‹ Un éclair avant la foudre; ou, Le communisme et ses causesChapitre 22 sur 111 · L£TAT · texte numérisé non relu

L£TAT

C*est Tanarchie, et je la comprimerai. Tu te prosterneras 9 car j'ai la force.

LUI

C'est le despotisme brutal, Une servitude inouïe, et je la repousserai. Je ne me prosternerai pas , parce que ma raison est souveraine et que je suis libre.

l'état.

Au plus fort donc ?

LUI

Au plus fort !

Aux armes , citoyens ! formons nos bataillons.

Tuons y rusons !

A la victoire et terres et maisons.

Et quelques années s'étant écoulées , lui et les siens , toutes les sociétés secrètes Grent explosion et l'emportèrent par la force; e;i haut, en bas et dans toute l'Europe, il y eut des joies sauvages; en haut et en bas, il y eut d'indicibles angoisses; et quand les vainqueurs voulurent jouir comme ils l'entendaient^ de leur victoire, rencontrant de toutes parts de passives mais opiniâtres résistances, et s'imaginant que la ruse vaincue leur avait repris l'empire, ils en appelèrent de nouveau à la force dans de ténébreux et farouches complots. Bientôt

83 t.F. COMMUNISME ET SES CAÛSFS.

et partout, on ne parla plus, pour des temps rap« proches , que d'immenses catastrophes , d'atroces luttes, de sang, de viol, d'incendie et de pillage, et les sociétés , d'une extrémité du monde à l'autre, frémissant d'épouvante ou de haine, n'eurent qu'à choisir entre deux abimes : l'abîme de l'anarcliie, où tout ordre et toute morale périssent, noyés dans des flots de sang; et l'abîme du despotisme, où toute liberté , toute dignité humaine , meurent, étouffées dans une mer de boue.

C'ÉTAIT I/HEURE DU COMMUNISME

Et la logique dit au rationalisme et à la morale d'état :

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