PREMIÈRE PARTIS
rage lui seront donnés pour accomplir le devoir et respecter le droit, et que, dans cet accomplissement et ce respect , quelque durs qu'ils paraissent aux passions, se trouvent pour lui la paix et le bonheur.
Entassez , enfants des hommes, fils aveugles des partis, suppôts d'une politique toute matérialiste, entassez calculs sur calculs, systèmes sur systèmes, combinaisons et utopies sur utopies et combinaisons, je vous le dis en vérité, au nom de Dieu qui a créé le monde et auquel nous appartenons tous ; je vous le dis sur l'autorité de sa parole, sur le témoignage historique de toutes les nations, au nom de la raison, et de la logique, qui en est la règle suprême: hors de là , hors de la religion révélée, il n'y a et il ne peut y avoir que le joug de l'homme sur l'homme, dissolution de tous les liens, ou force brutale, despo* tisme inoui,'ou indicible anarchie, communisme absolu, radical anéantissement de tous les droits , de tous les devoirs, destruction de toute nation, de toute société , ruines sur ruines , effroyables calamités !
(c Si la religion se perd parmi les peuples, dit le célèbre Yico , dans sa Scienza nuova , il ne leur reste plus aucun moyen de vivre en société ; ils perdent à la fois le lien , le fondement , le respect de l'étàt SOCIAL, et jusqu'à Informe même de peuple, j»
La première cause du communisme, la plus vaste , la plus efficace et la plus rapide , c'est donc l'impiété, les doctrines irréligieuses, les enseignements qui , en sapant la religion dans les esprits
et dans les cœurs, y sapent du même coup le fon* dément de tous les droits, de tous les devoirs , de toutes les propriétés, toutes les bases de l'ordre social. Je m'incline devant le Créateur de toutes cho* ses , l'auteur des corps et des âmes , de tout ce qui est visible et de tout ce qui ne l'est pas ; je me prosterne devant le propriétaire souverain , devant le maître de l'univers , devant Dieu me disant :
Honore ton père et ta hère , afin de vivre longtemps SUR LA terre, que LE SEIGNEUR TE DONNERA.
Tu NE TUERAS PAS.
Tu NE C0M3IETTRAS POINT DE FORNICATION.
Tu NE VOLERAS PAS.
Tu NE PORTERAS PAS DE FAUX TÉMOIGNAGE CONTRE TON PROCHAIN.
Tu NE DÉSIRERAS NI SA MAISON , NI SA FEMME , NI SON SERVITEUR , NI SA SERVANTE, NI SON BGEUF, NI SON ANE , NI QUOI QUE CE SOIT QUI LUI APPARTIENNE.
{Exod. ch. ao. f. 12 et suiif. ) (i)
L'homme, maître de lui-même ou propriétaire de créatures quelconques , s'efface et disparaît devant ces commandements ; il ne reste devant moi , et
(1) Selon le Catéchisme :
« Tes père et mère honoreras, afin de vivre longuement. Homicide point ne seras, de fait ni volontairement. Luxurieux point ne seras, de corps ni de consentement. Le bien d'autrui tu ne prendras , ni retiendras à ton escient. Faux témoignage ne diras, ni mentiras aucunement Biens d'autrui ne convoiteras, pour les avoir injustement. »