‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 3 sur 162 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

d'intérêts et de plaisirs , dont il ne restera bientôt qu'un souvenir amer , d'interroger avec suite et fermeté le passé et le présent, si l'on veut avoir encore un avenir , et ne pas voir s'engloutir dans le gouffre béant devant nous, nos familles, noscités, et la France, et l'Europe elle-même.

Les questions de personnes, de gouvernements même n'ont jamais rien résolu chez nous , ne peuvent rien résoudre. Toutes ont été épuisées et en vain. Nous avons eu la monarchie tempérée par des parlements , la république sous toutes les faces, l'empire et les formes absolues du sabre , la monarchie constitutionnelle et les pouvoirs pondérés, des constituantes, des conventions, un conseil des anciens, un conseil des cinq-cents, un tribunat, un corps législatif, un sénat, des pairs, des députés , des chambres muettes et des chambres parlantes , des chambres intègres et des chambres corrompues , des chambres de monopole et de bon plaisir, et des assemblées nationales et du suffrage universel. Nous avons eu la Montagne et les Girondins, les clubs et les comités de salut public , des droites , des gauches, des centres de toute façon , régnant tour à tour avec omnipotence, et faisant jaillir de leurs conflits quotidiens les lumières ou les

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