour ceux qui ne veulent avoir aucune religion, pour ceux qui s'en firent une nouvelle, il y a quelques années, et qui y persévèrent, pour les catholiques qui désapprouveront ma conduite, pour les catholiques qui l'approuveront ; en ceci chacun voit à sa manière et je choisis celle qui me paraît le plus conforme à la vraie prudence '^. »
Sa charité savait aller trouver les absents et les pauvres d'IIennebont ; éloignés de ses yeux, ils ne l'étaient pas de son cœur. Il déclarait n'avoir besoin de rien pour lui-môme et recommandait de distribuer quelques aumônes aux indigents de Plouay, quarante francs aux. indigents d'Hennebont (( en ayant soin de choisir ceux qui se sont mariés » quand il était leur curé. Voici l'hiver, qu'on donne du bois à la meunière du Moulin- Choiseul; qu'on n'oublie pas les étremies de « ses petits garçons ».