Un demifou de génie
apprenant mon intention de faire une Conférence sur la maladie d' Auguste Comte à propos de rinauguration du monument que lui élève la Ville de Montpellier, Monseigneur de Carrières m’a fait rhonneur de m’adresser la lettre suivante et m’a autorisé à la publier.
Je tiens à exprimer à Sa Grandeur toute ma respectueuse reconnaissance et adiré ma joie de trouver une grande conformité de vues entre les idées exposées par moi et celles qu’expose Monseigneur.
Malgré cette conformité, que je crois complète, je tiens à dire que Monseigneur de Carrières n'avait pas lu ma Conférence quand II a bien voulu m’adresser sa lettre. Je reste donc entièrement et seul responsable de tout ce que contient cette Conférence.
Lettre de Monseigneur de Cabrières
() juin H)l I .
Très cher Docteur,
(hi )H(‘ ro)ii m loiufifc la j)(ir hif/Kelle vous
'ntdiquvz votre iufeution de donner, un de ees jours, une eonférenee sur la maladie d’Auguste Comte.
J'apjdaudis à cette pensée et j’y vois un moyen de témoiyner de V étoinienient que me en use le rapproe/ietneïit bien inuttendu , que fo)it quelques-uns de nos meilleurs éerivaitis catholiques entre leurs doctrines et les opinioïts du fondateur du positivisme.
(’'est bien le eus de dire que c< tout chemin mène à Homey), meme un mauvais chemin, suivi intentionnellement dans un sens opposé au ehristianisme- Cette prétendue reliy ion d' Auy liste Comte, qui a fait tant d' emprunts à notre lanyue reliyieuse, est bien éloiynée de notre foi et a pu en détourner bien des esprits. Vous diminuerez , en (‘uractérisant cette maladie intellectuelle, la responsabilité morale du philosophe, à qui Von se propose d'élever un monument.
Pu isse-t-il en effet ii avoir pas eu la vue des destruetions que son système supposait et s être trouvé devant Dieu plus chrétien que ne V étaient ses paroles
et ses actes.
Je ne pourrai pas vous entendre, obligé que je suis d'étre à Béziers et en tournée au jour ou vous parlerez ; mais j'applaudirai de loin à votre conférence et je vous remercie de la faire.
Agréez, très cher Docteur et ami, mes très affectueux respects.
■j' A. DE GabrIÈRES, Ev. de Montpellier.