‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 62 sur 162 · PREMIÈRE PARTIE. ]3l · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. ]3l

Joués par M. Matter : « Toute science n'est que ré- « miniscence. S'il en est ainsi, il faut que nous ayons « su, avant cette vie ; il faut donc que l'âme ait existé « avant cette forme humaine.... Mais il faut percer « les enveloppes , pour entrevoir les hautes vérités « qui sont dessous. La théorie de la science, consi- « dérée comme réminiscence, nenousenseigne-t-elle « pas que la puissance actuelle (ou Dieu) , prise sub- « stantiellement et avant de se manifester sous la « forme de l'âme humaine , contient déjà en elle, ou « plutôt est elle-même le type primitif et absolu du « beau, du bien, de V égalité et de V unité; et que, « lorsqu'elle passe de l'état de substance à celui de « personne, et acquiert ainsi la conscience et la pensée « distincte, en sortant des profondeurs où elle se ca- « chait à ses propres yeux, elle trouve, dans le sen- « timent obscur et confus de la relation intime qui « la rattache à son premier état , comme à son centre « et à son principe, les idées du beau, du bien-être , « qui alors ne lui paraissent pas tout à fait des dé- « couvertes , et ressemblent assez à des souvenirs? » ( Ibid. pag. 65. )

Le Manuel de philosophie , adopté pour tous les collèges de France , répète les mêmes paroles (pag. a44-) ; et M. Saisset , professeur à son tour de philosophie à l'École normale, parlant de la nécessité de la création par laquelle tout est tiré de la substance unique, s'exprime ainsi, à la suite du grand-maître. « Dans ce système , il est clair que « Dieu n'est pas plus sans le monde que le monde

« sans Dieu. Le monde sans Dieu , c'est une série « infinie d'effets sans cause, de modes sans subs- « tance, de phénomènes sans ordre et sans raison. « Dieu sans le monde, c'est l'être absolument in- « déterminé , sans attributs et sans différence , in- « compréhensible et ineffable , c'est-à-dire , une

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