PREFACE V
recherches, afin de le mettre en garde contre ce que je tiens vraiment pour un « danger social y>. Comme on le verra par la lecture des pages qui suivent, j'ai connu moi-même un certain nombre de personnes à qui l'abus, ou même simplement un emploi intempestif, de la purgation, a causé un dommage très profond, et parfois irréparable : mais, à côté de ces cas, dont je veux bien avouer le caractère exceptionnel, c'est chaque jour, dans chaque famille, que la déplorable habitude des évacuations artificielles contribue à entretenir les maladies existantes, à amener de petits troubles nerveux, à fatiguer inutilement, — c'est-à-dire nuisiblement, — des organismes qui auraient besoin d'être laissés en repos. Oui, l'emploi de la purgation, tel que l'on continue à l'entendre et à le pratiquer, est un danger bien réel ; et j'ai la conviction d'accomplir un devoir en le dénonçant, comme aussi en exposant les divers moyens qui permettront de substituer, à des procédés toujours inefficaces, un traitement rationnel