SCÈNE VI
Les Précédens , M. GIRARD, MARGUERITE, apportant les schalls et les chapeaux. M. Girard a son parapluie.
M. giiurd.
Marguerite, vite /donnez les schalls et les chapeaux à ces liâmes, et partons.
wad. GIRARD.
Où comptes-tu donc nous mener, mon ami?
M. GIRARD
Je n'en sais rien ; où ils ne seront pas.
Amélie , à part.
Et Charles qui va venir, comment faire?
malinot, à part.
J' vois qu' ça n'arrange pas mamzelle.
amélie , à part.
J'y suis.
mAlinot.
Quoi donc qu'elle a en tête?
M. GIRARD
Eh ! bien , mets donc ton schall , à quoi penses-tu?
amélie, très-gaîment.
C'est vrai, mon père. . . vont-ils être attrappésj ah! que je suis contente. (Elle saute. )
M. GIRARD
Allons , partons.
amélie , feignant d'être blessée.
Ah!... *
M. et Mad. GIRARD.
Hé bien, qu'est-ce donc?
AMÉLIE
Le pied m'a tourné . . . Oh ! que cela fait mal 1
uiail. girArd.
Mais aussi , tu es toujours à sauter comme une folle.
améme, à pari.
Qui sait bien ce qu'elle fait.
M. GIRARD
Cela se passe-t-^il ?
AMÉLIE
Mon dieu! non. . . Oh! là , là.
maliinot, à part.
C'est-il malin, ces jeunes filles, c'est-il malin?
M. GIRARD
Quelle contrariété !
MALINOT.
Ah! çà, pendant ce temps-là, ils arrivent 7 les autres, et si vous êtes deux heures à lanterner.
Mad. GinAno.
Mais nous né pouvons pas laisser Amélie.
AMÉLIE
Ce ne sera rien, ma mère ; allez toujours , je vais rester avec Marguerite , et je vous réponds que je danserai ce soir au Ranelagh, comme si de rien n'était.
M. GIRARD
ïl n'y a pas à balancer.
Air: Vaud. du. Pont des Arts.
Toi , reste avec Marguerite , Bientôt nous nous reverrons , Et nous, échappons-nous vite El dînons ou nous pourrons.
Si je leur fis le dimanche Bon visage chaque fois , Je vais prendre ma revanche.
MALINOT.
Ils trou v'rcnt visagJ de bois.
AMÉLIE
Je reste avec Marguerite , Nous garderons la maison.
A Charles , s'il vient bien vrte , g \ Je devrai ma guérison.
M. et Mad. GIRARD.
Toi , reste avec Marguerite, etc.
Elles rentrent.