‹ Un érudit [microform]Chapitre 28 sur 43 · Libraire, (L. d'A · texte numérisé non relu

Libraire, (L. d'A

2. C'est l'ouvrage du savant P. Pelau : Rationarium temporum in XIII libros, Paris, i633-i634, 2 vol. in-12.

3. M. Floquet a édité très inexactement quelques passages de cette lettre dans son Bossuet précepteur du Dauphin, p. 85-86.

[l'Eunuque); l'après-dîner, F/orus. Les endroits où nous en sommes sont marqués dans mes livres, que vous trouverez dans le tiroir d'en haut; la clef est entre les mains de M. Milet. Vous pourrez remplir le temps de la philosophie par quelques endroits des Institutes que j'ai commencé à lire à monseigneur le Dauphin, afin qu'il connaisse quelques principes généraux du droit. Vous saurez bien ce qui lui convient et sur quoi il faut passer plus vite. Pour les compositions ou traductions dont il faut remplir le temps de l'histoire, c'est à vous à en faire ce qu'il vous plaira. Je suis, Monsieur, parfaitement a vous.

A Saint-Germain, 26 août 1679.

Je vous dis adieu. Monsieur, en attendant que nous nous voyons à Fontainebleau. Comme J'apprends que vous n'y venez que dans dix ou douze Jours, Je vous supplie de me prêter votre chambre pour mon frère, qui y vient avec moi et n'y restera que quatre ou cinq jours. Vous m'obligerez de donner la clef à ce Laquais. Je vous en rendrai bon compte et demeurerai, comme vous savez, très parfaitement à vous.

A Paris, i 3 juillet 1680.

II y a déjà longtemps, Monsieur, que la cure du Fresne est vacante ^t que j'y ai pourvu. J'y ai nommé un homme dont M. de Bayeux connoit le mérite, et qu'il m'a luimême désigné. Il y a quelques raisons qui l'ont empêché jusqu'ici de le mettre en possession; mais quand il paroîtra , assurez-vous que tout le peuple sera édifié de se voir sous un tel pasteur. Si la chose étoit encore en son entier, j'aurais beaucoup d'égard aux vœux que fait le pays pour un homme qui a d'ailleurs votre approbation. Je vous ai envoyé ces jours passés une lettre latine qui s'est trouvée chez moi, je ne sais comment. Je pars pour suivre la cour, que je joindrai, s'il plaît à Dieu, demain à Beauvais. Je suis, Monsieur, comme vous savez, etc.

A Paris, 22 juillet 1681.

Je donnerai volontiers. Monsieur, la cure de Carville au religieux que vous me présentez pour cela, persuadé que je ne puis faire un meilleur choix que celui que je ferois sur votre rapport, et très aise d'ailleurs d'approcher de vous un homme que vous estimez. J'ai accoutumé en

BOSSU ET

pareilles choses de me rapporter à Monseig' de Bayeux, à qui je vous prie d'en dire un mot, et ensuite de m'envoyer le nom du défunt et celui du Patron de la Paroisse vacante, afin que je fasse faire les expéditions au plutôt et devant que nous allions à Fontainebleau. Je n'irai pas dans les premiers jours à cause de quelques affaires qui me retiendront ici. J'espère que les affaires de mon nouvel évêché ne m'empêcheront pas de vous aller voir au mois de septembre ou d'octobre, et je suis dans la résolution de faire ce voyage. Je serai ravi d'avoir au Plessis le P. prieur dont j'ai reçu beaucoup de satisfaction dans le peu de temps que je l'ai vu ici. J'agirai de bon cœur pour le conserver au pays et à sa parenté. Je suis de tout mon cœur, comme vous savez, et avec toute Festime et la sincérité possible très entièrement à vous.

J. Bénigne, Ev. de Condom.

Je n'ai plus rien à dire pour M. Du Bois, sinon que je tâcherai de lui procurer la sortie la plus honorable et la plus utile qui sera possible.

Le jour de Pâques.

M. l'abbé Gradi ^ me fait prier Monsieur, de remettre

1. L'abbé Gradi était gardien de la Bibliothèque du Vatican; il restait à Paris, comme député par le Sénat de Raguse, sa patrie, pour demander à

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