II. — COLONIES D'AFRIQUE
M.\L(;Rr; les établissements des Dieppois sur les côtes occidentales de l'Afrique, avant la découverte de l'Amérique, ce n'est que dans les premières années du XVI^ siècle que l'on peut parler de colonies françaises. Sous Henri IV est fondée, au Canada, la « France d'Amérique ». Richelieu continue son œuvre, et Colbert lui donne une impulsion vigoureuse. Quelques Antilles, les côtes de Madagascar, le Sénégal, la Louisiane, l'Acadie, Terre-Neuve, les territoires de la baie d'Hudson, l'île de France, l'ile Bourbon, l'Hindoustan, constituaient un empire colonial d'une grande étendue, et portaient, dans toutes les parties du monde, notre nom et notre influence. La guerre de la Succession d'Espagne, que termina, en 17 13, le traité d'Utrecht, celle de Sept Ans, à laquelle mit fin, en 1763, le traité de Paris, et la Révolution, nous enlevèrent une partie de ces possessions. Après 181 5, nous n'en avions que des lambeaux..
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La Restauration, la veille du jour où elle allait succomber devant une insurrection, nous donna la ville d'Alger, et rendit nécessaire la conquête des vastes contrées dont les Arabes s'étaient emparés dans les dernières années du septième siècle. Le gouvernement de 1830, après une hésitation assez longue, provoquée par les influences anglaises, soumit tout le littoral jusqu'à l'Atlas, et le second Empire porta ses armes dans les massifs montagneux, où s'était réfugiée l'indépendance musulmane. Alors et depuis, les insurrections ont été fréquentes, mais elles ont été réprimées ; et si des troubles se produisent encore, malgré l'assimilation presque complète avec la métropole, ils ont leur cause dans des abus de pouvoir, ou dans des fautes politiques passées ou présentes.
Le territoire de l'Algérie comprend six cent soixante-dix mille kilomètres carrés, et se compose de trois régions : le Tell, formé par le littoral, les hauts Plateaux et le Sahara, dans lequel nous nous avançons progressivement, et à travers lequel nous essayons d'ouvrir des routes de pénétration vers notre sphère d'influence, dans la direction du centre ou de nos possessions occidentales.
L'Algérie a un gouverneur civil, assisté d'un conseil supérieur de gouvernement. Elle est divisée en trois départements, Alger au centre, Oran à l'ouest, Constantine à l'est, administrés, comme ceux de la métropole, par des préfets. La population, considérablement diminuée depuis la conquête, est, d'après le recensement de 1886, de 3.817.306 habitants. On n'y compte que 2 1 9.07 1 Français ou naturalisés, ce qui, après soixantedix ans d'occupation, est de nature à inspirer de sérieuses inquiétudes. On compte, dans la province d'Oran, 144.550 Espagnols, et dans celle de Constantine, 44,315 Italiens. Les Israélites, auxquels un décret de 1870 a accordé des privilèges refusés en partie aux Musulmans, exercent, par leurs industries et leur argent, une influence contre laquelle protestent, d'une manière quelquefois violente, ceux qui sont moins bien partagés dans la distribution des faveurs officielles.
Qn compte trois espèces de communes : les communes de plein exercice, assimilées à celles de France ; les communes mixtes, régies par des administrateurs français; les communes indigènes, gouvernées selon leurs usages.
L'Afrique est l'objet des convoitises des puissances européennes, particulièrement de l'Angleterre, de l'Allemagne, de l'Italie et de la France. Nos droits y sont anciens, et nos possessions étendues. La sécurité de l'Algérie nous oblige à nous diriger vers le sud, où, à travers le grand
désert, que parcourent des tribus nomades vivant de pillage, nous essayons d'établir des lignes de communication vers le Niger.
La conférence de Berlin, en 1885, et les arrangements qui l'ont précédée et suivie, ont contribué à déterminer les limites des possessions ou des protectorats européens ; mais la plupart de ces arrangements ont dû se borner à des indications générales, les contrées, dont les noms figurent dans la convention, n'étant que très imparfaitement connues.
Le 12 août 1890, le gouvernement anglais et le gouvernement français ont réglé leur situation réciproque dans l'Afrique. Pour les régions du Niger et du lac Tchad, il fut convenu que la zone d'influence de la France, au sud de l'Algérie et de la Tunisie, jusqu'à une ligne de Say ou Saï sur le Niger, à Barrua ou Barroua sur le lac Tchad, serait tracée de manière qu'elle comprît tout ce qui appartenait équitablement au royaume de Sokoto. Des commissaires furent chargés de travailler à déterminer plus exactement la ligne de démarcation.
Il en résulte que cette ligne convenue contourne le territoire anglais d'Achanti et le Togo-Land allemand, pour rejoindre la côte vers Porto- Novo à travers le Dahomey. De là, remontant au nord, elle atteint le Niger à Saï, pour se reployer ensuite vers l'est, et gagner le lac Tchad auprès de Barroua. De Barroua, la limite de notre influence remonte, par un tracé indéterminé, vers Rhat, Gadamès et la Tunisie.
Vers le nord-ouest, du cap Blanc à la frontière d'Algérie, la limite reste indéterminée au sud-est du Maroc et des côtes sahariennes.
Ces conventions témoignent du désir qu'ont la France et l'Angleterre d'agir dans une entente parfaite au milieu de ces contrées, dont elles disposent comme si elles leur appartenaient, et d'asseoir pacifiquement leur domination respective. Les intentions ne sont pas douteuses, mais les intérêts risquent de se heurter et d'amener des contestations, peutêtre des conflits. Lorsque les droits les mieux établis prêtent à des interprétations contradictoires, comment les vagues limites d'une sphère d'influence ne susciteraient-elles pas des prétentions rivales, et ne donneraient-elles pas lieu à des incidents qu'il serait facile d'envenimer ?
La Tunisie s'étend à l'est de notre colonie algérienne. Sa population a la même origine et a subi les mêmes dominations. Occupée par les Arabes à la fin du VlJe siècle, elle a vu se succéder, au milieu d'une constante anarchie, des dynasties locales, jusqu'au moment où, au XVI« siècle, un aventurier, Khaïr-Eddin, la soumit à la Porte. Elle fut, dès lors, gouvernée par des beys, mais ni la sécurité pour les personnes n'y fu
Cmn:t. 3o
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plus grande, ni la prospérité matérielle plus assurée. Tous les États musulmans se débattent dans l'impuissance, le désordre, l'inertie et la décadence ; la Tunisie ne pouvait y échapper.
Au mois d'octobre 1881, le pays était profondément troublé; des incendies et des massacres portaient la terreur parmi les Européens, qui ne trouvaient dans le pouvoir aucune protection, et notre frontière était menacée. Des bandes y exerçaient le brigandage et échappaient à toute répression, en se retirant sur le territoire tunisien. Le 13, une note du ministre résident de France à Tunis informait les puissances que l'occupation militaire de la Tunisie était reconnue nécessaire par tous les consuls, excepté par celui d'Italie, et qu'elle était purement défensive.
Le 18, les Tunisiens insurgés étaient battus, et le 22, le colonel Laroque mettait en fuite les troupes d'Ali-Ben-Amar. Le 29 avril 1882, le général de Castries remportait, avec deux compagnies, une victoire éclatante sur dix-huit cents cavaliers et six mille fantassins. Les soldats tunisiens étaient plus habiles au pillage qu'à la guerre, et le gouvernement beylical ne pouvait pas plus les entretenir que les discipliner. Le 18 juillet, la Chambre votait le projet de loi relatif à l'organisation administrative de la Tunisie, placée sous le protectorat de la France.
Le bey conserve son administration indigène. Un résident général exerce un contrôle sur ses actes, et peut y opposer son veto. La gestion financière et la surveillance des divers services appartiennent à des agents français. Qui a l'administration a le pouvoir, et si le bey règne encore, il ne gouverne plus.
La population est d'environ quinze cent mille habitants, parmi lesquels on compte trente-cinq mille catholiques et quarante-cinq mille juifs. Le reste est musulm.an.
Sous le protectorat français, la Tunisie a vu renaître l'ordre ; l'agriculture s'efforce de profiter des richesses du pays, l'industrie y crée des usines, et le commerce étend ses relations. Notre frontière orientale se trouve efficacement protégée, et la création d'un archevêché à Tunis, en étendant et en affirmant notre influence religieuse, assure au pays les progrès d'une civilisation féconde, si l'initiative personnelle n'est pas opprimée par les erreurs de la politique gouvernementale.
La colonie du Sénégal, fondée vers 1650, dont les Anglais s'étaient emparés à deux reprises, fut rendue à la France par les traités de 18 15, et n'eut jusqu'en 1854 qu'une importance secondaire. Cependant, la Restauration, dont la possession se bornait à Saint- Louis, avec l'île de
Gorée au sud, transforma ce comptoir en colonie agricole. La fertilité du pays en fit bientôt la richesse. Mais il fallait le défendre contre les attaques incessantes des tribus sauvages, qui vivaient de pillage. En 182 1, furent fondés Dagana et Bakal. Le gouvernement de 1830 abandonna les cultivateurs à eux-mêmes, se contentant d'encourager le commerce de la gomme, qui ne portait pas ombrage aux Anglais.
Le Sénégal est un des grands fleuves de l'Afrique. Il est navigable dans une étendue de plus de deux cents lieues, et notre domination est fortement, sinon pacifiquement établie sur ses deux rives. L'administration intelligente et vigoureuse de Faidherbe, officier du génie, étendit notre influence et consolida notre autorité par d'heureuses expéditions. Il fit du pays Oualo une province française, et les populations agricoles de ces contrées, soustraites aux incursions des tribus pillardes, qui leur enlevaient, en un jour, le fruit de longs travaux, se placèrent sous notre protection. De 1855 à 1860, les expéditions se succédèrent presque sans interruption, et affermirent la sécurité. Elles refoulèrent vers l'intérieur les Maures Trarzars. Le prophète El-Hadj-Omar, qui les avait fanatisés, et qui exerçait sur eux une influence souveraine, fut réduit à l'impuissance, et les peuples du Cayor, du Fouta, du Boudo, du Bambouck, se soumirent. Les deux rives du Sénégal furent mises en culture. Des postes fortifiés les mettaient à l'abri de toute incursion, et, en 1870, nous commencions à recueillir les fruits de ces travaux.
Mais les désastres de l'année terrible nous obligèrent à une retraite désastreuse ; nous dûmes abandonner les comptoirs de Grand- Bassam, d'Assinie et de Dabou. Le Gabon, où nos missionnaires et nos religieuses faisaient aimer le nom de la France, devint un simple dépôt de charbon. Cayor fut évacué, et nos possessions se bornèrent à quelques comptoirs, à la petite province du Diander, et à des îles qui avoisinent la côte. Le commerce s'y maintint, mais, au point de vue politique, nous avions oerdu la plus grande partie de tout ce que nous avaient donné de grands efforts.
Depuis, des explorateurs hardis ont pénétré à l'intérieur, et révélé le parti que nous pouvions tirer de contrées placées dans la sphère de notre influence. Au sud du Gabon, le fleuve Ogooué a été remonté fort avant dans les terres, de 1872 à 1874, par deux voyageurs français, Victor de Compiègne et Alfred Marche. Ce dernier et Savorgnan de Brazza ont pénétré dans des régions inconnues, plantant le drapeau français, établissant des centres de défense, et faisant aimer notre domination.
Des annexions et des protectorats nous ont donné le bassin entier du Sénégal, et une partie considérable de celui du Niger, ou Djoliba, fleuve qui prend sa source au versant septentrional des monts Kong, au nord de la Guinée, coule de l'ouest à l'est, se dirige brusquement vers le sud, après avoir arrosé le district où s'élève le grand marché de Tombouctou, et se jette, par plusieurs embouchures, dans le golfe de Guinée.
La colonie du Sénégal et du Soudan français s'étend sur environ quinze cent mille kilomètres carrés. Sa population, autant qu'il est
liEHANZIN, ROI DU DAHOMEY.
possible de l'évaluer d'après des recensements inévitablement incomplets, s'élève à cinq millions d'habitants, composée de nègres de races mélangées et d'un petit nombre de colons européens. La capitale, Saint- Louis, a vingt mille habitants. Le port principal est Dakar, sur une rade magnifique. Il est relié à Saint-Louis par un chemin de fer. Les Maures viennent y apporter, à de grandes foires, les arachides, qui servent à l'alimentation et donnent une huile d'une qualité supérieure, de la gomme, du caoutchouc, de la noix de Kola, du beurre végétal.
Les établissements du golfe de Guinée comprennent deux groupes : à
l'ouest, sur la côte d'Ivoire, Grand Bassam et Assinie ; à l'est, sur la côte des Esclaves, Agoué, Grand-Popoet Porto-Novo. Ce dernier groupe touche au royaume de Dahomey. Ils ont une population d'environ sept cent mille habitants, qui appartiennent à diverses tribus noires.
Le Dahomey a une superficie de dix mille kilomètres carrés. C'est une
LE PÈRE DORGÈRE.
contrée plate et marécageuse, dont la population est d'environ cent quatre- vingt mille habitants de race nègre. Sa capitale, Abomey, a vingt mille habitants. Le souverain y exerçait un pouvoir despotique. Les superstitions les plus grossières y faisaient célébrer, dans des fêtes solennelles ou pour conjurer les maux dont on était menacé, de nombreux sacrifices humains. La guerre y était l'état normal. Elle avait pour but
le pillage, qui remplaçait le travail de la terre. Les femmes y portaient les armes et montraient autant de férocité que de courage. Ces coutumes atroces étaient connues lorsque, jusqu'au milieu du XVII I^ siècle, le Dahomey formait un État puissant, mais le pays, impénétrable aux étrangers, ne pouvait recevoir aucune influence bienfaisante. Le nom de Dahomey rappelait les plus abominables horreurs.
Cependant notre action s'exerçait sur la partie du Soudan dont la possession nous avait été reconnue. Le 14 août 1886, le fils du roi soudanais, Samory, avait porté au gouvernement français l'assurance que son père respecterait les clauses du traité par lequel il avait abandonné à la France la rive droite du Niger. Mais ces assurances pacifiques étaient violées au moment même où elles étaient solennellement jurées, et si la révolte n'éclatait pas chez ceux qui les avaient données, elle se produisait dans les contrées voisines.
Il y eut des insurrections au Sénégal. Il fallut les combattre vigoureusement, car ces populations ne sont contenues que par la crainte. Trois villages indigènes furent bombardés, et les pertes matérielles ne produisirent pas moins d'effet que le nombre des morts et des blessés.
Le roi de Dahomey, Behanzin, tristement célèbre par ses cruautés, avait plusieurs fois pénétré sur notre territoire, et n'avait évité nos armes qu'en nous prodiguant des promesses de stricte neutralité. Mais l'amour du pillage et la haine pour les étrangers qui occupaient des villes du voisinage, l'emportèrent fréquemment sur la crainte. Le 17 février 1890, il viola ses engagements, et dirigea une expédition sur notre territoire.
Il fallait faire face à des ennemis divers, et sur des points différents. Le 6 avril, le colonel Archinard occupait la capitale du royaume d'Ahmadou au Soudan français, et le 18, les Dahoméens brûlaient huit villages aux environs de Porto-Novo. Il était difficile d'aller chercher ces ennemis dans leurs marais, où ils trouvaient un refuge assuré, et où les troupes indigènes commandées par des Français, sans routes, sans guides, sans vivres, étaient décimées par les fièvres.
Le 5 octobre 1890, la paix fut conclue avec le Dahomey, grâce à l'intervention du P. Dorgère, missionnaire, qui était parvenu à s'emparer de la confiance du roi barbare. Il restait indépendant, reconnaissait nos droits, et s'engageait à empêcher toute incursion.
Mais avec ces rois despotes, et ces peuplades pour lesquelles il n'y a d'autre droit que la force, tout est toujours à recommencer. Au mois de janvier 1892, les troupes dahoméennes avaient fait irruption sur nos
territoires et menaçaient Kotonou. Elles furent repoussées et perdirent trois cents hommes. La guerre prenait un caractère plus grave. Le gouverneur de Porto-Novo avait transmis à Behanzin un ultimatum, le menaçant, s'il ne se retirait et ne donnait satisfaction, de l'envahissement de son royaume. Il répondit qu'il était prêt, et que si les Français touchaient à ses villes, il détruirait Porto-Novo. Le 7 mai, il était avec quatre mille hommes et quatre canons devant Kotonou.
Le 21 juin, le blocus du Dahomey est signifié et le colonel Dodds marche contre Behanzin. Il bombarde, le 3 juillet, les villages des Dékamés, et obtient, par la terreur qu'il inspire, une rapide et entière soumission. Le 24, il enlève Takou. Le 6 septembre, il ne restait plus un seul Dahoméen aux environs de Porto-Novo. Behanzin avait réuni toutes ses forces, et attaquait avec fureur, mais sans succès, nos divers postes. Le 6 octobre, une véritable bataille fut livrée à Poguesa. Cinq mille Dahoméens se battirent avec acharnement, et ne se retirèrent qu'après avoir subi de grandes pertes. Deux jours après, ils évacuaient le camp fortifié où ils avaient réuni leurs munitions et leurs approvisionnements. Le colonel Dodds les poursuivit, prit le 6 novembre la ville sainte de Kana, et entra sans résistance dans Abomey.
Behanzin avait fui avec les débris de son armée. Deux proclamations du colonel Dodds, en date du 3 janvier 1893, ^^ déclarent déchu et banni, et annoncent que toute la côte est pacifiée. A la fin de l'année, la soumission du pays était complète. Behanzin avait essayé de ranimer la confiance des soldats qui lui étaient restés fidèles et de soulever, par l'appât du pillage, des tribus qui n'avaient pas combattu. Abandonné de tous, il se rendit sans condition, le 25 janvier 1894, et fut envoyé à la Martinique. Le Dahomey fut déclaré possession française.
Le 4 janvier, le colonel Bonnier avait pris Tombouctou, destiné à devenir le point de jonction, à travers le Sahara, des relations de l'Algérie avec nos possessions de la côte occidentale de l'Afrique. Cette occupation est d'une grande importance, et n'a pas été vue sans jalousie.
La colonie du Congo français a été formée auprès du Gabon, établissement fondé, en 1844, sur un estuaire du littoral. Elle n'a pas de limites bien tracées au nord, où elle confine au Cameroun ; elle touche à l'est rOubanghi, qui est dans la sphère d'influence de l'Angleterre, et au sud elle est séparée de l'État indépendant, propriété personnelle du roi des Belges, par le Congo, ou Zaïre, qui coule du sud au nord et se jette à l'ouest dans l'Océan Atlantique. Elle a environ sept cent vingt mille
CHAPITRK ONZIEME.
kilomètres carrés, et cinq millions d'habitants, nègres de race bantoue. Libreville est sur la- côte, Franneville au centre et Brazzaville au sud, sur le Congo. Des postes nombreux ont été formés sur les bords de