L. DE Bellefont
A Rouen, ce i6 d'août i668,
11 n'y a rien de plus généreux que vos sentimens, Monsieur, ni de si obligeant que votre procédé ; je vous en rends grâces très-humbles. Vous avez fort bien fait de différer un peu les marques de votre bonté, que vous m'avez fait Thonneur de me donner en cette occasion, pour m'en faire une joie toute nouvelle; je n'ai pu m'empêcher d'envoyer votre lettre à M"" de Bellefont et de lui dire les choses qui lui doivent faire sentir avec plus de satisfaction l'estime que vous avez pour lui. Je le tiendrois fort heureux s'il pouvoit vous rendre quelque service; mais votre propre mérite vous suffît et vous rend vos amis inutiles. Il est vrai qu'il vous les rend aussi fort assurés. Croyez-moi, s'il vous plaît,
Votre très humble et obéissante servante.