ES NÉO-CATHOLIQUES
solennité, indépendatite du consenUmeni de V Eglise, n'est une conséquence, ni de YEcriture, ni de la tradition ; et le vice radical du système ultramontain consiste à raisonner et à conclure sur les textes comme si le fondement de r Église, comme si le centre d'unité, comme si le Saint-Siège était une personne individuelle, tandis qu'il est une institution,,.
Cette infaillibilité, indépendante du consentement commun, ne ressort pas davantage de quelques principes reconnus par tous les catholiques...
L'histoire des combats de l'Eglise contre les hérésies démontre que, pendant une longue suite de siècles peu éclairés, on n'avait pas la croyance d'une infaillibilité indépendante de l'adhésion du corps épiscopal...
Deux mots sur l'enseignement du pape ex cathedra...
Cinquième lettre de la tnarquise. — Quatrième note du curé.
Réponses du chanoine.
Les actes de l'Assemblée de 1682 sont-ils une tache pour l'Eglise gallicane ; la conduite du pape Innocent XI est-elle, au contraire, digne de grands éloges ?...
Bossuet a-t-il terni sa gloire par sa participation aux actes de cette assemblée?... Le livre publié sous le nom de Bossuet et intitulé défense d^ la déclaration, etc., est-il digne de ce grand écrivain? Est-il authentique?...
Qu'est-ce que VIndex de Rome, quelle est la force obligatoire d'un décret de mise à VIndex et que peut-on en conclure relativement à la valeur intrinsèque et à l'orthodoxie d un livre ?
Quels sont les points controversés, relativement à l'autorité disciplinaire et législative du Souverain Pontife ?
Il est faux que l'opinion formulée dans les 2*= et 3® articles de la déclaration ait pour principal fondement les décrets des conciles de Constance et de Bâle.... Eclaircissements et réflexions sur ces deux conciles.
Il y a autant d'injustice que de légèreté dans ces deux asser-
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lions ; que les maximes énoncées dans les 2® et ^^ articles de la déclaration /bt^omrw/ Virnubordwalioti et le schisme ; que \qs libertés de VEglise gallicane sont une chimère, odieuse à toutes Us autres églises ; qu'elles ont eu pour résultat de mettre le clergé français sous le joug de la puissance civile,..
Dangers et graves inconvénients de Tentraînement irréfléchi qui porte aujourd'hui le clergé à s'écarter indéfiniment des libertés de FEglise gallicane...
Preuves directes de cette thèse : « Que l'hypothèse d'une définition en faveur des opinions opposées aux quatre articles de l'assemblée de 1682 est injurieuse au Saint-Siège et à l'Eglise, et anticatholique. ».. Conclusions....
L'auteur n'entend nullement garder l'anonyme et son nom figurera en titre de l'ouvrage. Il ne se flatte point d'échapper à un décret de l'Index. Mais il croit que la publication de ce travail aurait de Vactiialité. Il croit qu'une émission copieuse du présent prospectus assurerait un succès satisfaisant, avant que l'efl^et des colères ultramontaines pût venir nuire à la vente ^...
Lettre de M^^ Robiou « à M. Bernier.
Rennes, le i i août J7.
Monsieur l'Abbé,
J'ai pris rapidement connaissance de votre prospectus, J'ai l'honneur de vous le retourner, sous ce pli, selon votre désir.
Vous avez eu l'obligeance de me demander un avis sur votre projet. Je vous le transmets avec confiance, en soumettant mon opinion à votre judicieuse appréciation.
1 Ce prospectus analytique, autographe de M. Bernier, m'a été communiqué par la famille Mesnet.
2 Louis-Jean Robiou, cvêque de Couiances de i8^6 à 1^52, vivait retiré à Rennes.
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J'estimerais donc que la forme adoptée d'introduire diffïrcnU personnages correspondant entre eux, pourrait être nuisible au succès. Ce mode adopté par les écrivains peu sérieux ne me parait pas convenable à une polémique religieuse, résultat des convictions consciencieuses du prêtre catholique.
Je serais porté à croire que la division par chapitres où vous traiteriez chaque question objet des lettres de Mme la Marquise, du Chanoine et du Curé, atteindrait plus sûrement le but que vous vous proposez.
Je suppose ici que le style Je cet ouvrage est marqué au caractère du siècle et revêt les formes exigées par les auteurs modernes, dont vous avez le type dans les écrits récemment publiés par MM, les abbés Michon', Prompsault', etc., et, parmi les laïques, par MM. Ed. de la Pomeraie, Bordas-Demoulin ', etc.
Dans ces conditions, Monsieur l'Abbé, vous trouverez, sans difficulté, un éditeur qui, sûr du succès, se chargera volontiers de toute responsabilité.
A mon estime, vous vous exagérez le nombre et l'importance des partisans de l'opinion ultramontaine, soit parmi le clergé, soit parmi les laïques. La jeunesse cléricale, qui s'est aperçue que l'ambition même modérée ne pouvait espérer de succès qu'en s'abritant derrière les idées nouvelles, s'est précipitée sans réflexion et surtout sans étude préalable, dans le progrés des idées antifrançaises.
Les laïques industriels, qui sont aujourd'hui si nombreux, les ont adoptées par cupidtli ; mais les uns et les autres sont prêts à se ranger sous la bannière de la vérité dès qu'elle leur apparaîtra sous son véritable jour. >
' Voyex sa Nulice biographique et li
LETTRE DE M^^"" ROBIOU 467
A mon estime encore, le succCjs des principes dont vous vous laites généreusement le défenseur dépend uniquement de la réfutation du système erroné, hérétique même, de M. de Maistre dans son ouvrage du Pape, Ce système adopté par le trop célèbre Lamennais est passé, à l'aide de son style enchanteur, dans la tête d'un grand nombre, il est vrai, mais la vérité mise en lumière, avec talent et bonne foi, doit dissiper tous ces nuages, si le pouvoir temporel continue l'œuvre commencée le i*^^ avril dernier.
Je serais donc d'avis que vous vous entendissiez avec l'église de Paris, que vous vous missiez en rapport avec les ecclésiastiques de cette église qui sont restés fidèles aux doctrines françaises, et ils sont en plus grand nombre que vous ne l'imaginez ; que vous les consultassiez sur votre écrit ; par ce moyen, il ne vous serait pas difficile de trouver un éditeur, qui ferait emboucher la trompette par quelques bons articles des journaux de la capitale; à ces conditions, je garantirais bien le succès.
Je sais bon gré, Monsieur l'Abbé, à M. Legeard de m^lvoir procuré l'occasion de faire votre connaissance.
Je suis toujours disposé, croyez-le bien, à vous prêter la main, pour la réussite de votre entreprise à laquelle j'attache le plus grand prix.
Veuillez agréer l'assurance du bien respectueux attachement avec lequel je suis,
Monsieur l'Abbé, Votre très humble et obéissant serviteur,
-{■ L. J., anc. Ev. de Coût.
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H. B.. Prim: >.
s papiers de Mlle Le^^i)'.