DOM GUÉRAN'CER ET LES JÉSUITES
commune, la comtesse de Tigné, née Mayaud-Mayaud, dont la famille allait passer la saison à Vichy. Le chanoine accepta la commensalité qui lui fut offerte. Il partit le 12 juin. Le lendemain on distribuait aux amis une quarantaine d'exemplaires de la réponse à dom Guéranger. M. Bernier en écrivait à M. Mesnet :
A présent que j*ai fait ce que la vérité, mais surtout ce que ma dignité personnelle comme homme et comme prêtre me commandait de faire, je suis tranquille et, en un sens^très véritable, fort en paix. Mais cette paix ne dépend pas de ce que ma dernière réplique fera dire. Je n*ai pas la prétention d*amener à se déjuger franchement tant de gens qui m'ont mal jugé sur la foi et à cause des arguments de mes adversaires. Cela coûte énormément. J*ai voulu obliger à reconnaître que j'étais non seulement dans mon droit et dans les limites des convenances, mais dans la vérité, et que, tout pesé, il y a, dans les articles qu'on m'oppose, beaucoup d'argutie et de présomption. Quant à l'approbation, au succès extérieur, à la victoire reconnue, je n'y ai point prétendu et je ne l'ai point mendiée par de lâches concessions ; je ne veux point non plus îa répudier. Assez d'autres font aujourd'hui prendre l'Église en haine et en défiance par la manière dont ils la défendent, et surtout la manière dont s'y prennent certains catholiques qui n'ont pas reçu cette mission, accumule des orages sur sa tête '.
Le séjour de M. Bernier à Vichy fut heureux. Les plus belles lettres qui aient été conservées de sa correspondance sont celles de ce voyage. Tout y respire la paix,
i On irouvc la même pensée, trois ans plus tard, sous la plume de Mo' Guibcrt : (( Ce parti a fait un grand mal dans le passé ; c'est lui qui a préparé depuis dix ans les violentes réactions du moment et qui a amassé dans l'atmosphère toute l'électricité dont elle est chargée. » ( K»e Ju cardinal Guibert^ II, p. 293).
nH^oiupouHO ilos sacrifices de repos dits à ta T^r.e. MwIh W olorgi^ angevin nVUit pas lasài calmé, ccoiz:-? W uu>utrt^ «ne letlre d'un curé q::>î!e cfcmaîae rece^^/.!
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