‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 59 sur 162 · PREMIÈRE PARTIE. Ia · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. Ia

mêmes raisons, nous nous défendrons, et que voilà la guerre civile , où vous serez battus , comme au mois de juin.

LE MAÇON

Battus ! c'est ce que nous verrons. Au mois de juin , il en est plus tombé de votre côté que du nôtre. Mais pourquoi ne voulez-vous pas que nous en croyions à notre raison, comme vous en croyez à la vôtre? N'est-elle plus la première, la grande, l'unique autorité? Trois ans durant, on nous l'a répété à la mutuelle des adultes ; cinq ans depuis, je l'ai lu dans les livres et les chansons que vous me prêtiez , et dans les livres d'école de mes moutards ; et n'est-ce pas une abomination que l'état nous mette dans la tête une chose , et qu'il nous fasse fusiller, quand cette chose descend de la tête à notre main , et que nous y croyons et voulons la mettre en pratique? L'enseignement des prêtres n'était pas comme ça. Est-ce que vous, et toute votre boutique de maîtres d'écoles et de collèges , vos inspecteurs et recteurs , n'auriez pris leur place que pour nous exploiter à votre profit? Est-ce que vous enseignez, pour que nous en croyions à votre raison au détriment de la nôtre, et que nous nous prosternions devant vous et vos opinions, comme si vous étiez des dieux? Il faudra bien finir parle croire.

LE BOURGEOIS , OFFICIER

Canaille! je te ferai empoigner.

LE MAÇON

Honnêtes gens! vous pouvez venir, vous serez bien reçus. C'est donc de la force à la gendarme , de la force brutale que vous voulez? On s'en souviendra

Aux armes , citoyens ! formez vos bataillons.

Tuons, brûlons,

Au plus adroit ,

, , , et terres et maisons ! Au plus brutal,

Et les haines et les appétits cupides fermentaient; d'horribles représailles se préparaient; et les nuages, amoncelés à l'horizon, grossissant, s'allongeant, s'épaississant , voilant toutes les lumières du jour, annonçaient une effroyable tempête :

C'ÉTAIT LE COMMUNISME

Et la logique disait à l'enseignement d'état :

IL A RAISON

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