‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 173 sur 189 · février · texte numérisé non relu

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se contentait de mesurer la perte cjue faisait « le parti catholique » dans » l’un de ses chefs les plus dévoués », la Papauté dans « l’un de ceux qui apportaient à sa défense le plus de zèle ».

La grande presse périodique catholique déplorait à son tour une telle perte. « L’École de la Paix sociale est en deuil », écrivait M. Alexandre Celier dans la Réforme Sociale 1 : Relier était « un de ses amis les plus fermes et les plus anciens » ; il représentait « dans toute la force du terme ce que notre maître appelait si justement une autorité sociale ». Le Correspondant analysait la « physionomie bien personnelle » de Relier : « A une époque où les hommes d'une trempe si parfaitement homogène deviennent rares, il fut tout d’une pièce. Sa foi catholique a donné à sa vie tout entière sa profonde empreinte et son admirable unité. »

Ainsi, à peine disparue, cette «grande figure de soldat chrétien » ralliait-elle, dans la communauté de la reconnaissance et de l’admiration, ceux qu’ Émile Relier avait, cinquante années durant, cherché à unir.

Ne méritait-il pas qu’une voix illustre donnât sa consécration à tant d’éloges ?

L’évêque de Montpellier avait jadis défendu la légitimité de « la foi monarchique restée debout dans bien des âmes..., pareille à ces blocs de granit que de longues pluies, de durs hivers, toutes les intempéries des saisons ont, après bien des années, dépouillés peu à peu de la terre végétale qui les recouvrait, et qui cependant continuent à opposer aux tempêtes et à la foule leur squelette géant ». 4 Avec la même éloquence, le futur cardinal de Cabrières décrivit le bloc de granit qu’avait été la vie d’Émile Relier. Le 11 mai 1909, en l’église Saint- Sulpice, il prononça l’oraison funèbre de l’écrivain, de l’orateur, du député qui, après une carrière politique si tourmentée et si remplie, s’était « réfugié dans l’activité ^des œuvres » et

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