FRANCE ET ANGLETERRE
Messieurs, ce que nous défenduns de plus cher dans la lutte actuelle c’est notre part des institutions britanniques. La France nous est chère, jamais nous ne fûmes plus fiers de l'appeler notre mère. Elle est le cerveau de notre cerveau, le cœur de notre cœur, la prunelle de notre œil, et si elle disparaissait nous sentons que nous perdrions ce que nous avons de plus cher et qu'avec elle disparaitrait la lumière du monde. Nous sommes heureux de combattre pour elle, mais c'est surtout, d’abord, et avant tout, pour la Grande-Bretagne par contre pour nous-mêmes, que nous nous battons. Dès les premiers jours de la Colonie, l'Angleterre nous a donné des libertés inconnues jusqu'alors, et pour lesquelles nos pères se montrèrent reconnaissants en se battant pour elle dès que son drapeau fut attaqué, et s’il survint par la suite des révoltes, ce n’est pas contre elle et son tribunal de justice, ais c'est contre des agitateurs comme monsieur C‘’nnon que les balles des coloniaux furent dirigées.—Il n’a nas manqué, dar le passé d’agitateurs qui ont, comme monsieur Cannon, & urd’hui, poussé nos pères à la révolte pour les abandonner au dernier moment, et les renier ensuite à jamais. ‘ es de ceux-là que Chapleau, dont j'ai répété les mots, parlait ad il disait qu’à l'abri du drapeau britannique on a dans k agité bien des passions, comme mousieur Cannon veut | aujourd’hui, et que, sous la conduite d’agitateurs comme si ce drapeau reçut l’outrage des balles dans une guerre : tricide, c’est toujours du tribunal de l’Angleterre, c’est toujo du haut tribunal de cet empire que nous défendons aujourd’h:
que les uns et les autres ont reçu la loi rémédiant à leur; griefs ou encore les droits politiques les plus entiers.