‹ Un duel sous le cardinal de RichelieuChapitre 33 sur 39 · LA DUCHESSE , CHEVREUSE · texte numérisé non relu

LA DUCHESSE , CHEVREUSE

CHEVREUSE

Parti ! je l'ai vu s'éloigner. Dans peu d'heures il sera loin de nous, et sur sa route il trouvera sans peine un asile chez ses nombreux amis. ( Il s'asseoit dans le fauteuil qui est au fond, à droite.) Lorsqu'il apprendra sa fuite, le cardinal va achever de se damner. Oh ! ce ne sera pas la peine de dresser un échafaud , monsieur de Richelieu : votre prisonnier vous échappe. {rcgarda7il In pendule.) Au train dont il allait « il doit être maintenant sorti de Paris et en rase

campagne. I^Ia foi! l'attrape qui poui'ra; son cheval est bon. Ils peuvent bien mettre deux régimens à ses trousses, je les défie de l'atteindre, [se levant.) Ce serait mon plus mortel ennemi^ que maintenant... adieu la vengeance!... Qu'avez-vous ? comme vous êtes pâle!

Moi , monsieur ! la fatigue du bal , les émotions de cette journée...

CHEVREUSE

Oui ; c'est vrai : pardonnez-moi. Mais votre malaise paraît augmenter : je crains que vous n'ayez pas la force d'aller chez la reine.

LA DUCHESSE

Chez la reine I... oui, elle m'a fait demander.

CHEVREUSE

Je suis siir qu'elle brûle de vous voir , de vous interroger. Sa cause était unie à celle de Chalais, et l'inquiétude qu'elle éprouve est bien naturelle. .Te voudrais de grand cœur que votre présence la fît cesser.

LA DUCHESSE, ^^/)«r/.

Ah! c'est trop souffrir! [haut.) Permettez, monsieur, que dans ce moment...

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