MADAME DUHAMEL, URSULE, ANATOLE
ANATOLE. Bonjour, maman, bonjour.
MADAME BCHAMeL. Ta amTes seulement de chez ta marraine?
ANATOLE. Non^ maman ; je ne te croyais pas levée, et je suis entré chez papa qui m'a donné mes étrennes...
MADAME DUHAMEL. YoyoHS^ mon ami...
ANATOLE. C'est dans ma cham)>re : un La Harpe et un Anacharsis.
MADAME DDHAMEL. ToD papa a taisou; tu vas avoir bientôt huit ans^ il est tempâ de t'occuper de choses utiles.
ANATOLE. Oui, maman.
MADAME DUHAMEL. J'ai aussi mes petiteis étrennes pour toi... Regarde!
ANATOLE. Ahl un cheval à bascule!'.. Il est plus grand que celui d'Alfred. Ah! maman, je te remercie bien, (n grimp« tu
lo chevaL)
MADAME DUHAMEL. Prends garde de te blesser.
ANATOLE, à ehevaL Ah I maman... Ohl oh! petit... Maman, j'ai rencontré dans la salle à manger... Au galop I hait.. Madame Duplantis qui... En avant! (n contrefait la trompette.) Pux
pu pu tux tu pu tu... Elle vous attend depuis une heulre. Mort! tux tux tux rux tu tux tu.
MADAME DUHAMEL, atsise an eoin du feu. tlrSUlC, VOUS ne mV
viez point dit cela.
URSULE. Madame, les portiers sont si insoutenables... les jours comme celui-ci...
MADAME DUHAMEL. Ce n'cst pàs votro affaire... Faites entrer.
(Ursole soru]
ANATOLE, descendant de chev&I. Mamau, ah ! je SUis bieU fatigué I Fais-moi voir tes étrennes.
MADAME DUHAMEL. Regarde, mon ami, mais ne touche pas à cet album qui est sur mon piano.
ANATOLE. Tiens! il est tout pareil à celui que M. d'Artelles avait l'autre jour,
MADAME DUHAMEL. Gommcut, Auatole, d'où savez-vous?..
ANATOLE. Maman, j'ai rencontré l'autre semaine M. d'Artelles chez M. Gavarni, et il y avait un album tout pareil où M. Gavarni faisait une peinture.
MADAME DUHAMEL. Anatole, il est inutile de dire ces choses-
là... Vous êtes d'un âge à être discret... (biu l'embrtsM.) Tiens, prend ce sac de bonbons sur l'étagère; prends^ mon ami. ANATOLE. Oui^ maman.