‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 152 sur 162 · TE EST UN DROIT, AUSSI LÉGITIMEMENT · texte numérisé non relu

TE EST UN DROIT, AUSSI LÉGITIMEMENT

SECONDE PARTIE. Ol-]

« QUE JE DIS : LA LIBERTÉ EST UN DROIT. » [De la Propriété , chap. 1 1 . pag. 1 6 et suiv.)

Ainsi, le point de départ, le principe fondamental de tout le livre de M. Thiers, et la théorie, selon lui, de tous les droits, se réduisent à ceci : L'homme a un besoin vrai d'une chose, c'est sa loi, loi que démontre l'exacte observation de la nature : donc, c'est son droit. Et appliquant ce principe à la propriété, voici son raisonnement: Or, la propriété est un vrai besoin de l'homme constaté par l'observation exacte de la nature , un besoin indispensable a l'existence : donc , la propriété est un droit de l'homme , un droit aussi légitime que l'exercice de la pensée et de la parole, aussi légitime que la liberté*- II est impossible de contester ce fait, et de prétendre que ce ne soit pas là toute l'argumentation de M. Thiers.

Or, voici mon premier raisonnement, aussi incontestable, aussi évident que le fait, principe fondamental des raisonnements et de tout le livre de M. Thiers.

Ouïe savant, l'éloquent, le profond homme d'état a prouvé dans son livre, et par l'observation exacte de la nature de l'homme, que la propriété

EST UN BESOIN DE LA NATURE HUMAINE, UN BESOIN IN- DISPENSABLE A SON EXISTENCE, LA LOI DE L'HOMME , ET PAR CONSÉQUENT , SON DROIT ;

OU IL NE l'a POINT DÉMONTRE.

Il n'y a point de milieu possible.

ûiB LE COMMUNISTE ET SES CAUSES.

Dans le premier cas: donc, chaque homme, par la LOI DE sa nature, a droit, non plus au travail, mais

A LA PROPRIÉTÉ, TELLE QUE L'ENTENDENT ET LES COM- MUNISTES et m. TiiiERS,un droit naturel, indispensable à l'existence , un droit aussi légitime que la liberté, ET QUI NE PEUT PAS PLUS LUI ÊTRE REFUSÉ QU'ELLE.

Donc, le communisme a raison, et chaque prolétaire AVEC LUI A LE DROIT , UN DROIT NATUREL , I.MPRES- CRIPTIBLE, DE DEMANDER, ET DR DEMANDER FIÈREMENT COMME UNE CHOSE QUI LUI EST DUE , LE PARTAGE DES TERRES, DES MAISONS ET DES CAPITAUX, ET DE l'oPÉRER PAR TOUTES LES VOIES, DE TELLE SORTE QUE CHACUN AIT UNE PROPRIÉTÉ SELON LE VRAI RESOIN DE SON ETRE, ET DE SON ÊTRE PENSANT, MANGEANT, BUVANT, s'ACCOU- PLANT , DORMANT, ET SE RÉVEILLANT POUR RECOMMEN- CER ENCORE.

Et comme, par l'expérience et la force des choses, les propriétés sont sujettes à passer d'une main à l'autre, en sorte que, tous les deux ou trois ans, une partie des citoyens est dépouillée delà portion respective, qui est son droit imprescriptible, inaliénable, indispensable à son existence:

Donc, tous les deux ou trois ans, et plus souvent même, l'état est oblige de procéder a in nouveau partage, ou de s'établir l'administrateur permam.nt des propriétés, comme le veut et le de mande en- CORE LE COMMUNISME, ET IL NE PEUT PAS s'y REFUSER SANS TYRANNIE.

Nous défions à notre tour d'attaquer ces conséquences.

SECONDE PARTIE. 3îQ

Dans le second cas: Donc, M. Thiers n'a point établi le droit de propriété ; et que devient son livre ? que deviennent sa propre renommée et tous les éloges qu'à Venvi on lui prodigue ?

Donc, le rationalisme est radicalement incapable d'établir le droit de propriété ; car nous ne pouvons supposer que M. Thiers, le premier , le plus habile de ses champions , ne l'ait pas fait, si la chose avait été possible. Donc, aux yeux du rationalisme, le

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