SCÈNE XVI
Les Précédens, JASMIN.
JASMIN
C'est un paquet qui est adressé à M. de Saint-Pierre , pour remettre a M. le comte de Morinval. st.-PiERRE, montrant Edmond, Donnez a Monsieur.
EBMoi\ï> y décachetant la Icttie, Une lettre de iiîadame fie Kosiange, et une aiitre àa
mînîsfre... O ciel!... il serait possible!... à moi une place aussi belle... aussi honorable.
st.-piERRE , froidement.
Je^vous l'avais annoncé... voilà que cela reprend.
EDMOND
Grand Dieu! ce n'est rien encore... une lettre de madame de Bostange... elle m'accorde la main de sa fille... ( à Saint-Pierre) Ah ! vous êtes mon sauveur, mon Dieu tutélaire.
st.-piERPLE, lui montrant la lettre.
Prenez garde... il y a peut-être quelques conditions qui ne vous plairont pas autant.
EDMOND , reprenant la lettre.
Oui... Madame de Roslange se marie elle-même... et elle exige pour condition que j ^obtienne aussi l'agrément de mon futur beau-père... Quel peut-être ce beau-père?...
St.-PIERKE.
Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux dans l'événement... car c'est un beau-père qui ne vous convient pas du tout, et dont la présence pourrait tout renverser... Il faut, maintenant, nous entendre, pour vous en débarrasser..* Cela dépend de vous.
EDMOND
Et comment?
St.-PIERRE.
Madame de Roslange le croit riche... Dites-lui hardiment qu il ne 1 est plus... elle le prend pour un homme de qualité... apprenez que c'est un homme de rien, qui a fait fortune en un jour, et l'a mangée en trois mois... Enfin, s'il faut vous le dire... il a autrefois porté la livrée... Moi, qui vous parle, je l'ai vu !...
o ciel !
Air : de Partie carrée.
Mais, Morsi* ur, sur un fait semblable, Pour engager son honneur et sa foi , Il faut avoir la preuve irrécusable j Qui donc ici la fournira ?
St. -PIERRE.
C'est moi.
/ Quand il faudra je saurai vous instruire^ Et le tbrccr à tout tous dévoiler j Car, j 'en suis sûr , je n'ai qu'un mot à dire Pottr le fiiipe parler.