‹ Un drame parisien; pièce en cinq actesChapitre 17 sur 81 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LA BARONNE

Oui, et VOS avis me sont précieux !

VIGNAL, soariant.

Oh 1 précieux I

LA BARONNE

Vous en doutez ?

VIGNAL, mèmejea.

Vous les suivez si peu !

G*est que le monde est si plein d'embûches 1 Tenez, mon Père, chaque matin, je me lève avec les meilleures résolutions... Mais je ne sais comment cela se fait, quand, le soir venu, je procède à mon examen de conscience, je constate que j'ai manqué de charité envers le prochain..,

LA MARQUISE

De patience envers son mari.

LA BARONNE

Il est si impatientant !

LA MARQUISE

£t les hommes sont si séduisants l

LA BARONNE, regardant la marquise .

Les maris de mes amies surtout !

Sourire dédaigneux de la marquise LE SACRISTAIN, enlrant.

La voiture attend mon Révérend Père, pour le ramener à son couvent.

VIGNAL

Bien.

LA MARQUISE

Nous n'osons vous retenir, mon Révérend Père. Et puis, je veux rentrer dans Téglise pour la bénédiction.

VIONAL, salaant.

Madame !

LÀ MARQUISE

Adieu, jusqu'à Tan prochain l

LA BARONNE

Ne dites pas cela, ma chère!... Un an sans revoir le Révérend Père!... Ce serait trop cruel! Flattons-nous de Tespoir qu'il reviendra avant peu.

VIGNAL

C'est douteux, madame.

LA BARONNE

Qu'importe!... J'aime mieux vous dire : A bientôt!

Elle 86 dirige ren la porte, salTle de la marquise et de Dalbert. DALBERT, à la baronne.

Décidément, vous en tenez toutes pour lui !

VIGNAL, après les aToir tus sortir.

Que de frivolité, mon Dieu !

Il Ta lentement rers le fond, prend son manteau et son chapeau posés sur une chaise et retient tersla porte de gauche.

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