MARIAGES CÉLÉBRÉS PAR M, DE TALHOUËT
1 774. Maître François Le Mancq, procureur (fils de feu maître Jean Louis Le Mancq, notaire et procureur d'Hennebont, procureur fiscal delà forêt).
Et demoiselle Anne Marguerite Louise Even, fille de feu noble maître Jean- Baptiste Even, avocat au Parlement.
1774. Maître Joseph Michel de Kermoat^ procureur, notaire et greffier de plusieurs juridictions
(fils de Jacques René de Kermoat, écuyer, et de dame Marie Olive de Kergaradecle-Blouch).
Et demoiselle Marie Yvonne Jéromine Caris du Guerne, fille de feu noble homme
I. Parmi les registres d'Hennebont qui me sont parvenus — 1774 à 1780 — j'ai relevé seulement les mariages qui concernaient des personnes notables de la paroisse.
Guillaume Caris du Guerne et de demoiselle Charlotte Marie Marion.
1774. Noble homme Pierre Marin Voiiquelin, fils
de noble homme Maître André Vouquelin^ avocat au Parlement, sénéchal de laBaronnie de Bonac.
Et demoiselle Lucrèce F r-dnqoise Forestie?' de la Coudrai.
177o . Avril. Messire Gabriel François deLySy chev. seigneur de la Yilleder, fils de Gabriel Gaspard de Lys, seigneur des Hais, chef de nom et d'armes, et de feue dame Anne Renée Ardouin (paroisse de Serran).
Et demoiselle Pauline de Bahuno, demoiselle de Kerolain^ fille de messire François Jacques Fortuné, chef de nom et d'armes de Bahuno, chev. seigneur de Kerolain et autres lieux, et dame Jeanne Jourdain (de cette paroisse).
1775. Noble homme Vincent Olivier Caillot, fils
de feu noble homme Olivier Robert Caillot, chef de la disposition des magasins de la Compagnie des Indes,à Lorient.
Et demoiselle Anne Renée Michel de la Chênaie^ fille de maître noble homme François Michel de la Chênaie et de feue demoiselle Elisabeth d'Aquillon.
177S. Messire François Julien du Fou, chev. seigneur de Conetion, Kériquet, etc., fils de feu messire Nicolas du Fou, chev. de Saint-Louis, sous-brigadier des Mous-
quetaires Noirs, et dame Charlotte de Lantivy (à Pontivy).
Et demoiselle Jeanne d'Argy de la Rodière, fille de feu Jean Christophe d'Argy de la Châtre, capitaine des vaisseaux de la Compagnie des Indes, chev. seigneur de la Roquinoer, Kergris, etc., et de dame Jeanne Renée de Coué (de cette paroisse).
1776. Messire Jean Marieie Fer, seigneur du Guai et des Landes, capitaine des vaisseaux de la Compagnie des Indes, fils de feu messire Charles I^e Fer, seigneur de Guai, et de dame Jeanne Joli (domiciliée à Lorient, originaire de Saint-Malo).
Et Jeanne Marie Le Gros, fille de messire Nicolas Le Gros, sénéchal honoraire, et de dame Marie Bertrand (de Saint-Gilles).
4776. Noble Olivier Savignon^ fils de autre Olivier et demoiselle Jeanne Autheuil de Locmaria (de Saint-Louis).
Et demoiselle Jeanne Marie Quintin, fille de feu M" Yves Quintin, notaire royal au siège d'Hennebont (de Saint-Gilles).
1776. Noble homme Michel Dousset, receveur des aides, fils de noble homme Pierre Dousset et de demoiselle Marguerite Ferry (originaire de Nancy).
Et demoiselle Marie Françoise Vilaine, fille de feu noble homme Etienne et dame Françoise de Saint-Pé (originaire de la Martinique), de cette paroisse.
1777. Noble homme Joseph Fraboulet de Kerléa-
dec, officier sur les vaisseaux de la Compagnie des Indes, fils de feu noble Maître Guillaume Fraboulet, avocat à la cour.
Et demoiselle Marie Thérèse Hervé, fille de feu noble Maître Jérôme Hervé, avocat à la cour et substitut du procureur général du roi, et de dame Bacillaire.
1778. Janvier. Noble homme Louis Anne jBoî^c/'C»,
fils de noble homme Augustin Boucro, conseiller du roi et ancien receveur des fouages de l'Evêché de Quimper et de dame Marie Ribot du Pati (de Saint- Gilles).
Et demoiselle Louisa Tanquerel, fille de feu Jean Joseph Tanquerel et de dame Louise de Yilleneuve (paroisse Saint-Similien de Nantes).
1778. Mare. Charles Antoine Cornet, fils de feu Charles Cornet et de Cécile Lefebvre.
Et dame Catherine Thomase de Douville, fille de feu messire J.-B. de Douville et dame Jacquette le Ret, veuve de noble homme Le Forestier de Kermeno (de cette paroisse).
1778. Avril. Messire Jean Fortuné de Pluvié, chev. seigneur deTalen, Kerganeven, etc., officier aurégimentd'Angoumois-infanterie, fils de feu messire Jean Toussaint, chef de nom et d'armes de Pluvié, chev. seigneur de Menehouart, etc., et de dame Pauline
Marie Anne de Bahuno de Kerolain, ori-^ ginaire et domicilié de cette paroisse.
Et demoiselle Antoinette Angélique Thérèse de Guibert, fille de messire Charles Benoît, comte de Guibert, maréchal des camps et armées du roi, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, comte du Saint-Empire, et de dame Suzanne de Yivat, comtesse de Guibert, originaire de Montauban, domiciliée paroisse de Fontneuve (Eveché de Cahors).
1778. Noble homme Ange Marie Le Forestier, de la ville d'Hennebont, fils mineur de feu noble homme Antoine Le Forestier, aussi de cette ville,- et de dame Catherine Thomase de Douville, dame Cornet (de Saint-Gilles).
Et demoiselle Joséphine Allanic de Bellechaire, fille de feu noble monsieur, maître Gabriel Allanic de Bellechaire, et de dame Marie Pedron de Kernivien, originaire de Pontivy (de Lorient).
1778. Noble homme Jean Marie jBa?yam, .sieur de Pré ville (paroisse du Faouët), fils de . feu Maître Yves Bargain, procureur fiscal
. du Faouët et sénéchal de différentes juridictions, et de dame MarieÉléonore Thomase de Chermerdy.
Et demoiselle Marie Anne Néron, fille de
- i noble homme Louis Néron de Kérudo et
demoiselle Anne Briren (de Saint-Gilles).
4778. Octobre. Messire Pierre Jean, chef de nom et d'armes de Baud, chev. seigneur de Kermain, etc., officier au régiment de Penthièvre-infanterie, fils de J.B. de Baud et de dame Marie Ursule de La Yillebois (de cette paroisse).
Et demoiselle Marie Jacquette du Bonetier, fille de messire Jacques Pierre, chef de nom et d'armes, chev. seigneur de Bonetier, Kerlan, etc., chevalier de Saint- Louis, et de dame Charlotte Desportes, dame de Saint-Nudec.
1779. Janvier. Messire René Pierre ^»2eZz?2e, chev. seigneur de Cadeville, fils de messire Nicolas, chev. seigneur de Cadeville, et de dame Marie Michelle de Coëtlosquet (de Saint-Martin de Morlaix).
Et demoiselle Jeanne de Lantmj, fille de feu messire Henri de Lantivy, chevalier, seigneur deBaudori, et de dame Louise Josèphe de Lage. (de Saint-Paterne de Yannes).
1779. Février. Joseph Vincent Allain, écuyer, seigneur du Youglas, fils de feu Bernard Allain, écuyer, capitaine sur les vaisseaux de la Compagnie des Indes.
Et demoiselle Rosalie Gardye, fille de feu noble homme Pierre Gardye, sieur de la Chapelle, officier des classes de la marine à Hennebont, et de dame Marie Jeanne Le Maugucr.
1780. Janvier. Noble Jean-Bapt. de Lyris de VernissaCj fils de feu noble Scipion de Lyris de Vernissac et de Claudine de Cartanien.
Et demoiselle Barbe Le Boulk,
1780. Janvier. Maître Mathurin Le Coz, procureur fiscal de La Villeneuve, fils de noble homme Michel Le Coz et de dame Anne Jutart.
Et demoiselle Marie Renée de Brossard, fille de Paul Olivier de Brossard, écuyer, et de dame Marie-Thérèse Penard.
{Documents originatix .)
vin
RACHAT d'un prisonnier A ALGER
Extrait des Registres de la Ciiancellerie da Consulat de France à Alger.
L'an mil sept cent soixante et dix sept et le troisième jour du mois de juillet avant midy par devant nous Ghan cellier du Consulat de France à Alger soussigné, et les témoins bas nommés, fut présent en personne François Pierre, fils de Laurent et de Mathurine, natif de Hennebond en Basse Bretagne, âgé d'environ cinquante un ans, cy-devant esclave de Beylick en cette ville, actuellement libre. Lequel de son gré et franche volonté a reconnu et confessé avoir été racketté d'esclavage par Messire Benoit Joseph Lalau, prêtre de la congrégation de la mission en cette ville d'Alger, d'ordre de M. Laurent Marie Lalau son frère, recteur de Locmaria de Quimper en Basse Bretagne, moyennant le prix et -somme de six cent dix sept piastres, monnoye courante d'Alger, employées comme suit ;
Sçavoir pour prix de son rachat cinq cens piastres; Douane à dix pour cent, cinquante piastres; Caffetan du pacha quinze piastres; Censerie au drogueman de la nation à un pour cent, cinq piastres; aux Chaoux et Truchements du Dey deux piastres ; Droits des grands écrivains huit piastres et un tiers; Droit des Bagnes dix-sept piastres; Droit du Capitaine et garde du port sept piastres et un seizième; Ecritures en chancellerie deux piastres; Patente de santé demy piastre; passage et nourriture jusques à Marseille dix piastres. Laquelle dite somme de six cent dix sept piastres, monnoye courante d'Alger, évaluées à trois Livres sept sols six deniers tournois pour chaque dite piastre, suivant le cours ordinaire de cette dite place, forment la somme de Deux Mille quatre vingt deux Livres sept sols six deniers.
Fait et publié dans ladite Chancellerie du Consulat de France à Alger, en présence des sieurs Jean Joseph Gourdan et Jean Joseph Roch Ferrier, françois résidants en cette dite ville, témoins requis et soussignés avec nous dit Chancelier, ledit François Pierre nous ayant déclaré ne sçavoir écrire ni signer, de ce requis suivant l'ordonnance. Signés à l'original.
Collationné par nous, Chancelier chargé des affaires du Consulat de France à Alger, par intérim soussigné,
MeïfrUND,
A. Monsieur Tabbé de Talhouët.
De Locmaria, ce 12 août 1777.
Monsieur,
J'ai reçu ces jours une lettre de mon frère d'x4.1ger. Il me charge de vous marquer qu'il a reçu les 2, SCO livres que vous lui avez fait passer par Vennes (?) pour le rachat de l'esclave de Hennebont. Gomme on demandait 2,700 livres, il a eu un peu de peine à avoir cet homme, mais lui ayant fait faire quelques visites aux principaux du pais, ceux-cy l'ont présenté au Dey qui, eu égard aux services qu'il a rendu à la Régence, lui a fait remise du reste de sa rançon. Il est donc en quarantaine dans le port de Marseille, d'oii il doit s'embarquer pour Nantes vers la my-aoust et ensuite se rendre à Hennebont. Mon frère doit faire passer à M. Duplessix l'acte de la chancellerie dans lequel sera spécifié l'emploi qu'il aura fait de l'argent qu'il a reçu.
Si, à l'occasion de l'arrivée de cet homme, vous pou vie encore vous procurer quelques aumônes pour les esclaves, vous voudré bien me les faire passer, parce que, sur ce que mon frère aime mieux que je lui envoyé des toiles et autres choses semblables dont ils ont besoin plustot que de l'argent, je me propose de lui en envoyer encore dans quelque temps. Cet homme ne manquera pas de
faire valoir le mérite de cette bonne œuvre.
Je vous serai aussy obligé de faire sçavoir à madame veuve Lalo que j'ai reçu des nouvelles de mon frère; vous obligeré celui qui a l'honneur d'être très parfaitement
Yotre très humble et très affectionné serviteur,
Lalau, curé de Locmaria.
{Documents originaux.)
PROTESTATION DE l'aBBÉ DE TALHOUËT CONTRE LA TRANSLATION DU CIMETIÈRE d'hENNEBONT
(4 mai l'ïSS)
Messieurs, vous êtes ici assemblés pour délibérer sur le lieu oii sera transféré le cimetière. Je crois devoir porter votre attention sur un autre objet : la nécessité ou l'utilité de la translation môme. Cet objet, me dira-t-on, a été décidé, je le sais, mais sans une entière connaissance de cause, et d'une manière tout à fait illégale. Les règles veulent, Messieurs, que dans les affaires majeures, telles sûrement que la translation d'un cimetière, tous les habitants soient convoqués et qu'on leur donne le temps de connaître leur convocation. A-t-on suivi cette marche? Personne ne le dira. L'assemblée a été convoquée et formée le même jour. Outre les douze membres du Général, personne ne s'y est trouvé que ceux-là seuls que M. le procureur du Roi s'est donné la peine d'aller inviter nommément. N'est-ce pas là, Messieurs, au jugement de la conscience d'un chacun, la preuve la plus évidente que tous les habitants de
la ville ne se sont pas crus invités ? Tous, cependant, avaient intérêt à la chose. Est-il juste que l'on décide du bien de qui que ce soit, sans qu'on lui ait donné le temps et les moyens d'accorder ou de disputer ce bien, s'il y a lieu? J'adhère donc. Messieurs, à l'avis de M. de Kermorvant père. — Du reste. Messieurs, ne croyez pas que je veuille prolonger la contagion parmi nous. Grâces à Dieu, celte contagion, si elle a eu lieu, a cessé. Les soldats du régiment royal de Hesse-Darmstadt se rétablissent. Aucun de nos habitants, que je sache, n'a contracté leur maladie. Cependant, muni d'une permission de Mgr l'Evêque, et sur une ordonnance de police, je bénirai telle portion du jeu de boule, joint au cimetière actuel, que vous déciderez et qui sera marquée par une tranchée. Si, dans la suite, la translation du cimetière a lieu, quand les os des protestants enterrés dans partie de ce lieu seront exhumés, on exhumera aussi ceux des catholiques et on les transférera dans le cimetière désigné.
Je demande l'enregistrement de cette déclaration et acte en cas de refus.
Au lieu de la délibération, à flennebont, 4 mai 1783.
De Talhouët, Recteur et proprie'taire.
PROTESTATION LE LA COMMUNAUTÉ D HENNEBONT EN FAVEUR DES DÉPUTÉS DE LA NOBLESSE BRETONNE
(23 juillet IVSS)
Assemblée des Nobles, Bourgeois et habitants de la ville et communauté d'Hennebont, tenue au lieu et à la manière accoutumés, où présidait messire Gildas-Ghrestien de Pommério, conseiller du Roy, sénéchal et maire titulaire, et oii étaient MM. de Talhouët, recteur d'Hennebont; DeLivoys, Acquary de Kervers, Antoine Caris, Huo de Kermorvant, Huo de Kerguinoy, Dupé, Hémon, Savignon, Chottard, Audouyn de Kergùs, Ponsard et Cougoulat. En cette assemblée ont aussi assisté les ecclésiastiques, gentilshommes et notables cy-après :
MM. Duparc, curé; Denoailles, prêtre; Mauduit du Plessis, Briant de Kervagat, De la Pierre du Me- • neguen, CoroUer Dumoustoir, Le Milloch, Allain, Laurach, Perrin, BuUier, Le Fur, Robert de Basse- Maison, Ferrand.
La Communauté, instruite que les douze députés de la noblesse de cette province ont été arrêtés le quinze de ce mois et conduits à la Bastille, sentant que cette détention ne peut qu'exciter dans tous les cœurs des mouvements de sensibilité et de douleur, a arrêté que MM. les notables de cette ville seront invités à se réunir à la Communauté pour aviser aux moyens à prendre dans la circonstance.
Fait et arrêté en ladite assemblée lesdits jour et an que devant.
Ont signé :
Chrestien de Pommério, De Livoys, Huo de Kermorvant, syndic ; Huo de Kerguinoy, Acquary Kervers, Audouyn de Kergus, de Talhouët, recteur d'Hennebont, Chottard.
Savignon, Dupé, Cougoulat Depenenrun, Hémon.
Du môme jour, 23 juillet 1788 aux trois heures de relevée.
La communauté de la ville réunie, et MM. les ecclésiastiques, gentilshommes et autres notables, conformément à son arrêté du matin de ce jour, voyant avec douleur la détention des douze gentilshommes députés pour porter aux pieds du Trône le vœu général de la noblesse, qui est aussi celui de toute la province, et solliciter le retrait des nouveaux édits,
A déclaré adhérer et adhère à toutes les suppli-
cations qui seront faites pour obtenir de la bonté et de la justice de Sa Majesté l'élargissement des douze députés, môme le retrait des édits ; en tout cas, leur suspension jusqu'à ce que les Etats de la province n'aient été assemblés et entendus.
Au surplus, a arrêté que copie de la présente sera incessamment adressée à MM. les commissaires intermédiaires et à M, le Procureur général, syndic des Etats, avec prière d'en faire valoir le contenu par tous les moyens qu'ils aviseront.
Fait, délibéré et signé lesdits jour et an que devant.
Ont signé :
De Talhouët, recteur de Saint-Gilles-Hennebont. — Duparc, curé d'Hennebont. — Herviant, recteur de Saint- Caradec-Hennebont.
Noailles, directeur des Dames Ursulines.
Mauduit du Plessis. — De Perrien. — Briant de Kervagat. — De la Pierre du Meneguen, — AUain.
— Le Milloch. — Huo de Kerguinoy. — Kervers Acquary. — Ponsard. — Cougoulat Depenenrun.
— Mauduit. — Audouyn de Kergus. — Hémon.
— Laurach. — Dupé.
(Extrait du Registre des délibérations de la ville et communauté d'Hennebont, pour l'année 1788, f° 61.)
BREF DU PAPE PIE VI A l'aBBÉ GUÉGAN (30 mars IVOl)