‹ Un dernier GallicanChapitre 146 sur 162 · L*HUMBLË REMONTRANCE A DOM GUÉRANGER · texte numérisé non relu

L*HUMBLË REMONTRANCE A DOM GUÉRANGER

cependant un devoir de lui envoyer un des premiers exemplaires de mon livre. Peut-être a-t-il cru qu'en répondant à ce procédé il se montrerait par trop Gallican, et il a mieux aimé induire le public en erreur que de se relâcher en rien de ses principes ultramontains. J'espère du reste trouver le temps de causer avec lui et j'ai pensé qu'il fallait lui laisser le loisir d'épancher sa bile et ses arguments, d'autant plus que ces hommes-là, plus ils écrivent, plus ils s'embrouillent.

Vous auriez bien tort. Monsieur l'Abbé, de briser votre plume : quand on a votre cœur et votre talent, on n'abandonne point le champ de bataille ; vous y êtes entré avec éclat et l'Eglise a besoin de vos services. Permettez-moi de vous faire hommage à mon tour d'un exemplaire de mon pauvre livre contre M. Guéranger dans la persuasion où je suis que ses lettres n'ont pu que faire ressortir la vérité de mes accusations et l'évidence de mes preuves.

Recevez, Monsieur l'abbé, l'assurance de mon sincère et respectueux dévouement.

-}- J. J., évêque d'Orléans.

M«r Morlot * à Af*»- Angehault :

ARCHEVÊCHÉ DE TOURS Touis, U J tiovcmbre i8^y.

Très cher et vénéré Seigneur,

J'ai reçu le petit livre de M. l'abbé Bernier et, si ce n'est pas trop indiscret, je lui adresserai Ici mes bien sincères remerciements. Je l'ai lu avec empressement, avec intérêt et en m'associant d'un bout à l'autre aux pensées et aux sentiments qu'il renferme. Je crois que M. Bernier est parfaitement dans le vrai lorsqu'il apprécie le zèlç de notre jeune clergé, de notre jeune France, de notre parti catholique pour le Saint-Siège. Les

I Mgr. Morlot mourut cardinal-archevêque de Paris en 1862.

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