PREMIERE PARTIE. |nj
« d'efforts accomplis, ou seulement tentés, pour donce ner à toutes les classes de la société plus d'amour « pour l'humanité, plus de respect pour les mœurs, « plus de vénération pour le jeune âge et la vieil— « lesse!... Combien, au contraire, d'entreprises désce espérées afin de réduire, de la théorie (enseignée par les écoles de l'état), « à la pratique , le mépris « de tout bien social , de tout devoir domestique « ou civil, de tout sentiment moral et religieux! « Voyez les théâtres tenant école de corruption et « de scélératesse , non plus comme au temps du « vieux mélodrame, qui du moins finissait par im- « moler le crime sur son boulevard favori..., mais « au contraire, en foulant aux pieds les vertus les « plus saintes, avec l'intention patente de faire ai- « mer, admirer le duel , le suicide, l'assassinat, le « parricide, l'empoisonnement , le viol, l'adultère, « l'inceste, et préconisant ces forfaits, comme lafata- « litè glorieuse des esprits supérieurs , (voyez plus haut les citations des grands-maîtres et autres), « comme un progrès des grandes âmes qui s'élèvent « au-dessus de la vertu des idiots , de la religion des « simples, et de l'humanité du commun du peuple...» « Et cette littérature empoisonnée nous ramène « par la corruption à la barbarie. Aujourd'hui, le « crime du suicide est descendu jusqu'à la classe « ouvrière; il se commet le plus souvent pour des « motifs frivoles, et se multiplie avec une effrayante « rapidité; la contagion passe du sexe fort au sexe « faible; de l'âge viril, où les passions bouillonnent
\"j(j LE COMMUNISME ET SF.S CAUSES.
« et maîtrisent le cœur, il remonte jusqu'à l'ado- « lescence et descend jusqu'à la vieillesse, que n'ar- « rètent plus les glaces de l'âge et le frein de l'ex- « périence. Hélas! en apprenant ainsi à se jouer de « sa propre vie, on apprend à se jouer également « de celle de ses semblables. Voyez aveu quelle ra- « pidité se propage dans toute la France (aussi bien que tous les autres crimes, contre les corps, cou tri' la pudeur et la propriété), « un crime qui, jusqu'à « cette époque, semblait étranger au caractère na- « tional... (i) »
Or, ces théâtres, qui les subventionne, par millions prélevés sur nos budgets et sur la sueur des travailleurs? l'état. Qui en nomme les directeurs? l'état. Qui en censure les pièces et les approuve? l'état. Qui a mis en vogue le roman communiste , et fait passer dans ses lubriques et infâmes pages, l'apologie
(1) Cette cause vient d'être reconnue et avouée encore en pleine assemblée nationale : « Le communisme a l'ait invasion dans la monarchie, a dit M. Léon Faucher, par le feuilleton , comme, sous la république , par le premier-Paris. » (Séance du 7 août.) « La petite presse, disait le lendemain M. Avond, a donné lieu à de grands scandales; mais la grande presse, les journaux à cautionnement , en ont-ils été exempts? (Non! non ! ) Avez-vous oublié ces publications sans nom , qui, depuis 1830 surtout, ont alarmé toutes les consciences honnêtes? (C'est vrai! c'est vrai!) Qui pourrait nier le mal produit par ces feuilletons, signes toujours par certains noms dont la célébrité trop usurpée et de mauvais aloi a parcouru nos provinces? Non-seulement la langue, le bon goût littérair saines traditions de notre littérature et de notre histoire, y étaient sacrifiés, mais tous les sentiments honnêtes, toutes les vertus domestiques, la famille, l'honneur, la probité, y daient sans cess* sacrifies. » (Séance du 8 août.}