SCÈNE V
Les Mêmes, excepté M. GIRARD.
Mad. GIRARD.
Où as-tu donc rencontré tout ce monde-là?
MALINOT.
Dans un coucou , à la barrière de Bons-Hommes ; où c'que monsieur m'a envoyé.
Mad. GIRARD.
|: Et quelles personnes as -tu reconnues?
MALÏNOT.
DJabord ce monsieur, vous savez ben, ce gros joufflu si jovial, qu'est l'ami de tout le monde, qui a si bon appétit; il était en lapin.
Mad. GIRARD.
Monsieur Partout?
MALINOT.
C'est ça , y avait dans le coucou deux autres messieurs, et puis deux dames ou demoiselles -, je ne vous dirai pas ben au juste, parce que de loin on peut se tromper. . . et puis un jeune homme.
AMELIE.
Un jeune homme!
malinot., bas à Amélie.
C n'était pas encore lui, mamzelle. (Haut.) La voiture était à peine arrêtée, que v'ià qu'un second coucou prend la queue à la file du premier, et un troisième à la file du second.
Mad. GIRARD.
Comment ! trois ?
MAMNOT.
Oui, madame, trois coucous. Monsieur Partout, qui était déjà descendu ,fait de petites mines au second et de grandes révérences au troisième j v'ià qu' tout d' suite il sort des lu-
carnes de chaque coucou, des têtes sur les bras, des bras sur les têtes : les bras saluent les têtes, les têtes saluent les bras; et comme de tètes en bras et de bras en têtes, les cotnpiimens ne finissaient pas, j'ai avalé la montagne des Bons-Hommes et la grande rue tout d'un trait, afin qu'ayant un bon quart-d'lieure devant vous, vous sachiez c' que vous voulez faire, et me v'ià.