‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 2 sur 162 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Le nier serait substituer à Dieu un mot vide d'idée: le hasard; ce serait briser la raison et la logique qui en est la règle suprême, et , arrachant à leurs fondements l'ordre, l'esprit humain, la conscience, jeter l'homme, la famille , les sociétés et les mondes, à tous les vents et à tous les caprices d'une anarchie ou d'un despotisme éternels. Ainsi le joueur jette sa fortune aux chances aventureuses d'un coup de dé, et les enfants, à tète ou pile, l'objet de leurs différends.

Cette légèreté ou cette folie , quoi qu'on fasse pour se le dissimuler , est moins rare qu'on ne pense ; elle n'est pas la cause la moins efficace des alarmes qui nous agitent et des maux que nous déplorons, ni le moindre obstacle aux remèdes qui pourraient les guérir ou les faire cesser. Il est si peu d'hommes, par le temps qui court, et parmi ceux mêmes qui croient penser, qui demandent à la raison ou à la foi , cette raison souveraine de Dieu , la cause ou le principe des révolutions qui soulèvent le monde et inclinent vers les abîmes toutes les sociétés !

Cependant , c'est maintenant ou jamais le temps de réfléchir, de se rendre compte , de laisser loin , bien loin derrière soi les préventions et les préjuges, et, s'clevant au-dessus

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