Le rédacteur de la fameose Novellede Nic
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plus sur le tapis la question du mariage entre Othon et une des filles de Romain et de Tliéophano, comme il osait enfin réclamer franchement pour dot de la petite princesse les deux thèmes de Fouille et de Calabre tant désirés par Othon, on lui répondit insolemment que le fait pour une Porphyrogénète d'épouser un barbare était déjà en soi-même quelque chose d'inouï, qu'on parviendrait peut-être cependant bien à s'entendre, à une condition seulement : c'est que, loin d'exiger une dot pour la fiancée de son fils, l'empereur d'Allemagne consentît à lui en fournir une qui fût digne d'une si haute alliance. « Que le roi Othon nous restitue Rome avec Ravenne et tous les territoires jadis possédés par nous en Italie au midi de ces deux cités, et nous lui enverrons notre princesse pour son fils. Que s'il veut se contenter de notre amitié sans prétendre à une alliance avec nous, qu'il évacue du moins la ville de Rome et son territoire et rende aux Romains leur liberté. Alors, de notre côté, nous restituerons et maintiendrons au pape tous ses droits sur cette cité et les terres environnantes, nous en réservant la seule souveraineté. Nous exigeons de plus que le roi Othon oblige ses alliés, les princes de Capoue et de Bénévent, nos sujets rebelles, à s'humilier devant notre Basileus et à le reconnaître à nouveau comme leur seul souverain. » Ainsi parla le Parakimomène, qui semble avoir été l'orateur impérial le plus autorisé dans tous ces tumultueux entretiens. On juge de ce que dut être la réponse de Luitprand.
Ce qui froissait le plus l'ambassadeur d'Othon, c'était cette obstinations des Grecs à considérer comme une mésalliance l'union princière qu'il était chargé de leur proposer de la part de son maître. L'injure était par trop forte venant de gens qui avaient jadis donné la belle princesse Marie-Irène, fille de feu l'empereur Christophe ', au roi des Bulgares, Pierre, au chef d'une nation de vrais sauvages, et qui négociaient actuellement pour leurs deux petits empereurs l'alHance de princesses de la même maison. Luitprand rappela ce fait du mariage de la reine de Bulgarie ^, faisant observer que cette princesse avait été donnée à son époux sans qu'on eût même cherché à exiger de celui-ci