Consul
de l'apotlièqiie ' du Couchant'. )) Sur la face principale figure l'effigie du Basil eus, celle de la Vierge ou bien encore celle de quelque saint en renom.
Abydos, que notre Villehardouin appelle les Bouches d'Avie, située au point le plus étroit du Bosphore de Thrace, autrement dit des Dardanelles, en bordait la rive asiatique. C'était, à cette époque, une des cités principales du fameux thème insulaire de la Mer Egée ou de l'Archipel, qui dans ses contours fantastiques comprenait, outre les Cyclades et une partie des Sporades, toute une portion continentale à la fois asiatique et européenne, toute la Troade avec la rive méridionale de la Propontide, plus la presqu'île de Gallipoli. Il ne reste absolument aucune trace aujourd'hui de ce port fameux, à chaque page mentionné par les chroniqueurs byzantins, où se pressèrent sans relâche durant des siècles les galères de Gênes, de Venise et du reste delà chrétienté, allant porter à la capitale de l'Orient les merveilleux produits de toutes les échelles de la Méditerranée. Son emplacement exact semble marqué par la pointe sablonneuse de Nagara, sur laquelle s'élève maintenant un fort turc.
La station suivante est désignée dans l'itinéraire des Cérémonies sous le nom de Ta Peulda (Les Pins?). Je ne crois pas qu'on soit parvenu à identifier cette localité ; c'était probablement une simple halte, quelque petit port à la sortie même des Dardanelles. On cinglait ensuite sur Ténédos, cinquième station, également lieu d'exil très redouté où ont pleuré bien des hauts hommes de Byzance, bien des hautes dames aussi, victimes de quelque intrigue de Palais. C'était un point puissamment fortifié, d'une importance capitale pour assurer la liberté des détroits. Il s'y trouvait d'ordinaire une station nombreuse de la division navale des mers de l'Archipel. Génois et Vénitiens, constamment préoccupés de s'emparer de cette île et de s'en disputer la future possession, ne parvinrent cependant jamais à y prendre pied, tant elle était bien défendue par ses murailles et par les escarpements naturels qui la rendaient à peu près inabordable. Le port était d'ailleurs peu