LES LETTRÉS
F. Cornbesis, dominicain : fragment.
Pirot : 1" du 19 février 1677; — 2" du 2 mai 1692, la Dissertation sur la faiblesse de Vesprit humain (publiée trois ans après la mort de Huet sans la participation de son neveu) n'est qu'un jeu d'esprit; l'auteur a raison de ne pas la vouloir publier.
Santeuil : du 10 juillet 16.., nouvelles diverses, envoi d'une hymne sur saint Bruno, que le pape veut faire chanter par les Chartreux en mémoire de son élévation.
Ménage: i^du 24 septembre i 659, il part pour Basville; sur ses ouvrages; envoi d'une épigramme latine (imprimée) sur les noces du roi; M. Grentemenil, Bochart, Mademoiselle de Scudéry et Madame de La Fayette ; 2" d'octobre 1659, envoi de la copie d'un passage des Recherches de Pasquier; baise-mains à tutti quai^ti ; mentionne Bochart, Mademoiselle de Scudéry et Madame de La Fayette; — 3° de novembre 1659, envol de vers et de la suite de Laerce y sur quatre vers de Malherbe qu'il n'entend pas; — 4** du 12 novembre 1659, mauvaise santé de Madame de La Fayette; envoi de vers et de la dernière feuille de Laerce; — 5" sans date, remarques sur une ode de Huet; annonce d'un exemplaire d'une ode du P. Rapin sur le premier président; M. Bigot travaillera en Italie pour Huet; — G^ du 26 février 1660, sur la distribution des exemplaires d'une ode de Huet ; — •
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70 du 24 mars 1660, sur le De optimo gcncre intcrprctandi; nouvelles de Bigot, Valois, Perrault, Fléchier, Cossart, Mantel, de Vence; — 8° du 17 avril 1660 (fragment) sur une version d'Origène sur saint Jean, nouvelles de Rome sur divers recueils; — 9' du 26 juin 1660, Ménage ne commencera plus un poëme par un O ou un vocatif; Mesdames de La Fayette et de Monbazon. Bigot; 10° du 11 août 1660, nouvelles du temps, Madame de La Fayette et Mademoiselle de Scudéry; — n« du 12 novembre 1660, aiîaire de Ménage avec MM. de la ire et de la 2^ des enquêtes du parlement de Paris « qui prétendaient que je les avois appelles viks togas et qui expliquaient palatinos pénates par le palais. )> Mademoiselle de Scudéry ; — 12° du i5 janvier 1661, ouvrages du temps, éloge de M. Salmondi; — 13° du 26 juillet 1661, vers de Ménage sur le malheur d'aimer, souper avec Madame de La Fayette au bois de Vincennes, il connaît le cardinal Barberini ; — 14° du i3 août 1661, nouvelles littéraires, il faut dire plurier et non pluriel; — 1 50 du mois de septembre 1661, emprisonnement de Pellisson, maladie de Fouquet, son patron; — i6« du i^'^ octobre 1661, dyssenterie de Madame de La Fayette, mort de Qiullet et de Brébeuf; — i 7" du 8 octobre 1661, Huet doit envoyer un exemplaire de son livre à Montausier, mauvaise santé de Madame de La Fayette, baisements au lieutenant général; — 18° du 9 octobre 1661, sur l'étymologie du mot mouiller; Madame de la Fayette et Madame de Sévigné sont à la campagne;— 19° du ,8 octobre 1661 , sur Mademoiselle, Scgrais, le Traité des Dialectes de Ménage, le Lucrèce de Lefèvre, Fouquet, le roi et Charpentier; - 20" du 6 décembre, le livre de M. Vossius, sur un vers de Huet à propos de la circoncision; — 21° décembre, sur le neveu d'Holstein et VOvide de Heinsius; — 22^ un livre de M. Daillé [de Scriptis quae sub Dionysii Areopagitae et Sancti Ignatii Antiocheni nominibus circumferentur) et la boîte de diamants de mille écus donné par la reine de Suède à Mademoiselle de Scudéry;- 23^ du 4 mars 1662, M. Fleury va mieux, rétablissement de Mademoiselle de Scudéry , aflaires de Fouquet et Pellisson, arrivée d'Elzévir d'Amsterdam; — 24^ nouvelles littéraires, il n'ambitionne plus l'emploi de garde à la bibliothèque du roi; - 26° du 25 octobre 1662, sur le De na-
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tura lucis de Petit et sur le Traité des Dialectes, il a aimé Madame de La Fayette en vers et Madame de Sévigné en prose, ' affaires politiques; — 26° du 8 novembre 1662, voyage de la cour à Dunkerque, affaires de Rome et de Fouquet; — 27^ du 22 novembre 1662, accouchement de la reine; — 28* du 25 décembre 1662, diverses questions d'érudition. Madame de Saumaise n'a pas brûlé les papiers de son mari; — 29" du 1 1 février i663, quatre vers de Ménage sur sa maladie; — 3oo du 17 février, arrivée du cardinal d'Est, affaire de Fouquet; — 3io du 24 février, sur l'impression des lettres de M. de Saumaise; — 32° sans date, sur une élégie de Fléchier, la Sophonisbe de Corneille; — 33° du 23 mai i663. Ménage a remis à Montausier la lettre de Fiuet ; Pellisson et Fouquet; — 340 du i3 juin i663, il « est honteux » d'être pensionné par Colbert quand Huet ne l'est pas; — 35» du 14 août, comment il s'est comporté après le « donatif du roi » ; — 36<^ du 27 août, itinéraire d'un voyage avec Montausier; — 37° du 17 novembre i663, discussions sur une épigramme de Gombaud « vous êtes le plus opiniâtre des hommes, et, comme dit M. de Montausier, le roi des opiniâtres »; — 38° du 19 mars 1664, sur sa santé, son régime et les actes du martyre de sainte Perpétue et de sainte Félicité imprimés par Bigot; — 39° sans date, sur une ode latine et un madrigal italien écrit pour Mademoiselle de Sévigné par Ménage ; 40° du 19 décembre, sur Duperier, M. Dumetz, Mademoiselle de Scudéry et Pellisson; — 41° sans date, sur le testament de Chapelain et son exécuteur Conrard; — 4,2° billet pour M. l'abbé Ménage sur la famille de Ménage; — 43° du 9 septembre 1681, nouvelles politiques et littéraires; — 44^ du i5août 1682, disgrâces de M. de Rhodes, de M. de Beauveon; Monsieur fait chasser Mademoiselle de Theaulon, favorite de Madame; maladie du duc de Savoie; on attend des nouvelles de M. du Quesne ; peste d'Alger, réprimandes du roi au cardinal de Bouillon et à Dangeau pour avoir joué à la bassette; dames condamnées à l'amende par de la Reynie pour le même sujet; — 45° du 11 juillet i685, sur le mariage de Mademoiselle d'Uzès; livres nouveaux; le roi donne à Graevius une chaîne d'or de 2,000 écus; diverses acquisitions et découvertes de Mabillon; Thévenot et Baluze; — 46° du 21 juil-
let .687, vacance à l'Académie; \-Auh.-GM,û. Gronove ; le SuHonc de Graevius; les psaumes de Bossuct; nouvelles diverses- - 47° du 20 août .ôg,, compliments de Carpzon.us et de Meibomus à Huct; Ménage est entré le .6 de ce mo,s dans sa soixante-dix-neuvième année; - 48" du . avnl ,69.; mort de Du Perier; excuses '.
Conrart : .° du ,0 mars ,674; - ^-" du ., août ,667, sur des discussions académiques de Huet et de Bochart.
Perrault : ," du ,8 juin ,684, une séance acadcmic|uc; la harangue de M. de La Fontaine est fort spirituelle, « (|Uok,u , la ift assez mal et avec une rapidité qui ne convenait nulletuent à une harangue » ; lecture de son épUre , Madame de la Sabhere réponse de Tabbé de la Chambre, lecture d'un poème de a.mault sur la description de Sceaux, lectures de Benserade, condoléances de l'Académte à Mrle Duc de Richelieu sur la mort «de-MachuBe son épouse »; Despréaux fait ses visites; - .° du . ju.llet ,684 séance de réception de Despréaux, lecture de quatre sonnets de Boyer, d'un sonnet de le Clerc, d'un distupK- la.tn de Dou,at, de detlx psaumes de Benserade, d'une fable de La Fontame ; - 30 du 3o juillet ,684, nouvelles académiques; par une fantaisie de l'abbé de la Chambre, la harangue de M. de La Fontaine n a pu être imprimée; -4° du .«juillet ,689, remerciements ; le dictionnaire de l'Académie.
MczcrrtV : 1° (mardi au soir) billet de remercîments; - 00 („,ercredy) c,uestions académiques; - 3" du 4 décembre, dernande protection pour son neveu qui a urr procès au parlement de Rouen.
, . „ La correspondance de Ménage avec Hue, forme ""^;°"«';°" f * deux cent soixan.e-six lettres, don, la majeure parue "^ J"" ^^"Var ê ...vraies publiés par ces deux au,eurs. Nous avons donc du ne nous arrêter ;:?e,ler,li traitent de la littérature en généra,, e, nous borner a,.x qua r.nie ouatre lettres que nous avons données ci-dessus. .. (Nolt de M. Ucnaua, Tln'sT)- Nots avons analysé quatre leures qui n'étaien, pas desunees . l'impression.
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Charpentier : du 3o août i683, sur les condoléances de l'Académie après la mort de la reine, Mezeray était une «vilaine chauve-souris » qui se moquait « des cignes et des aigles ». — <( Il a laissé pour son légataire universel un cabaretier de La Chapelle, petit village entre Paris et Saint-Denys. On a trouvé dans son cotîre près de vingt mille écus d'argent comptant. Il y avait en or trente-sept mille livres, le reste en argent blanc et en pierreries. On trouva un écu d'or cacheté et enfermé dans un papier sur lequel il avait écrit de sa propre main ces mots : Ecu d'or pour payer ma place à la Grève, quand on ira pendre un gros maltotier. On trouva aussi un sac dans lequel il y avait douze cents écus en or et un papier écrit de sa main contenant ces termes : C'est la pension que j'ai reçue en 1666 pour Vannée i665. Depuis ce temps je n'ai rien reçu du Koi j aussi depuis ce temps-là n'ai-je point dit du bien de lui. Sur le premier feuillet de la plupart de ses livres on trouva ces mots latins ci : Haec duo in votis habeo, altcruni ut moriens populum Francorum liberum relinquam, alterun^ ut quisque accipiat odium quod de republica mcruerit.
Galland : i" du 2b février 1701, sur ses voyages en Orient et sur ses travaux; — 2° sans date, sur des ouvrages orientaux; — 3° du i3 octobre 1701, fragment sur le livre des Mille Nuits (sic), dont le texte lui revient à dix écus d'achat et de port.
Le Brun : 28 octobre 1666, sur le Baptême de J.-C, auquel il espère travailler le i5 du mois suivant^ et qu'il donnera à Huet « le mois d'après ».
Boulliau (Ismacl) : 1^'^ octobre i656, sur ses propres ouvrages et les allures singulièrement libres de Christine à la cour.
Dacier : 1 0 du 6 juillet 1 68 1 ; — 2^ du 12 août 1 68 1 ; — 3° du 24 septembre 1681, compliments; sur son Fcstus.
Sanadon : 1° du 18 avril 171 5; et 20 du 20 avril 1715, sur des index de Juvenal et de Perse.
Basnage : i^' décembre, excuses; explications et nouvelles littéraires:
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Saumaisc : 28 juillet i652, sur la reine Christine et un manuscrit d'Origène.
Dupuy : 20 septembre i653, nouvelles diverses, mort de Saumaise à Spa, après une maladie de deux jours.
Le Fèvrc (Tatmcguy) : 1° sans date, envoi d'une épître ad Mercurium; — 2" envoi d'un distique; — 3° du 20 mai 1671, éloge de sa fille (Anne Le Fèvre).
Petit: du 20 juin 1681 et du 26 août 1684, compliments ; nouvelles de Ménage.
Fermât {Samuel) : le manuscrit ne renferme qu'une copie très imparfaite d'une lettre datée de Thoulouse le 8 avril. Le lecteur ne sera pas fâché d'apprendre que les originaux sont restés en France; nous avons retrouvé dans le tome 27 des papiers de M. Libri (Bibliothèque nationale, fonds français, nouvelles acquisitions 3288) les autographes suivants : 1° du 4 janvier. Lettre de compliment; — 2° du 6 février, envoi d'un ouvrage de mathématiques (ce sont probablement les Varia opéra mathcmatica de Fermât père, 1679); — 3° du 8 avril, compliments; — 4*^ du 9 avril, envoi d'un « exemplaire de quelques-unes de ses bagflfcl/cs»; — 5odu 23 décembre [1671], sur une ode de lui montrée à Huet (il s'agit probablement d'une pièce de vers intitulée : Ad Asterium qui mortem immaturam illustris ducis Longavillx non immerito lugct ; cette pièce se trouve dans le manuscrit et n'est point autrement annoncée), envoi du Diophante ; — 6° du 12 mai 1682, en faveur du P. Poussines; — 70 du 5 décembre 1690, éloge d'un ouvrage de Huet (Censura philosophix cartcsianx^). — On peut ^consulter sur les rapports de Fermât avec Huet nos Recherches sur les manuscrits de Fermât, 2^ partie, VU.
Bigot ; i« du 19 novembre 1661, résultats d'un voyage en Italie; — 2° du 18 septembre 1668, surOrigène; nouvelles.
Le Grand : 8 juin 1694, il a découvert un manuscrit contenant une relation des royaumes de la Péninsule au deçà du Gange, etc.
Chapelain : 12; Ces lettres devant très probablement faire
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partie de l'édition que M. Tamisey de Larroque prépare pour la collection des Documents inédits, nous renvoyons à cette édition.
La Monnaye : au P. Thoulier, Jésuite, de novembre 1710, sur quelques ouvrages du temps, sur Huet qu'il a eu tort de chicaner, sur Achille Tatius et Héliodore.
Nicaise : i^ du 29 juillet 1692, il a reçu de Leibniz une lettre élogieuse pour Huet; avis de Leibniz sur Descartes; quelques mots sur la Vie de Descartes de Baillet; le Dictionnaire critique de Bayle; le Paradis terrestre de Huet; — 20 du 16 février 1698, sur" une lettre de Leibniz et sur le charlatan Jacques Aymar; de la Mare publiera probablement la vie de Saumaise écrite par son père; — 3« du 3 août 1693, éloge d'un jeune Genevois (Turretin); respects de Spanheim et de Leibniz à Huet; Leibniz a envoyé à Nicaise la première feuille de son Codex juris gentium diplomaticus; - 4° du 21 mars 1697, Nicaise a reçu deux lettres qui regardent Huet : une de Leibniz' qui concerne la philosophie
1 Cette lettre dont Nicaise donne un fragment considérable, a été imnrimée par Dutens (G. G. Leibnitii opéra II, p. 245), mais si défectueusement que la copie du manuscrit offre tout l'intérêt d'un inédit. On en )Ugera si l'on prend la peine de comparer à l'imprimé la rédaction suivante :
« Puisque M^ l'Evêque d'Avranches veut bien avoir la bonté d'agréer mes observations sur Descartes Je les mettrai par écrit un de ces Jours... Quoique ie veuille bien croire que cet auteur a été sincère dans la profession de sa religion: néanmoins les principes qu'il a posés renferment des conséquences étranges auxquelles on ne prend pas assez garde. Si ce qu'il dit est vrai que tout ce qui est possible doit arriver; et qu'il n'y a point de fiction que qu'absurde et indigne quelle soit, qui n'arrive en quelque tems ou en quelque lieu de l'univers, il sensuit qu'il n'y a ni choix, ni providence ; que ce nui n'arrive point est impossible, et que ce qui arrive est nécessaire : C est iustement comme Hobbes et Spinosa le disent en termes plus clairs. Aussi peut on dire que Spinosa n'a fait que cultiver certaines semences de la philosophie de M' Descartes : de sorte que je crois qu'il importe effectivement pour la religion et pour la piété que cette philosophie soit ^^^j^^f P^^; /l^^ tranchemenl des erreurs qui y sont mêlées avec la vente. - M l abbe Foucher que je crois mort n'a rien dit sur ma réplique dans le Journal, lorsqu'il a écrit contre mes nouvelles pensées philosophiques : Il a cru que ce n'étoit que des hypothèses ; mais en y méditant on trouvera qu elles sont démontrées — Les Mss. orientaux de feu M. Golius ont ete vendus a L enen en hollande, c'est une pitié que cette belle collection ait ete divisée; ceux de M.- Hinckelman qui a publié l'Arabe de L'Alcoran sont encore a
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de Descartes, Foucher, les manuscrits orientaux de Golius, les manuscrits de Hinckelmann et d'après laquelle l'auteur désirerait
vendre, et il y a de bonnes choses. — Je suis bien aise que Mgr d'Avranches trouve son édition de l'Alcoran assez correcte. — On m'assure que le Pape Innocent XI a empêché L'édition du bon Père Maracci, quoiqu'il fut son confesseur; parce qu'il regardoit ses remarques comme une espèce d'Apologie de L'Alcoran, en ce qu'elles faisoient voir que les Commentateurs lui donnoient très souvent un sens raisonnable. Les Arabes ont eu des philosophes dont les sentimens sur la divinité ont été aussi élevés que pouvoient être ceux des plus sublimes philosophes chrétiens. Cela se peut connoitre par l'excellent livre du Philosophe Autododacti [sic] que M^ Pokok a publié de
l'arabe.
<c A propos du Concile de Basle (dont peut être des mémoires se trouveront dans les archives du diocèse de Coutances si Mgr d'Avranches à la bonté de les faire chercher) Je vous dirai Monsieur une nouvelle curieuse : c'est que des mémoires de Certains prélats, qui ont assisté au Concile de Trente, ont été découverts et seront publiés fidèlement D'après les originaux. M"" Meïerus de Brème, qui travaille au Glossaire Saxonique sur mes exhortations a été ravi de l'approbation de Mgr d'Avranches. Nous ne négligerons pas l'Islandais et nous avons eu une espèce de Dictionnaire Scandinave qui nous servira beaucoup. Ses remarques sur les endroits du littiis Saxonicum qui sentent le Saxon, seroient très utiles, et il est a souhaiter qu'elles no soient point oubliées, ni perdues. Jesouhaitterois aussi d'apprendre le jugement de Mgr d'Avranches touchant ma Conjecture sur l'étymologie des Germains dont je vous ai parlé autrefois ; cest que je crois que les Herminones, partie des peuples Te\Jtoniques cités par Pline et Tacite, ont donné Le nom à toute la nation : comme encore aujourd'hui vous appelez les Teutons, Allemands, quoique ce nom n'appartienne proprement qu'aux Suéves et Helvetiens. H est assez ordinaire que l'aspiration s'affoiblit ou se fortifie, et lorsqu'elle est renforcée l'H passe au G et Le Contraire arrive quand le G se change en H. ainsi de Wiseraha (comme portent les anciens monumens) Les romains ont fait Visurgis, d'Illoraha Us ont fait // argus et Les espagnols changent Germanos en Hermanos. Vous savez. Monsieur, que Hlodoveus où Lodovicus est la même chose que Clodovicus et que Childeric ne diffère guère de Hilderic, or Childeric se prononcoit en Franc ou Téotisque ' a peu près comme Ghilderic. Ainsi les aspirations Téotisques en Wiseraha, Ilaraha, Herminones ou Hermeus etc. étant fortes. Les Romains et autres les ont marquées par le G plutôt que par une simple H. Au reste Tacite dit expressément que le nom d'un peuple Allemand a été donné à toute la nation.
«On a publié à Berlin L'ouvrage deM"" Beyer sur des médailles choisies du trésor de L'électeur de Brandebourg son maître. Je l'attends ainsi que celui que M"" Beciiius savant pasteur de la Confession d'Ausbourg a fait sur un almanach Turc apporté de Hongrie ou il y a de beaux eclaircissemens sur les époques, la Chronologie et l'astronontie des Orientaux. >»
1. Suivant Scliilter, Institut. Juris Publ., Titre iq, Ch. i", la Loi Saliquc fut cotnposée dans la langue Theoiisquc ou Tudcsqne. {Note de Leibniz.)
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connait,e l'opinion de Huet sur son étymologie d- Germains; une autre de Spanheim; nouvelles diverses - 5» du 20 )um :ê,,,nouvel.es^de Ba,leetdeLeibni..-.^^^
, Ce. e.trai. se uouve encore dénguré dans l'édition de Du.ens (tome IV, p ,o5) Voici la version du manuscrit : ■ : u K. p. Mabillon ayant cop'.é «ans L'a.Uye ^e S.-Amand^des pays bas. de Vieux Vers ^-'o-ques fa a U lo uan„e^ d^ p„Hiés à Strasbourg avoir vaincu les normans L an 88 , e. qu ^^ ^^^^^.^ ^^
x:s:.otclr; u?esi:7-^r^ r:, e. a sounaier ... ...
lui même Le reste ^-'^^ '^' ^^"^ '^;^f'2 ma Conjecture sur L'E.ymo- „ Je suis ravi nonseulement qu ,1 ^PP™"!; "^^^^^ J <,,„, „on sens : car
togie de Germani --;-°^'\r/,'„ "ire;"'::: seulement que les Ger-
j.ai déjà écru a f^^^^^^'^J^ Se mius ; mais encore que ces peuples mains viennent de Herminous ou n , ^^^^ ,^
ont pris leur nom d'un ancien P'-'"f °" ^J»; ^°^ ^ jj^e La Colonne de nom d-lrminsul dans l'histoire de Ch^^oina^^e C« a ^^^^ ^^^^^^^
ridole Irmin : car sut ou seul " "' "^^^^^ ?"" J"„,hédrale de Hildesheim. (mais sans l'idole) se voit encore ^ "s 1 egl se c^ ^^
kleibomus fit autrefois un "^H^^^r" Heer «prime en effet armée, ou ,',dole representoit ^if^rft.^Znaran ce'st à dire comme je crois, chez les anciens Teutons ""'"•/°." J''\"' . ; „e veut dire autre chose
C/ameur <iu Haro : Car Ban désigne appel ce qu. ne v ^^^,
que la convocation ou proclama,,on 8--=^^ P^ iZ Ariman dans les Sont votre mot Arrière ban a ''' "'^ P^^^/J^P,'., „,,„ jche pas le rapport vieux titres exprime un homme '^\^^;"'{"XJa,/,,o^yé\ car il y a lieu d'irmin à Hermès où Mercure que "o - '"sU p e a,^^^.^^^ ^,^^^^^^^^ ^^^
de croire que chez les f""'';'^,,'^ le Wodan ou Odin des Saxons se peuples n'esumant 'V^^^^;^,^^ ,ut grand Guerrier, parcequ'on rapproche le plus de Mercur •'!'<.. j'ajouterai encore que ce 1, regardoit en même teras ^°!"™ "^R'^"" ^ ^a i.e comme fils de Man prince Irmin ou Hernun me paroi "^"'Hl^l „, jugenons, Heret petit fils de Tuis.on puisqu .1 d.t "'"".^'^''"'"Xs trois fils de Mannus... miLns et '-"-;^:1^:; "^r q eWu Loisf défaire quelques notes Je ne manquerai pas '°f^1"^l =.""' ^.^.^^n^ f^ire semblant de rien, pour
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mort édifiante de Santeuil; — 9° du 26 juin 1698, compliments de Leibniz à Huet; le roi ne veut pas qu'on parle du traité de y Amour desintéressé; — 10° du 9 août 1698, respects de Leibniz à Huet; jugement de Mademoiselle de Scudéry sur V Amour désintéressé; no du 7 décembre 1698, sur la cour de Rome et l'ouvrage de Fénelon ; — 12^ du 22 février 1 700, nouvelles du P. Bonjour, de Tabbé de la Charnaye; sur les lettres de Hubert Languet et des satires précédées, disait-on, d'une préface de Gronovius et de Graevius; sur la cour de Rome.
Menjot : sans date, éloge du livre de Huet contre Descartes; critique de la philosophie cartésienne.
Guillehert : du 11 mai, remerciements; sur une dissertation de Perizonius.
Toucher ; du 2 3 septembre 1696, éloge du livre Concordia rationis et fdei.
La Marque Tilladet : affaire de publicité.
Oldenbourg : 1° du 12 mars 1670, sur le procédé de Hauton pour dessaler l'eau de mer et sur la traduction de YHistoire de la Société royale de Londres; — 2^ du i^"" mai 1676, ouvrages récemment publiés en Angleterre; — 3° du i 7 novembre 1676, remerciements pour les commentaires ad usum delphini.
Justel : lO du 28 février i663, sur l'impression d'Origene; quatre inventeurs prétendent à la découverte des longitudes; — 2° du 2 février 1667, questions de bibliographie; — 3*^ sans date, expériences nouvelles sur la transfusion du sang, animosité de l'archevêque de Sens contre les Jésuites; — 4° du 25 mai 1667, mort de Bochart, nouvelles littéraires et politiques; — 5° du i^r juin 1667, transfusion du sang, conservation du blé, diamètre du soleil; fondation d'une académie orientale dont Tabbé deBourr(?)est le chef et à laquelle appartiennent MM. deLaunay, Chapelain, le Coutelier, Sainte-Croix, d'Herbelot, etc.; — 6° du 29 juin 1667, expériences de physique devant la marquise de Newcastle, microscope d'Euttachio, service funèbre de Descartes h Sainte-Geneviève, voyages de Christine, Segrais et le cardinal
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Barberini; ~ 70 du 11 novembre 1667, la Société royale et ses travaux; ^ 8'^ du 10 décembre 1667, l'Académie orientale suspecte à Rome est dissoute, nouvelles diverses; — 9° du 6 mars ,668, nouvelles astronomiques; expériences de médecine; — ,00 du 22 mars 1668, transfusion du sang; polémique de Milton et de Saumaise; nouvelles; - i ,« du 8 mai 1668, quadrature de l'hyperbole; observations de Wallis sur le livre de Dulaurens; nouvelles politiques; - 12^ du 19 mai 1668, mille écus de recompense et quelques droits sur les vaisseaux à l'^^^f t^^^J.f longitudes; ouvrages de Michel Angelo Ricci, de Pell, de Wilkins; découverte archéologique à Tournay; nouvelles; -li^ du a3 mai i668, nouvelles politiques; — 14° du 5 juin 1668, examen par Messieurs Carcavi, Huygens, Roberval, Picard, Auzout et Duquesne, de la prétendue découverte des longitudes ; - 1 50 du 24 juillet 1668, instrument de Mortland pour extraire les racines carrées et cubiques (70 francs); milord Brouncker; - ,60 du dernier juillet 1668, ouvrages du temps, accouchement de la reine;- 170 sans date, bibliographie; - 18° du 1 5 juillet ,670 (à Segrais) mort de Madame, nouvelles, livres de Barrow, de Boyle et de Thruston ; — 19° du 20 août 1670, mariage de Mademoiselle avec Monsieur, expériences de Otto de Guericke, maladie de Morus, tremblement de terre à Inspruck; — 20° du 3 février 1671, expériences de Boyle, ouvrages du même auteur, Wallis et Borelli, subsides accordés au roi par le parlement d'Angleterre, affaire de Don Gusman et de Rasponi à Rome ; — 2 lO du i3 mars 1671, Traité des Liquides de Borelli; expériences nouvelles; Redi fera imprimer une lettre qui parlera de plusieurs remèdes apportés du Levant; nouvelles politiques; — 22° du 25 mars 1671, ce qui se passe dans la république des lettres et en Angleterre; — 2 3° du 8 avril 1671, ouvrages du temps, différends des ducs de Lunebourg et de l'Evêque; nouvelles d'Angleterre et de Bruxelles; — 24° du 1 5 avril 1671, ouvrages du temps; nouvelles politiques; — 25° du 7 mai 167 1, ouvrages du temps; Otto de Guericke; nouvelles d'Angleterre; — 26° du 8 juillet 1671, lunette de Newton; discussions sur le temps de la conception; découverte de la Casa hlanca , qui vaudra au roi d'Espagne plus de 3o millions; nouvelles d'Italie, de l'Inquisition; nouvelles d'Angleterre; traité de Wallis De an/mabruforum;
APPENDICE
— 270 du 2 5 septembre 1671, nouvelles littéraires; — 28^ du 2 octobre 1671, nouvelles de Puffendorf, Vossius, Heinsius, Holstenius; le grand-duc a fait faire un catalogue de ses médailles, etc. ; à Florence, on a trouvé la tête d'un jeune homme d'une pierre plus dure et plus belle que le marbre de Carrare; le fils de Kepler; sur une relation de la Laponie; — 29° du 4 octobre 1 67 1 . comment les Indiens filent le coton ; Bernin travaille à un cheval de marbre pour la statue du roi ; épîtres d'Origène. Cette lettre nous apprend encore une particularité intéressante : « On me mande de Rome qu'on n'a pas trouvé dans la cire des ruchers des mouches à miel la régularité ni l'égalité que M»" Thevenot soutient y avoir remarqué, ayant prétendu que c'était un moyen assuré d'avoir une mesure universelle. La remarque était curieuse, et eut été fort utile si elle eût été juste. Je le verrai au premier jour pour lui apprendre cette nouvelle. » On s'est beaucoup préoccupé au XVIIe siècle de la recherche d'une mesure universelle et immuable '; — So^ du 9 décembre 1671, préparatifs de guerre et négociations; Redi donnera bientôt les vies de Boccace, clu Dante, de Pétrarque et de Léonardo Aretino, et VHistoire des animaux qui naissent des plantes; impression de plusieurs livres; mort de Fairfaix ; — 3io du 3 janvier 1672; ouvrages divers; lunette de Newton; éloge des Anglais; — 32» du 7 mai 1673, recommandation de Graevius ; l'Histoire de Mezerai et un traité do Vossius; — 33° sans date, sur la noblesse vénitienne.— « Cette correspondance, interrompue depuis F année 1673, ne reprend qu'en 1 685, 'sa/js qu'on puisse deviner le motif qui les avait brouillés. » (L. d'A.). — 34° du 22 novembre i685, il ne peut s'empêcher de féliciter Huet sur sa nomination à l'évêchéde Soissons; ce qui se passe dans la république des lettres; sur le liber judicialis; — 35° du 27 mars 1686, Huet a songé h faire revenir Saint-Evremont; celui-ci serait heureux de revoir son pays, si quelques amis puissants modifiaient les idées du roi h. son égard. M. de Montausier n'a pu réussir; — 36" du 8 juillet 1686, Vossius lui a envoyé le manuscrit de Manilius et estime ce manuscrit, affaire de Saint-Evremont; — 37» du 16 janvier 1687,