‹ Un discours qui fera époque ]microforme]Chapitre 3 sur 9 · PAS DE REVOLUTION · texte numérisé non relu

PAS DE REVOLUTION

M. Cannon vous a dit, et ses orateurs répètent: ‘Assez de cette guerre”. En conséquence un verdict contre M. Sévigny serait, n'allons pas nous y tromper, un verdict contre la cause sacrée des alliés—contre l’action splendide du peuple canadien dans cette guerre.—Un tel verdict serait une approbation de la cause de l’Allemagne, une négation de la foi canadienne; un défi à la confédération, et une profession de neu- : tralité qui nous déshonorerait devant l’univers.—C’est à ce danger terrible pour nous-mêmes Canadiens-français que: nous exposerait aujourd’hui la doctrine prêchée par monsieur Cannon si elle pouvait être suivie,—-Que dis-je non pas suivie mais seulement écoutée sans protestation dans la province de Québec. C’est contre ce danger que nous sommes ici pour lutter contre monsieur Cannon et nous sommes venus lui dire qu’il ne lui appartient pas de venir en ce moment solennel souiller l'honneur d’une race qui n’a jamais forfait. Et,—soyons francs et démasquons jusqu’au bout la pensée

en Ge

de ce révolté,—si rest une révo:ution qu'il veut commencer dont il veut prendre la conduite, pour jeter la province de Québec en armes conti: les autres provinces, je suis venu lui dire avec l'autorité de toutes les voix les plus respectables que l’armée qu’il pourrait lever ainsi ne serait qu'une armée de réuégats et de malheureux.

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