‹ Un érudit [microform]Chapitre 12 sur 43 · Huel était alors à l'abbaye de Malnoue. (L. d'A · texte numérisé non relu

Huel était alors à l'abbaye de Malnoue. (L. d'A

3. Marie-Claire de Bretagne, abbesse de Malnoue, femme d'un caractère aimable et d'un esprit cultivé. Elle était sœur de M^^° de Vertus dont parle Mme de Sévigné. (L. D'A.)

MADAME DE LA FAYETTE

neur d'être connue d'elle; il me semble que vous m'avez répondu que si j'avois cet honneur, elle auroit un peu de bonté pour moi. Dites-lui au moins combien je l'admire sur tout ce que vous m'en avez dit et sur tout ce que la voix publique m'en a appris.

Je ne vous dis point que je suis très fâchée que vous nous ayez quitté : vous ne nous regrettez pas assez pour mériter qu'on vous dise des douceurs.

Ce 1 7 février 166 5 *.

Si je VOUS avois écrit toutes les fois que j'en ai eu l'intention, vous auriez assez de mes lettres pour en faire un volume. Je pense que ce seroit un méchant livre; mais il n'importe c'en seroit toujours un. Comme je n'ai pas exécuté mes intentions, vous êtes donc bien loin d'avoir un volume, puisque vous n'avez pas même une lettre. Prenez-vous en à mes maux; ils me rendent paresseuse et délicate; je ne fais plus que me reposer; je ne vis que de lait; c'est une nourriture si légère que je n'ai pas la force de tenir une plume ni un livre. Je ne lis plus que par les yeux d'autrui et je n'écris que par les mains des autres. Sérieusement, je suis beaucoup plus infirme depuis cinq ou six mois; M. de Segrais vous Taura pu mander, et c'est

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