‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 85 sur 162 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

les enseignements obligatoires pour tous les Français, sous peine d'ilotisme, à y reprendre et à y punir, sans la plus monstrueuse contradiction?

« La morale, ànotre avis, » dit le livre : Instinct et mœurs des animaux , donnés par l'état pour modèle aux écoles primaires d'hommes et de jeunes garçons, comme il donne aux collèges la conduite des boucs et des chèvres, dans la lre idylle de Théocrite, prescrite pour le baccalauréat, « la morale , à « notre avis , est la traduction du grand principe : « L'AMOUR DE SOI à l'usage des sociétés. » [Texte et développements , pag. 4o3 et 498 et suiv. Voyez aussi plus haut, pag. i3g.) Le communisme ne peut trouver nulle part de meilleurs modèles et de plus grandes autorités, et ses écoles sont celles de l'état.

Aussi, un des premiers magistrats de nos Cours d'appel rapportait-il, il y a quelques années, à la Chambre des pairs , et plusieurs journaux ont-ils répété, en développant son récit , le témoignage suivant, qui corrobore admirablement tous les autres :

« Un ancien condisciple de M.Villemain lui aurait « amené ses enfants, et lui aurait demandé , avec « cet abandon que donnent la confiance et l'amitié, « de vouloir bien lui indiquer le collège de Paris « où ils pourraient être placés avec plus de sûreté « pour leurs mœurs , et plus de profit pour leur in- « struction. Touché d'une aussi franche ouverture, « et aussi de la fraîcheur, des grâces et de l'air « d'innocence de ces enfants , M. le grand-maître

« aurait répondu : Si tu m'en crois , mon ami , tu « placeras tes enfants chez M. l'abbé *** ; les élèves « de nos collèges , passé la troisième , N'ONT PLUS « LE SENS MORAL! » [Union des provinces , juin 1 844- Les dialogues sur la liberté d'enseignement citent le texte même du discours de M. Séguier, pag. n 3.)

Aussi, un autre grand-maître a-t-il dit, dans une grande solennité : « Vous savez que s'il arrive a

« UNE GÉNÉRATION DE. FAIRE FAUSSE ROUTE, ON DI - « MANDE QUELS MAITRES LA FORMERENT. » (DisCOUIS

pour la distribution des prix de concours, 1837.) Mais c'est assez. Ces témoignages partout répétés sont plus que suffisants pour démontrer jusqu'à l'évidence, à quiconque n'est pas lui-même associé au complot de détruire le règne de Dieu sur la terre , quelles sont les vraies et les plus efficaces eau-' doctrinales du communisme, si surtout l'on veut bien réfléchir sur les développements que ces causes , une fois posées dans les écoles par douze ou quinze ans d'enseignements, prennent ensuite dans les récits et dans les faits appréciés et commentes en conséquence par la presse de tous les jours , dramatisés sous mille formes, par les romans et les pièces de théâtre. Mais laissons parler sur ces développements une autorité non suspecte aux partisans de l'enseignement d'état.

« Dans cet intervalle (depuis i83o) , dit M. Charles Du pin [Discours sur les rapports de la morale, de renseignement et de l'industrie), « combien peu

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