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Lund,
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Le ces maudits
Veux blonds gine, répétai- 1t Allemand, IMporte ? Je que où chaet je m'en
voudraient
llemands,
oute à coms droits ? re- 1x railleuse.
é forcé d’al, qui nous ne ailleurs.
ar le &oues ont pu 1 Que cela
Croire, rés à la tête.
on de ne 1$ Qui sont SOUmettre tous les Nin, puis-
fusil sur ooûle.
heureux
présage. J’espérais, après avoir vaincu la méfiance de mon compagnon, pénétrer dans les lignes des rebelles sous sa protection et je comptais bien trouver l’occasion de m'enfuir au moment opportun.
— Vous ne manquez pas de € 1evaux, à ce qu'il paraît, lui dis-je en désignant l’herbe foulée, tandis que nous cheminions côte à côte.
—Vous ne seriez peut-être pas faché d'apprendre le chiffre exact de notre cavalerie ? demanda-til en se retournant tout à coup.
—Pourquoi pas, si vous pouvez me le dire ? répliquai-je avec une naïveté af.
fectée.
— Vous portez une chemise bien fine pour un fermier, dit mon guide, qui désigna du doigt un bout de manchette que J'avais oublié de dissimuler.
Je cachai mon embrarras et répliquai fièrement :
—Savez-vous que je vous prenais aussi pour un Allemand ? Mais je vois que je me trompais, car autrement vous n’auriez pas ignoré que les émigrants qui se sont établis dans le Missouri appartiennent à des familles respectables. Moi-même j'ai étudié au collége de Saint-Louis, et si, je porte une bonne chemise, c’est que je ne Suis pas un va-nu-pied. Après tout, cela ne vous regarde pas c’est au général et non
nu] . 1 à VOUS que je veux parler.
Je Continuai na route d'un air isrité, tandis que lé sécéssionniste s'écridit :
—Bon, bon, ne vous fâchez pas. Je suis en éffet d'origine allémande.….Par tal.
héüï nous ne marchons Pas tous sôus le mêtiie drapeau.
— Vous ’aMirméz, cela re Suffit; je ne l'aurais toujours pas déviné à la façon
dont vous m'avez traité, répliquäi-jé d’un 3
ton bourru.
Séhtinélle nous cria : « Qui vive?) Mon Suidé donna lé mot d'ordre et te Vérs le soldat sécessionisté qui môntait | garde à l’ombré d'un buisson. Sur un Sigñé dé mon CoMpagnon, je lé réjoignis, ei nous nous dirigeâmes vers lé camp.
és que je fus à même de distinguer quelque chose, je fis fe Meilleur usage PoiSible de mes yeux, cherchant à ie rendre coinpté dé la position et dés forces probables de l’énnemi.
gauche, j'aperçus les lignes des che.
vaux dônt lés hénissements trahissaient d’ailleurs là présence. Toutes les disposi- 10ûs sémblaient annoncer un cornmandänt éxpérimienté, Le Camp Me parut beau-
Er D
à air ixrité, ’écriäit :
; pas. Jé suis Par Mal- DüUSs $0us Île
suffit ; je ne à la façon
Juai-jé d’un
ole avec lui gnâmes tn à peu de nt la lueur là lune. À loin, üne IVé?» Mon 1 te mMoôntäit la û. Sur un léjoighis, lé camp. distinguer ur usage ant à Mme dés forces
des che.
1hissaiént S diSposi- CoMmarut beau-
coup plus vaste que le nôtre. En fait daanons, je ne vis que deux grosses pi 8 “ai et, dans mon désir d'apprendre si jee iQ belles en possédaient un plus grand nor bre, je ne pus m'empêcher de dire :
ni 4e autres camarades de ce cali bre-là seraient les bienvenus, je le parie.
Mon “UE s'arrêta et s’écria en ant les sourcils :
“+4 renez garde,—des remarques de cé, genre-là pourraient vous coûter cher, vous avez l'œil très-éveillé pour un fer- “Hoi. Schuliz, qui nous amenez-vous là? s’écria Jenoere nous une voix qui me 1 sa de répondre. fi # D Etat DE nous fûmes enfauréS par plusieurs confédérés RU PAT ERA sans doute de relever une sentinelle. L'un d'eux, que je reconnus à son Costume pour un de ces mauvais drôles de débardeurs qui abondent sur les quais de Saint-Louis, posa sa large main sur mon épaule. Je fus tenté de-le repousser avec colère, mais je me retins. \ più Li La ne sais pas trop, répliqua mon guide, à qui la familiarité. du ROHAN venu parüt déplaire. Il prétend venir de.
Laclede et apporte quelques provisions énéral. He ! s’écria l’autre en riant-etsans.
lâcher mon épaule, Mes enfants, ce mon.
sieur-là me semble Suspect. Il devrait savoir que les fidèles Missouri sent toutes sortes de primeurs à leur général, tandis que les pauvres soldats sont condamnés au DOrC salé à perpétuité. Inter.
rogeons-le et prenons ce qu'il a sur lui POUT acquitter les frais du conseil de &guerre, hein ?
—Taisez vous, Stevens, répliqua mon Compagnon qui rougit de colère, Cet homme se dirigeait vers le Camp de son Propre gré, lorsque je l’ai rencontré ; on ne 1e molestera pas sans-Motif.
—Parbleu, riposta Stevens avec un mé.
chant sourire, On voit que vous venez d’avaler un bon Souper chez votre père. Je déclare seulement que je n'ai pas confian ce dans votre protégé, que je crois avoir vu à Saint-Louis, où i] n’y a
que des gueux de fédéraux. Tâchez de ne pas vous rendre suspect VOUSs-Même, monsieur Schultz.
Il appuyait sur le nom allemand qui suffisait pour inspirer de la méfiance à des sécessionnistes. J’appris ainsi que la fa.
Mille de celui Qui portait ce nom habitait la demeure dont l'aspect pittoresque m'’avait frappé.
— Vous êtes les plus forts, interrompisje. Vous pouvez me dépouiller si bon VOUS semble ;: mais je saurai bien découvri la tente du général, et nous verrons
OR TS SEEN ON PRE" GUIDES NN à
gonde
ia ins
bond in, PA) bed bent
devrait sa- 1s fournisà leur géoldats sont uité. Intera sur lui Conseil de
iqua mon lère. Cet bp de son ontré ; on
ec un mévenez d’apère. Je s Confian ‘O1S avoir
que des Pas vous nonsieur
land qui nce à des 6 la fa.
habitait que m'’a-
[TOM pis-
si bon 1 découverrons
s’il permet de maltraiter les volontaires ui se présentent. Je m'appelle Wilhelm euter et je suis d’origine allemande, ce
qui ne m'empêche pas d’être un bon su-
diste. Quant au reste, j'ai deux poings s0lides capables de répondre à une insulte.
Je ne pense pas que vous vouliez me vo-
ler ?
Je me dégageai par un soudain effort et je me posai en face de Stevens dans une attitude aggressive. Je n’ignorais pas que le meilleur moyen d’en imposer à des gens de cette espace, c’est de se montrer plus brutal qu'eux. Cette fois, apparemment, je m'étais trompé, car mon adversaire ne se radoucit point.
Qui donc appelez-vous voleur ? s’écriat-il avec fureur, en levant son fusil.
Schultz s'empressa d’abaisser le canon dirigé contre moi, tandis que deux autres confédérés s’élançaient entre nous.
——Arrêtez! Cet homme a l'air d'un brave garçon, cria l’un d’eux.
—Et le général pourrait avoir maille à partir avec nous au sujet des provisions, murmura l’autre.
— Allons, qu’il nous accompagne, réplipliqua Stevens d’un ton de mauvaise humeur ; mais je veux être pendu si son vi- D 6 ne m'est pas connu ; et ce n’est pas à Laclede que je l’ai rencontré. Gare à lui s’il ne marche pas droit !
{ls me placèrent entre eux et nous nous dirigeñmes vers le CAMP AU pas accéléré.
AU bout de dix minutes je pus distinguer les groupes qui entouraient les premiers feux, et mon cœur battit plus fort
à Fapproche du danger. Partout j'apercees
gardes. C’étaient, pour la plupart, dies aussi prêts à affronter la mort dans
pris les armes par haine nour les Alle- Mmands, En effet, dans le Missouri, la gurre AVait dégénéré en une lutte entre Ja race SerManique et la race américaine.
laissaient pas se Préoccuper de la proxi-
régiment de milice, TSque Mon escorte s'arrêta à peu de
pace libre, j avais eu tout le temps de ras.
sembler mes idées. Sans lrop craindre Ie
résultat de l'examen que j'allait subir, je
stance d’un grand feu entouré d'un es.
JUS nous
iccéléré.
; distinles prelus fort ’aperceqe mes es rawrt dans sur un surtout s Allela gure Ja ra- 1e.
ne. paproxit qu’à lansait )ustics ègres.
tumes mp de ns; La ‘entre. d’un
u de n es.
6 r'asre le M, je
ne dèmäriddis comment Je réüssirais à m'évader après avoir atteint lé but de ma visite. Stevens, qui s'était éloigné, ne tarda pas à nous rejoindre et mMm'ordonnà de le suivre. De l’autre côté du feu, je me trouvai en fâcé, non pds du général, mâäis d’un colonel dont j'ignore le nom.
—On vous 4 surpris près de nos lignes, comment expliquez-vous votre présence ?
mé démanda-t.il brusquement.
—Si on m'a découvert, c’est que je n'es Sayaäis pas dé me cacher. Je. venais pour m'engager, car je suis bon sudiste, et je m'attendais à être mieux reçu. Tenez, ajoutai-je en jetant mon £éac par terre; voilà quelques provisions que Jj'apportaïis au général; mais, si vous né voulez pas dé moi, je le$ repréndräi.
— Vous dites que Vous vêñez dé Laäcle.
de ? reprit mon interrogateur, sur qui ma naïveté apparéñte ét ma Mauvaise hu- Meur imuléé $emblérent produiré uñe impression favorable. UT: |
—Ouï, monsieur: j'afrivé tout droït de l4 ferme dOaklañd, qu'on à ravagée et Où N'y à plus dé bé gné pour moi. :
—Quellés r'aisOhs avez-vous pour soupçonnér cet Hommé? démanda l'officier, en s'adressant à Stevens. I] parait qu’il $e rénddit ici lor$qu’on l’a réñcontré, et ses éxplitations sont très-plauéiblés.
—C'est un Allémänd, colonel, ét je me
figure qu’il vient du camp des nordistes :
Je crois l’avoir souvent vu dans les rues de Saint-Louis, quoiqu'il se donne pour un fermier de Laclede.
—Vous entendez? me dit le colonel qui fixa sur moi un regard scrutrateur.
Quoique je ne me sentisse qu'à moitié rassuré, je haussai les épaules tandis que je FRE qnais
—Cet homme, qui me connait si bien et qui ne sait pas même où il m'a vu, vient de proposer à ses camarades de me voler !
—Je ne suis pas maintenant disposé à répondre d’un étranger, ajouta Schultz ; mais je dois avouer que l'accusation qu'il porte est fondée.
—Bah ! je plaisantais, s’écma Stevens, sans sourcCillier. °
—Une seconde plaisanterie de ce genre vous porterait malheur, ne l’oubliez pas, reprit le colonel avec un geste de mépris Quand à vous, poursuivit-il en se tournant vers mOi, J'aime à croire que votre patriotisme est de bon aloi; je vous préviens, dans tous les cas, que nos sentinelles ont ordre de tirer sur les déserteurs Qu'on le mette dans la réserve, avec les recrues.
Il nous salua de la main comme pour nous congédier, et à ma grande joie on me mena à une extrémité des lignes où
ordistes ; les rues ne pour
colonel ‘ateur.
, moitié dis que
si bien m'a vu, +s de me
isposé à chultz ; on qu'il
Stevens, LE
:e genre liez pas, > mépris | en se que voje vous os sentiserteurs avec les
1e ‘pour joie on nes où
les feux du bivouac brillaient encore, Mais beaucoup moins animée que la partie du camp que j'avais traversée. Je me félicitais déjà d’avoir échappé à un grand danger, lorsqu'une voix bien connu de “loi prononça mon nom, et un jeune homme accourut à ma rencontre.
—Wihelm, mon vieux, en Croirai-je mes yeux ! Quel hasard conduit la brebis au milieu des loups ? Que signifie ce dé.
guisement. Tu t'est donc décidé à planter là les fédéraux ?
Mes compagnons Sinterrogèrent du re.
gard. Mon cœur battait à me rompe. la poitrine, et ma surprise, se transforma en effroi quand j'entendis retentir la voix de Stevens, qui me suivit à peu de distance.
Celui qui venait de m'interpeller était Mon meilleur ami, un de mes Camarades de collége qui faillit sengager dans le même régiment et que je ne m'attendais Pas à retrouver parmi les rebelles. Je suis convaincu qu’il se serait laissé Couper la Main avant de me dénoncer ; mais il ve- Nalt, à son insu, de me condamner à la potence ! Déjà Schultz lui demandait :
—Ah! ah! Vous Connaissez notre nouvelle recrue ?
Je ne songeai plus qu'à une seule cho.
se. au-delà des derniers feux du camp, à Cent pas de moi, il Y avait la forêt qui s’avançait en pointe dans la plaine et pou-
vait protéger ma fuite. Je sentais qu’une seule minuta d'hésitaon mé déviendrait fatalé. Il fallait profiter d’un prémier mo ment de surprise si je voulais échapper à uné mort ignomineusé. À peine Stevens eut-il parlé que je m'élançai à travers les lignes avec la rapidité d’un cerf poursuivi par une meute, me dirigeant (out droit vers la plaie. Il y eu un moment de si lence, puis vingt voix cribrent en chœur :
—Un espion ! un espion !
Un homme se dressa soudain devant moi ; jé le renversai d'un coup de poing ; uné balle siffla au-dessus de ma tête, sui vié d'uné seconde, puis d’une troisième ; mais aucune ne m'atteignit, et je continuai ma Course, me fiant à la vitesse provérbiale dé mes jambes, sans üsér jéter un régard en arrière. Je gagnai sain et sauf le hoiïs, où je comptais m’avancer à Pabri des balles. Une nouvelle déception f'atténdait. Ce que j'avais pris pour la forêt n’était qu’un TU d'arbres et je rie trouvai bientôt en face d'une clairière.
Derfièré mOi reténtissaient dés cris de colère et de triomphe !
Ma pré‘ence d'esprit ne m'abandonna pas. Je récolus de tenter un effort pour régagncr là :rêt. L'ombre du bouquet d'arbres avait du moins servi à cacher la direction de ma course; à peine m'en fus-jé éloigné que de nouveaux cris et
ntais qu'une déviendrait prémier mo:
s échapper à ine Stevens
travers les rf poursuivi
iout droit ment de si ten chœur :
lain devant p de poing ; na tête, sui.
troisième ; Pt je contivitesse prô-
user Jjêter nai sain et n’avancer à e déception ris pour la arbres et je ne clairière.
des cris de
’abandonna effort pour lu bouquet à cacher la peine m'en aux cris et
plusieurs coups de feu mn annoucèrent qu'on venait de m’apercevoir, Je crus que ma poitrine allait éclater, tant j'étais es. soufflé; mais je me sentais entraîné comme par une force invisible. J’espérai encore atteindre l’endroit où la {forêt re Jo1gnait la grande route sans perdre l’a vance que j'avais sur les rebelles, lo qu'un bruit inattendu vint me remp d’épouvante, Afin de me Couper la rm traite, on avait lancé des Cavaliers à ma Poursuite, Je me demandai s’il ne valait pas Mieux me laisser écraser sous les pieds des chevaux ; car, épuisé comme je l’étais je devais renoncer à lutter de vitesse avec es Cavaliers.
Tout à coup je vis se desginer en face de moi la paisible deme ure qui avait atti.
ré mon Attention lors de mon arrivée près du camp. Cette maison, je ne l'igno- TaS pas, était celle d’un confèdéré qui ac- Compagnait sans doute ceux auxquels je voulais échapper : mais, à moins de ga- SgPer cet abri, il ne me restait plus d’au-
une petite croisée faiblen: ent éclairée.
Habitué eux exercices gymnastiques, je SaVals qu'il me serait facile de grimper
jusqu’au balcon de bois sur lequel don-
nat cette fenêtre. Conyainçu qu'on ne
mançquerait pas de visiter le verger dès que j'aurais disparu, je ne songeai pas un seul instant à m'y réfugier, et je me décidai sans hésiter à tenter l'escalade dans l’espoir qu’on ne me soupçonnerait pas d’avoir choisi pour asile la maison d’un sudiste.
Sautant par-dessus la palissade, je me
glissai vers la maison à la faveur de l’om bre qu’elle projetait. Les cris des rebelles me parurent si rapprochés que je crai-
gnis de ne pas avoir le temps d'exécuter
mon projet; mais une répouse plus lointaine m'apprit qu'ils ne savaient pas trop qnelle direction j'avais suivie. Un peu rassuré par cette découverte, je me rapprochai d’une des colonnes qui soutenaient le balcon et j’eus bientôt gagné le premier étage. A peine eus-je pénétré à travers l’étroite fenêtre que je me sentis vaincus par les émotions de cette course effrénée ; mes forces m’abandonnaient et mes genoux fléchissaient sous moi.
—Qui est 1à? Répondez, ou je tire!
cria une voixde femme qui me rappela aussitôt à moi.
A la clarté indécise d’une veilleuse j'aperçus au fond de la chambre une forme blanche assise sur un lit et qui dirigeait contre moi le canon d’un revolver.
—Silence, au nom du ciel ! à moins que vous ne vouliez voir assassiner sous vos
on
s que 1 seul cidai l’esd'a:
h sU-
? Ie
l’om elles crai-
cuter
lointrop 1 l'ASrapoutené le ré à entis Jurse aient
tire !
opela
‘J'a- )rme geait
que | vos
Yeux un homme incapable de se défendre.
Je suis poursuivi par les sécessionnistes :
ils me prennent pour un espion et me tueront lâchement si vous me UÜvrez à eux.
A cette réponse, prononcée d'une voix haletante, le pistolet S'abaissa ; je distin- SUai alors comme à travers un voile une jeune fille qui fixait sur moi de grands yeux bleus d’une douceur angélique et dont la taille presque enfantine formait un vif contraste avec la COurageuse fermeté qu’annoncçaient ses paroles,
Qui êtes-vous ? demanda:t-elle. Dites la vérité à tout hasard.
Je n'avais aucun motif pour cacher ce que personne n’ienorait pas dans le camp des rebelles.
ge suis un officier fédéral répliquaje. "Te sais qu'un des habitants de cette maison sert dans l'armée du général Price ; Mais je suis certain néanmoins que VOUS n'aurez pas le triste Courage de me dénoncer.
Au même instant ]a VOix de Stevens retentit au dehors.
—Îl faut que la terre se Soit ouverte pour l'engloutir disait.il où bien il aura grimpé jusqu’au balcon et pénétré dans la maison.
—Cela n’est guère probable, répondit
fun 2 une autre
5 VOIX. Mais nous saurons bien
tôt à quoi nous en tenir. Qu'on surveille toutes Les issues. Nous ferons bien sortir le renard du terrier.
On frappait à COUPS redoublés à la porte de la maison. La jeune fille étendit le bras comme avec un geste qui n'avait plus rien d'impérieux.
Entrez là ! muraure-t-elle en indiquant une porte qui souvrait au pied du lit; Cachez-vous de votre mieux, et ne remuez que lorsque je vous aurai prévenu.
Je m'empressai d'obéir, car je sentais qu'elle désirait n° sauver. L'endroit qu'elle m'avait désigné était un cabinet de petite dimension. Dans l'obscurité je
trébuchai contre une malle derrière laquelle le toit en pente formait une cavité où je me glissai. À peine fus-je installé dans ma cachette que j'entendis les sécessionnistes qui interpellaient vivement'äæa personne qui venait de leur ouvrir. Quelques minutes à rès, des pas résonnerent sur l'escalier. Les visiteurs g'arrêterent devant la porte de la chambre à coucher et on frappa doucement.
Olivia! Olivia! cria une voix:
—Qu'y at-il donc, père ? Que signifie tout ce bruit ?
On s'imagine qu'un espion fédéral a pénétré chez nous; on croit même qu'il s’est réfugié dans ta chambre, que ces messieurs, de braves sécessionnistes, de-
n surveille bien sort
ss à la porte eneit le qui n'avait
n indiquant d du lit; Cape remuez vent. ; r je sentais . L'endroit un cabinet obscurité Je derrière lat une cavité 1s-je installé dis les sécesvivementa ouvrir. Quelrésonnèrent , g'arrêterent e à coucher,
e VOIX.
Que. signifie
ion fédéral a , même qu'il bre, que ad
iannietos. de- ANGES FER PET 7
mandent à vis chérie ?
-—Père, je suis couchée ; mais je veille depuis longtemps et personne n’a pu. pénétrer ici à mon insu. Dites-leur cela et ils n’iasisteront pas.
Il x eut des murmures : puis le père reprit d’une voix plus résolue :
— Nous sommes en temps de guerre, Olivia ; il faut céder. Jette une mante sur tes épaules et ouvre-nous
Une minute de patience, dans ce cas, répondit Olivia, dont le Pied nu résonna sur le parquet ; après avoir tiré le verrou, elle ajouta : Encore deux secondes et vous pouvez entrer.
Elle se dirigea à la hâte vers Ma Cachette, laissant la porte du cabinet grande ouverte me demanda à voix basse :
— Ou êtes-vous ?
ci, murmurai-je ; mais au nor”. du ciel ne vous exposez à aucun danger pour me sauver,
Chut! ne bougez plus.
L'instant d'après, elle était assise sur la malle, cachant avec ses légers vêtements de nuit la cavité où je me tenais blotti ; puis la porte extérieure s’ouvrit brusqueman! et une lumière brilla dans la cham-
re.
—Eh bien, Olivia, où donc est-tu ? s'é- Cria le vieux Werner au:
FAHET, Qui Yenait Sans doute de la chercher des yeux,
iter. Peut-on entrer, ma
Muni 2 Se, PSC PEN
—Me voici, père ; je ne puis me montrer aussi peu vêtue ; on aurait pu s’en rapporter à ma parole, et cette conduite n'étonne de la part de gentlemen améri- Cains.
Je devinai, au bruit de pas et aux jurons rons étouffés qui arrivaient jusqu’à moi, que les rebelles se livrait à des recherches minutieuses. Ma position devenait de jlus en plus pénible, car le manque d’espace m'empêchait de m’allonger. J’allais essaver de me retourner un peu, lorsque la voix de Stevens, résonnant à la porte du cabinet, me coupa presque la respira- U tion :
sn. —Mais il y a une autre chambre là, dit- || il. Mademoiselle va nous permettre de visiter ce cabinet ; ce satané espion est as- LE. sez joli garçon pour...
—Arrètez, Monsieur, interrompit la jeune fille avec une intonation singulièrement menacante (et j'entendis en mênre
temps jouer le ressort d’un pistolet). Vous | avez examiné ma chambre, et vous pou-
vez vous convaincre que c’est tout au plus s’il y a place pour moi dans ec cabinet. Je Ù © refuse encore de sortir d'ici dans ma toi- | lette de nuit, et ne souffrirai pas qu'on E : m'insulte. Si mon père est trop faible E
pour me protéger, je saurai me défendre moi-même.
. Q x Nlisrio naornannna na ennoan à to man 1 Li ÎiC DULIST CE LL ALECHLLT = A
quer de respect, dit le vieillard.
1é Imoripu s'en ‘onduite | améri-
x Jurons l’a moi, herches : de plus d'espace is eSsasque la a porte respira-
e là, ditre de viest as-
mpit la igulière- 1 mêrre it). Vous US pou- Lau plus binet. Je ma tois qu'on p faible léfendre
—Fort bien, père; mais c’est oublier les égards qu'on doit à une femme que d'insister davantage.
—Assez interrompit la voix qui avait donné des ordres au dehors. I] n’y a là qu'une armoire, la chose est évidente: D’ail. leurs, nos soupcons sont trop vagues pour nous autoriser à tourmenter cette brave enfant. L’espion que J'ai été assez heureux.
pour reconnaître a de bonnes jambes ee aura sans doute gagné la lisière de la fo.
rêt. Dans tous les cas, l’idée ne lui serait guère venue de se rélugier dans une maïi- Son qu’il savait habitée par des confédé.
rés. S'il cherche à retourner directement au Camp fédéral, nous le tenons, car la grand’route sera surveillée.
Etait-ce un avis que me donnait mon ancien camarade, devenu mon ennemi ?
Se doutait-il de ma présence ? Hélas! je ne le saurai jamais! L'herbe pousse au- Jourd’hui sur sa tombe, au milieu d’un champ de bataille.
[ y eut un moment de silence, pendant lequel il me sembla qu'on devait entendre les battements de mon cœur,
— Nous avons perdu notre temps ici, reprit enfin mon ex-Camarade, qui paraissait commander le détachement. Tächons de retrouver la piste.…Pardonnez-nous, Mademoiselle : un soldat ne peut pas tou-
1 Léa: PP FAT OR TI + 3 Jours observer iCS COIiVEnariCces,
Après une courte discussion J'entendis les sudistes qu. descendaient l'escalier.
—Recouche-toi, mignonne: on ne te dérangera plus, je l'espère, dit le vieillard, de l’autre hout de la chambre.
La porte se referma.
Je poussai un soupir de soulagement :
mais j'attendis en vain un signal de ma protectrice. Lorsque la galop des chevaux annonça que les cavaliers s'éloi naient, elle se redressa lentement chance a, leva les bras comme pour chercher un appui, et se retint aux montants de la porte. Elle semblait sur le point de s’évanouir. Quand même le désir REA mes membres endoloris ne m’eût pas engagé à œuitter ma retraite, la reconnaissance m'aurait poussé à secourir celle qui venait de me sauver. Je sortis sans bruit de ma cachet- -te. Les derniers rayons de la [une éclai-
raientle charmant visage d'Olivia; ses yeux se fermaient à moité, et sa pâleur permettait à peine de dintinguer ses traits des blanches draperies qui lui prêtait l'as.
pect d’une vision fantastique.
—Au nom du ciel, Mademoiselle, ne
puis-je rien pour vous ?
Ma question parut la ranimer.
Rien, Monsieur, répliqua Ale avec un frisson ; rentrez seulement et fermez la porte. 2
lle s’avança d’un pas assuré vers l'en.
entendis aber.
ne te déleillard,
sement ; de ma hevaux naient, a, leva | appui, Du lle Quand embres quitter n'aurait de me cachet- » éclaila; ses pâleur es traits ait l’as-
lle, ne
Aire
trée de sa chambre ét tira le verrou, Rés pectant un sentiment dont je Comprenais la délicatesse, je m'eémpréssai d'obéir et je m'étendis sur la malle. Épuisé de fati.
gue, je né tardai pas à tomber malgré moi dans un profond sommeil, Ce ne fut qu'en me sentant secoué que Je Me révéillaï en sursaût. Il faisait nuit ;. Mais jé reconnus la voix fermé et mélodieuse d'O- Hiva : - IL est temps de partir, Monsieur, me dit-elle ; dans une heure, il féra jour.
—Je suis prêt, répondis-je en me levant.
—-Donnéz-moi là main et suivez-moi sans bruit. Vous prendrez le chemin que VOUS avez Suivi pour monter ici, vous travers2rez ensuite le verger en ligne droite jusqu'à la clotüre, où vous me retrouverez.
Silence ! ajouta-t elle au premier mot que je voulus prononcer pour la remercier.
Je n’o$ai pas même presser [a petite main qu’elle posa dans la mienne. Élle me conduisit vers la croisée, m'indiqua l'endroit où il fallait enjamber la balustrade du balcon, et je me laissai glisser le long d’une des colonnes. L’obscurité était si profonde que j'eus quelque. peine à gagner la palissade, où un frôlement de robe m'annonça bientôt la présence d’Oli- Via. de — Vous ne pouvez rétourner au camp en ligne directe, puisqu'on surveille la
Es
grand'route, me dit-elle tout bas: mais je ne vous quitterai que lorsque je vous aurai mis dans la bonne voie Suivez-moi, et surtout pas un mot !
Longeant la palissade, elle ouvrit avec beaucoup de précaution une petite porte, et nous nous éloignâmes rapidement. A
la pâle clarté des étoiles, ellème guida à tra“ers des champs à moitié cultivés, franchissant les obstacles avec une légèreté que mon ignorance de la loca!ité m'empêchait souvent d’imiter, Enfin nous nous engageñmes dans un sentier bordé de haïes, et gagnâmes la lisière du hois. i désireux que je fusse de lui adresser la parole je crus que je lui prouverais mieux ma reconnaissance en obéissant à ses in- Jonctions, el je me tus. Au bout d’une de.
mi-heure, le jour commenca à poindre, et nous nous enfonçämes dans la forèt. Alors seulement elle ralentit ur moment son pas pour me dire :
— Nous aurons bientôt atteint un point d'où vous pourrez poursuivre votre route sans risquer de vous perdre,
Puis, oubliant que le terrain lui était plus familier qu’à moi, elle contitnua à avancer d’un pas räbide. IL me sembla Qu'une belle jeune fée , ‘accourue à mon aide à l'heure du dangér, allait disparaitre toutà Coup: mais un faux pas me Tappela à la réalité: Ce ne fut qu'au mo-
mails je vous auvez-moi,
rit avec e porte, nent. À œuida à ultivés, 1e légelocalité in nous r bordé | bois. Si +sser la s MIEUX
ses inune dendre, et L, Alors nt son
1 point e route
1 était tnua à sembla à mon Sparaias me LU N10-
ment où une lueur pourprée commença à pénétrer à travers le feuillage, qu'Olivia s'arrêta de nouveau et se retourna vers moi. Le chapeau de paille à larges borde qu’elle portait étant tombé sur ses épaules, où il restait suspendu par les brides, je pus distinguer le joli visage que je n’avais guère fait qu’entrevoir. Sa taille mi gnonne et Sa grâce virginale n’annon- Gaient en rien une héroïne. J'aurais risqué de nouveau ma vie pour acheter le
roit de baiser les tresses blondes de celle qui fixait sur moi un regard à demi effarouché, comme si elle se füt sentie honteuse du courage qu’elle avait montré du rant cette nuit. Je ne saissi elle lut ma ensée dans mes yeux, mais elle baissa es siens; cependant elle retrouva bientôt tout son sang-froid, et m'indiqua le chemin qu'il me faudrait suivre pour rentrer au Camp.
-rMaintenant, Monsieur, ajouta t-elle d'une voix moins ferme, si vous mourez, vous périrez au. moins de la. mort d'un soldat. .
Et comment Pourrai-je jamais recon-
naltre Ce que jé vous dois ? m'écriai-je,
avec un élan qué je ne pus réprimer. ” — Vous ne me evez rien, Monsieur, répliqua-t-elle avec une émotion contenue.
Je déplore cette. révolte, qui a conduit
dans notre paisible voisinage la lie de la
population américaine, êt j'aime lès Allemands Come Ôn aime une patrie regréttée. Le sérvice que j'ai pu vous rendre n’ést donc pas de ceux qui imposent une longuë reconnaissance.
—Détrompez-vous, Mademoiselle ; la reconnaissance me sera trop douce pour que je veuille jamais oublier celle qui m'a sauvé...Suis-je donc condamné à ne plus vous revoir ?
—Savez-vous seulement si demain vous retrouvera éncore en vie ? répondit-elle avec tristesse; puis elle continua, lé bras tendu dans la &irection des lignes sudistes :, Ces gens ne respectent ni l’âge ni le sexe, lorsqu'ils croient avoir découvert un ennemi de leur cause insensée, et, quant à Vous, vous Cornbattrez sans douté au- Jjourd'hui même.
— Maïs si le destin nous réunissait un jour, rne permettriez-vous de vous, rappe-
er cette nuit,.et la place que vous occu:
pez dans un cœur qui n'avait jamais réssenti ce qu'il éprouve en ce moment ?
Elle retira doucement la main que je venais dé saisir par un mouvement presque involontaire, et se détourna pour cacher sa rougeur.
—Partez, Monsieur, partez! Et que le ciel vous protége, dit-elle en faisant quelques pas pour s'éloigner.
—Et vous né tenez pas même à connaitre mon nom ? demandai-je.
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Elle s'arrêta, se retourna lentement et répondit avec un sourire où il entrait un peu de malice féminine, et aussi rapide que ces échappées de soleil qui interrompent tout à coup une pluie d’été :
—Je sais votre nom, Monsieur Wilhe.
Im Renter. Un de ceux qui vous poursuivaient l’avait prononcé avant de quitter la maison.
Je vouius porter à mes lèvres la main qu'Olivia me tendit ; mais à peine l’eusje serrée qu'elle m'échappa. La jeune fille s'éloigna et disparut sous les arbres sans se retourner une seule fois.
En moins d’une heure, ainsi qu’elle me l’avait annoncé, je gagnai le Camp nordiste. Je fis mon rapport au génerai, et, dans l’après-midi, nous attaquions les rebelles, qui, grâce à notre artilierie, furent obligés de battre en retraite,
À la bataille de Springfiel de près les événements raconter, je fus blessé assez pirss qu'on crût devoir me
effery-City, et de là sur Saint-Louis. J’a.
prendre mon service, La recommanda tion du général Lyons m'ayant valu un emploi assez bien rétribué dans le bul'eau de la poste de Saint-Louis, je me FETAIS estimé fort heureux si l'amour ne
s'en fût mêlé, et si le souvenir d’Olivi n’eût troublé mon repos. En effet, je ne rêvais qu'aux moyens de la revoir. Par malheur, la fortune de la guerre avait obligé les fédéraux à abandonner leur position, et ramené les rebelles dans le voisinage de la maison où j'avais couru un si grand danger. D'un autre côté, je craignais trop de compromettre M. Schultz et sa fille pour ne pas hésiter à écrire. Mais il est un Dieu pour les amants comme pour les ivrognes. Un jour que j'attendais à la gare l’arrivée d’une malle, le train amena de nombreux fugitifs, et j'aperçus, à la portière d’un des wagons, un visage souriant dont la vue fit bondir mon cœur dans ma poitrine. IL me sembla que le ciel s'ouvrait pour moi lorsque Olivia poussa un cri de joyeuse surprise en me reconnaissant ; l'instant d’après, je serrais ses mains dans les miennes.
—Est-ce bien vous ? répétais-je.
—J'’espérais que nous nous reverrions un jour, malgré ma prophétie. Mais vous vous avez été blessé ? |
—Qui donc vous l’a dit ?
—Ce journal....où j'ai lu votre nom en cherchant celui de mon frère, réponditelle en rougissant. Père, c'est M. Reuter, dont je vous ai souvent parlé, ajouta-t elle en s'adressant à un vielliard assis auprès d’elle, et qui me regardait d’un air
étonné.
CS) CO PU Er
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Je ne tardai pas à apprendre qu'à la suite de notre premier succès M. $chultz et plusieurs de ses voisins avaient témoigné leurs sympathies pour les défenseurs de l’Union. Cette franchise devait leur porter malheur. Les sudistes signalèrent leur retour en détruisant tout ce qui appartenäit aux partisans des fédéraux. Le vieillard, prévenu à temps que la présence de son fils ne le protégerait pas, s'était empressé de s’enfuir à Saint-Louis avec sa fille.
Trois mois s'écoulèrent. Je rendais de fréquentes visites à M. Schultz, et sa fille m'avoua bientôt qu’elle parltageaït l'amour qu'elle m'avait inspiré. Le père d'Olivia me montrait beaucoup d'affection ; mais Chaque fois que: je me disposais à lui adresser une demande qu'il prévoyait, il détournait l’entretien où trouvait un prétexte pour s'éloigner. Redout:rt un refus, qui m'aurait privé du bonheur de voi:
Chaque jour Olivia, je n'osais insister.
Maïs j'appris bientôt le motif de cette con.
tradiction apparente. Un soir, je trouvai Olivia dans les larmes : son frère avait péri dans une récente escarmouche. Le lendemain le vieillard me dit :
—Je n’ai pas toujours eu à me louer de mon pauvre fils, bien que sa mort me plonge dans la douleur. S'il avait vécu, son Caractère emporté m'aurait empêché
nos VORE vs
de donner ma: fille à un officier de l’armée fédérale. Aujourd'hui votre union avec Olivia devient possible, et je sais que vous la rendrez heureuse. Seulement je ne puis consentir à me séparer tout à fait de l’unique enfant qui me reste, etje voudrais:
mourir auprès d'elle, dans cette demeure:
Où. je: suis né.
Ai-je besoin d'ajouter que ma chère Olivix est aujourd’hui ma femme ? Rien nemanque à notre bonhéur, quoique ‘nous attendions encore le jour tant dé:
siré où nous pourrons relever les ruines ndirties de la jolie- maison où je ne regrette: plus d'avoir passé un si mauvais
quart d'heure:
Waziam L: Hucxes
: l’armée on avec yue vous > ne puis t de l’uvoudrais.
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a chère >? Rien quoique ant dé:
ruiries eregretnau vais