SCÈNE XV Les Précédens , CÉCILE
CÉCILE
Ah ! M. Edmond , venez k notre aide, mademoiselle Elise se désole. *. elle dit qu'elle ne pourra pas y survivre.
EDMOND
Qu'y a-t-il donc ?
CÉCILE
Sa mère avant de repartir est passée cliez elle , et lui a déclaré que ce soir même elle serait mariée, et qu'il fallait obéir.
EDMOND
Ali! mon dieu... que faire?... quel parti prendre 1 ( à Saint-Pierre ) Vit-on jamais un malheur pareil au mien ? st.-piEPtRE y froidement.
Je vous l'avais dit... cela commence.
EDMOND
Ah! Monsieur... ah ! mon protecteur , ne m'abandonnez pas.
CÉCILE
Hélas ! oui... ils n^ont pins d'espoir qu'en vous.
EDMOND
Encore ce dernier service.
ST-PIERRE
Je ne peux plus vous en rendre... Il y a une demi-heure^ je n'aurais pas hésité... c'était mon devoir... Mais à présent , cela ne me regarde plus... et t'est à un autre a prendre ce soin.
EDMOND
Toute votr^ conduite envers moi , ramîiîé que vous m'avez témoignée, le courroux que vous me faites paraître , tout me semble inexplicable!. . Vous auraîs-je offensé sans le vouloir*^ parlez, je suis prêt à réparer mes torts... à vous obéir en tout.
St.-PIERRE.
Bien vrai.
Je vous en donne ma parole d'honneur.
St.-PIERRE.
C'est bien... Vous épouserez votre Elise. EDMOND , se jetant à ses pieds.
Ah! Monsieur !... comment reconnaître...
st. -PIERRE j faisant ses efforts pour le relever.
Du tout... ce n'est plus ça!... je ne veux pas que vous soyez ainsi... Je veux absolument que vous vous releviez... c'est ma première condition. ( Edmond se reVei^é) La seconde, c'est que vous renverrez à votre avoué son valetde-chambre , et que vous n'en prendrez un que de ma main.
EDMOND
Je vous le jure.
st. -PIERRE.
A ce prix-là, j'oublie tout, et la fortune va de nouveau vous protéger.