‹ Un épisodes de la guerre mondiale;Chapitre 7 sur 46 · Gromer, Ahbas /f, p. 76, en note · texte numérisé non relu

Gromer, Ahbas /f, p. 76, en note

LA SITUATION DE L'EGYPTE EN 1914 t\

océans exercée par la flotte britannique avait longtempe constitué la meilleure garantie contre une inyasioB. Mais voici que cette suprém^atie maritime était elle-même mise enn^estion. Sous Timpulsioa énergique de von Tirpitz, la flotte allemande se développait rapidement, et son accroissement systématique obligeait bientôt TAngleterre à remanier tout son plan d^ défense maritime. En mai 1912, lord Kitchener fut convoqué à Malte pour assister à une conférence relative au contrôle naval de la Méditerranée. On y agita de graves questions. Ne ooa venait-il pas de concentrer les forces navales britanniques dans la mer du Nord pour faire face au péril allemand, et d'abandonner la mer Méditerranée à la flotte française qui consentait à en assurer le contrôle? Kitchener s'opposa énergiquement à cet abandon ; il montra que le maintien d'une force navale anglaise en Méditerranée n'était pas inconciliable avec une puissante concentration de forces dans le Nord, et il finit par l'emporter : le gouvernement britannique décida de maintenir un petit nombre de navires puissants en Méditerranée \ « En Angleterre, écrit un historien contemporain, le sentiment instinctif que notre position dans le monde est en quelque façon liée aux forces que nous pouvions déployer en Méditerranée était très puissant. Et c'était devenu une règle de la politique anglaise — consacrée par une expérience répétée — que notre flotte de la Méditerranée donnait la mesure de notre

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