‹ Un éclair avant la foudre; ou, Le communisme et ses causesChapitre 29 sur 111 · PREMIÈRE PARTIE. lOI · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. lOI

d'histoire à Nancy , i n'est qu'un débris. Ce fut jac dis une belle plante qui souriait au soleil et puric fiait l'atmosphère, et maintenant elle jonche la t terre desséchée et putride. » {^Siècle , i8 mai i SSg.) « Dans une petite ville de Judée , » dit un cahier d'histoire , dicté à des élèves de quatrième et de cinquième, au collège d'Avignon, « il naquit un Dieu^

• ou le plus grand des hommes ; 33 ans après , il c mourut. Bientôt la première église prit naissance... a II ne faudrait pas se faire de l'Église, dans ses com- « mencements, la même idée que de F Église actuelle- « ment établie. Rien n'était plus saint que la famille c chrétienne ; la communauté des biejxs jr était étac blie EN principe..., » ce qui est complètement faux ; mais ce qui est plus dangereux encore , c'est de faire consister la sainteté de l'Église dans la communauté des biens ; d'où il serait facile à des enfants mêmes de conclure qu'elle n'est plus sainte, et que c'est dans le communisme qu'il faut la chercher.

Mais en voilà assez pour l'histoire ; il faut céder la place à la littérature.

m. Preuves tirées des enseignements de la littérature d'état.

■ Le spiritualisme, » enseigne M. le grand-maitre Villemain, ce célèbre professeur de littérature, i naît i du désespoir ou du dégoût. Alors, comme la vie c sociale n'offre rien de grand, souvent cette ardeur

• de génie, privilège de quelques hommes, s'em-

loi U COMUUNISMB ET SES CAUSES.^

c porte et s'égare en ir^ectt/a/ion,f mystiques. Ils sont

• enthousiastes du ciel, parce qu'ils ne sont pas c assez dignement occupés sur la terre ; leur âme , c incapable d'inaction , prend l'infini pour car-

• rière... , et le merveilleux et V incompréhensible c (c'est-à-dire» la religion), deviennent pour eux l'orc dre naturel et la réalité. »

c Les controverses des anciens Pères n'étaient c que des problèmes et des subtilités mystiques ( la c divinité et l'humanité de Jésus-Christ, la grâce et c la liberté ) , où ils consumaient leurs talents et c une force de sagacité qui suffisent aux plus su*

< blimes conceptions ; et il n'est pas besoin cie/^i/ri

• prétendus miracles pour expliquer leur ascenc dant. C'est par les mots mystérieux que les peu-' c pies se mènent et s^agitent ; et la morale est une

< chose trop simple et trop vraie pour suffire à ce c besoin qu'fi/i génie ardent éprouve de dominer « les âmes et de les subjuguer par sa croyance. L'in-

< trépide , l'éloquent Athanase a donc souvent c rempli ses ouvrages d'une scolastîque subtile.... € Tel qu'un chef de partie il ne s* expose que pour € le succès; il cherche le triomphe et non le mar^ € tyre. ■ Le célèbre grand-maitre traite à peu près de même tous les Pères de l'Église, que les universitaires prétendent avoir été, au contraire, réhabilités par lui.

« Rome , au IV* siècle, cherche à dominer les Égli- € ses ; elle tâche de se rendre F arbitre des controvet'

• ses; et sans égaler la gloire des Églises d* Orient ^

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