SCÈNE IV
M. DUPLANTIS, PIERRE, LOLO.
DUPLANTIS, eoof ant du papier pour les boites. G'ost, aU fond, UUe
femme bien serviable que ma femme.
PIERRE, de même. A qui le ditCS-VOUS?
DUPLANTIS, à Loio. Qu'c^t-ccque tu farfouilles dans la commode, Lolo?
LOLO. Je cherche un prince.
DUPLANTIS. T'as fini ton roi déjà ?
PIERRE. Que voulez-vous, s'il n'a pas déjeuné, cet enfant?
LOLO, ipeUnu En v'ià uu... D u c, duc; d' 0 r, d'Or ; 1 é a n s. Oh! le duc d'Orléans! Est-il gentil!... Gobé! gobé !
DUPLANTIS. Ne prends que les cuisses, Lolo; allons donc, ne sois donc pas ainsi sur ta bouche dès le matin.
PIERRE. Vous accepterez de venir tout à l'heure chez le marchand de vin...
DUPLANTIS. Avec plaistf.
DUPLANTIS, PIERRE, LOLO, MADAME DUPLANTIS.
MADAME DUPLANTIS, farieuse. Quell^ horrcur! quelle abomînation I Uu jour de jour de l'an laisser des escaliers dans des états pai*eiis !.. Duplantis, tu mériterais qu'on nous mette à la
porte. Nous n'aurons pas d'étrennes, c'eâl sûr, nous n'en auroTîs pas.
DUPLANTis. Traiter d'abomination un homme qui a frotté cent dix-sept marches 1
MÂDAliE DUPLANTIS. Frotté! t'appelles ça frotté!., parce que t'es t'allé hier à la Gaité avec quelque... Oh !.. tu n'as pas la force de frotter tes escaliers aujourd'hui, vieux oie !
PIERRE, l'interpoMnt. Mame Duplantis, c'est rien!.. Monsieur Duplantis...
MADAME DUPLAiiTis, pieorant. Ah ! monsicur Pierre, je suis le malheur même avec cet homme-là !
DUPLANTIS. Allons douc, on m'a médit à ton égard... X'ai été seul et unique à la Gaité, et tant qu'aux escaliers, j'y ai sué le meilleur de mon sang.
MADAME DUPLANTIS. Ta rampe n'est pas essuyée!.. Donnemoi le torchon; donne donc, puisqu'il faut que je fasse tout... Lolo, veille au cordon; ton père est insuffisant! Mon garçon, faut penser à gagner notre vie.
PIERRE. Allons, mame Duplantis, ne vous fâchez pas. Monsieur Duplantis était un peu fatigué. Tenez... j'ai ma journée...
DUPLANTIS. Est-ce quo tu n'es pas en maison?
PIERRE. Mon Dieu, non; je suis resté frotteur au mois, et si vous avez votre brosse, je vais vous donner un petit coup de main.
DUPLANTIS, avee grâce. Ou plutôt Un petit COUp de pied. MADAME DUPLANTIS, minaudant. AllonS, alloUS, mOUSiCUr Du-
plantis, on sait que vous avez de l'esprit. Eh bien! soit, Pierre, soit... Je monte chez madame Duhamel.
PIERRE, prenant les brosses, ete. G'cst Ça, SCrviCC pOUT SCrviCO.
DUPLANTIS, bas. Dépêche-toi, nous filerons un chassé chez le marchand de vin.
MADAME DUPLANTiSr bas. J^ vais parler pour toi à madame Duhamel... Tu rentreras.
LOLO, étouiiant. Papa... c'cst embêtant, rien que du pain d'épice.
UNE VOIX, en dehors. Si OU Vient demander ma femme, vous direz que je n'y suis pas.
PIERRE. Qui donc ça, monsieur Duplantis?
74 ÊTRENNES
DUPLANTis. Hé! c'est M. Grumelot, le mari de la danseuse de l'Opéra^ du second^ dont on dit que M. Duhamel...
MADAME DUPLANTIS^ dtt hftvt u i*Meftii«r. As-tu fini de bavarder là-bas? Pierre, allons donc; vous êtes aussi cancannier que lui.