‹ Un été à Meudon (volume 2)Chapitre 7 sur 36 · LA LAMPE DE SAINT-JUST · texte numérisé non relu

LA LAMPE DE SAINT-JUST

li n'y a pas un siècle que, dans Téglise de Saint-Iust de Narbonne^ au milieu de la chapelle qui se trouYQ, à droite du tpmbeau de Philippe le Hardi^ brûlait nuit et jour une magnifique lampe d'argent. Oette lampe était constamment alimentée d'huile odorante^ et qui devait être de pure olive. Le soin de cette lampe h'était pas confié aux mains grossières des bedeaux et de leurs valets: un jeune abbé était ordinairement commis au soin de sa propreté et de son éclat. Cette lampe magnifique fut volée vers Tan 1734, et fut remplacée par un cierge qu'on devait également entretenir allumé sans interruption ; mais le cierge n'excita plus l'admiration des fidèles comme faisait la lampe précieuse, et il disparut complètement vers Tan 1750. 11 existe cependant encore quelques vieillards qui se rappellent l'avoir vue, et qui m'en ont parlé* Voici ce que j'ai pu découvrir de plue certain sur Toriginé et la fondation de cette laiûpe :

Le 12 février 1347, vers minuit, un jeune chevalier de dixneuf ans à peine, suivi de quatre glaives ou hommes d'armes à cheval, s'arrêta devant là porte de Lubiano Marrechi, Italien-Lombard, comq^rçant établi dans la ville de Narbonne. Gomme la porte ne s'ouvrit pas dès le premier appel, lés hommes d'armes se mirent en devoir de la briser; mais aussitôt la clef tourna dans la serrure, et le chevalier et ses hommes entrèrent dans une salle pauvrement éclairée^ Celui qui leur avait ouvert était un petit vieillard d'un aspect assez

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