SAINT-PIERRE, EDMOND
st.-piERP.E, à Edmond, Eh! arrivez donc, mon cher... comment cela va-t-il?... J'étais d'une inquiétude...
EDMOND
Ah! Monsieur... comment vous prouver ma reconnais^ sance... Après avoir lu votre billet, votre homme d'affaires a pris sur-le*champ toutes les mesures nécessaires. 11 était temps... car c'est demain que le délai expire...
AIR du uaud, de V Opéra-comique, Grâce à vous, grâce à lui , je puis Tout recouvrer^ sans qu'il m'm coûte 5 Qut-l honnête homme ! dans Paris En est-il cornrae lui ?
SI. PIERRE
Sans doute.
Oni, <les avoues sîiDS défaut > D'unt» probitë scrupuleuse , On peut en trouver. . il ne faut Qu'avoir la main heureuse.
EDMOND
Par exemple, il m^a demandé siir-le- cliamp ma clientelle pour Taveuîr... Vous devinez ma réponse... en même temps ce brave homme avait un domestique... un excellent sujet...
st. -PIERRE.
Hein!... Qu^est-ce que vous me dites là ?
EDMOND
Il désirait le placer auprès d'un homme riche, en qualité de valet-de-chambre... il me l'a proposé...
St.-PIEPcRE.
Ah ! mon Dieu !
EDMOND
Et vous sentez bien que j'ai accepté sur-le-champ.
St.-PIERRE.
Vous avez accepté ?...
EDMOND
Certainement..^ et en le remerciant encore... Mais qu'avez-vous donc ?... et d'où vient le trouble où je vous vois?
st.-piERRE , h part.
Nos affaires allaient si bien jusques-là... 11 ne fallait pas moins qu'un avoué pour les embrouiller... ( haut ) Malheureux jeune homme... qu'avez-vous fait ?
EDMOND
Quelle faute aî-je donc commise ?
St.-PIERRE.
La plus grande de toutes !... Vous ne savez donc pas que dans la situation où vous êtes, le choix d'un domestique est pour vous de la dernière importance... que votre sort en dépendait...
EDMOND
Que voulez-vous dire ?
àt.-JPiERRE.
Que la inaîn puissante qui vous protégeait se voît force'e de vous abandonner .. Que le cours de vos prospérités va soudain s'arrêter , et que vous n'avez plus maintenant que des malheurs à attendre.