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HOSPITALITÉ DE NUIT

« L'humanité de notre temps, à peine avertie de cette lacune existante dans nos institutions de bienfaisance, s'est emparée de cette idée, et les crèches, les salles d'asile, se sont multipliées dans toute la France, avec une promptitude qui prouve que le cœur de cette Société n'est ni barbare, ni même froid, et qu'il suffit que le bien soit certain et possible pour qu'elle s'y livre avec ardeur. »

Depuis 1850, le sentiment public s'est-il refroidi? Pour le croire, il faudrait io^norer l'Hospitalité de nuit, fondation mixte, tenant de la charité ses moyens, se rattachant par son but à l'œuvre sociale et qui, à peine établie à Paris, a été l'objet de la reconnaissance publique. Il a fallu des fonds, de l'activité, de l'abnégation. Tout a été rencontré. Les asiles de nuit ont retrouvé, à trente-cinq ans de distance, des cœurs semblables à ceux qui, à l'appel de M. Marbeau, avaient fondé les crèches.

En s'attachant à ces œuvres, la charité et l'initiative privée, tout admirables qu'elles soient, n'apportent aux maux dont souffrent les pauvres que des palliatifs. Ce qu'il faut, ce sont des remèdes.

La famille bien constituée dispenserait de

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