PREMIÈRE PARTIE. I
de la souveraineté de la raison , de la négation de toute religion positive et de toute révélation , dit l'abbé Maret, professeur de théologie universitaire à Paris , est , à peu d'exceptions près , l'enseignement des professeurs d'état, du haut en bas de la hiérarchie universitaire. « La matière a donné naissance à tous « les êtres corporels , enseigne M. le professeur « Quinet; sa puissance de transformation, qui est « Dieu, a passé dans l'homme ; par elle, il créa les « religions et les sociétés qui naissent les unes des « autres.... » (Son cours de littérature à Lyon, imprimé par lui sous le nom de Génie des religions , et vanté par M. Pierre Leroux, dans sa Revue indépendante, pag. i etsuiv.)
« Toute création est une distinction, » dit M. Michelet; « nous ne nous représentons pas aisément « aujourd'hui l'amour de l'homme pour la nature « dans les premiers âges, où il était encore à peine « dégagé de son sein : en chaque créature de Dieu, « il voyait une sœur , une amante. »
« Faisons aujourd'hui, si nous voulons, les fiers, « mais n'oublions pas notre éducation sous la « discipline de la nature. Les plantes et les ani- « maux , voilà nos premiers précepteurs. Tous ces « êtres que nous dirigeons , ils nous conduisaient « alors mieux que nous n'aurions fait nous-mêmes ; « ils guidaient notre jeune raison par un instinct « plus sûr.... Nous profitions à contempler ces irrè- « prochables enfants de Dieu.» Et encore : «Dans « les âges plus voisins de la création , l'homme
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« était moins séparé des bêtes; et voilà pourquoi a l'auteur inconnu du Sésostris de Turin, et Mi- « chel-Ange, dans son Moïse, n'ont pas craint de lais- « ser quelque chose de la bète dans ces gigantes- « ques images de Thomme primitif.... » ( Origine du droit, introduction.) On retrouve le même panthéisme dans son Introduction à V histoire universelle , dit M. le professeur Maret.
« Dès que je sus que du pus accumulé à la sur- « face du cerveau, » enseigne M. lîroussais dans sa profession de foi, « détruisait nos facultés, et que « l'évacuation de ce pus leur permettait de reparai- « tre , je ne fus plus maître de les concevoir au- « trement que comme des actes d'un cerveau vivant, « quoique je ne susse , ni ce que c'est qu'un cei- « veau, ni ce que c'est que la vie. »
« Le physiologiste, » dit M. le professeur Magendie , dans son Précis élémentaire de physiologie (tom. i,pag. 1^5, 2eédition),« reçoit de la religion la « croyance consolatrice de l'existence de l'âme ; « mais la sévérité de langage et de logique que corn- « porte maintenant la science, exige que noustrai- « lions de l'intelligence humaine, comme si elle était « le résultat d'un organe. »
« Notre âme, «enseigne M. Berger, professeur de rhétorique au collège de Charlemagne , « est une « portion de la Divinité. Divinœ mentis particula. » (Discours pour la distribution des prix de concours. l8/j2. )
M. Loudières, professeur de rhétorique au col-