Corbett, Naval opérations, t. I, p
2. Proclamation parue au Journal officiel du gouvernement égyptien, du 2 novembre.
côté, et elle exige qu'il s'abstienne de tout acte de nature à entraver les opérations militaires ou à venir en aide à Tennemi ^ » Les mesures pï*ises par le Conseil des ministres égyptien le 5 août 1914, à l'égard de rAtlemagne, étaient étendues à l'empire ottoman.
Si l'Angleterre avait de bonnes raisons pour ménager les sentiments religieux du peuple égyptien envers le Sultan, elle n'en était que plus résolue à en finir avec le Khédive. Abbas II avait ouvertement manifesté ses sentiments en joignant son sort à celui des jeunes-turcs. Il avait assisté officiellement à la séance du parlement ottoman où le Sultan déclara la guerre aux alliés et il s'entendit promettre sa restauration dans une Egypte délivrée des Anglais'. Cet ennemi déclaré de l'Angleterre ne pouvait plus régner sur l'Egypte et la guerre ayant rompu les liens qui rattachaient encore le pays vassal à son suzerain, l'Angleterre proclama son protectorat sur l'Egypte, déposa Abbas II du Khédivat et, pour bien marquer que la suzeraineté de la Turquie sur l'Egypte avait cessé, proclama son successeur le prince Hussein Kamel Pacha, Sultan d'Egypte*.
Des mesures d'ordre furent prises à l'intérieur du pays. « Les suspects furent divisés en trois catégories : les sujets des puissances ennemies, les sujets ottomans et certains indigènes. Des sujets ennemis qui n'avaient pas quitté l'Egypte, une partie fut