Le temps qui change tout change aussi nos humeurs
BR. Oui marcha sans horreur sur la pourpre Romaine.
BO. Dédaigner tous ces rois dans la pourpre amollis.
BR. Est tyran sur la terre autant que sur les eaux.
BO. Et qui règle à son gré le ciel, la terre et l'onde.
BR. Ohl que les cieux obscurs et Thorreur des ténèbres.
BO. Rôder autour de toi dans l'horreur des ténèbres.
BR. Oui mit la paix de Rome et ta gloire au cercueil.
BO. En vain pour s'exempter de Toubli du cercueil.
BR. La solide épaisseur de sa peau dure et forte.
BO. Fait gémir les coussins sous sa molle épaisseur.
BR. A rUnivers entier un démon tutélaire.
BO. Cependant pour flatter ce rimeur tutélaire.
BR. Le devoir étouffé, la justice aux abois.
BO. Dès que j'y veux rêver ma verve est aux abois.
BR. Pour mettre noblement sa patrie aux abois.
BR. Et du sombre ascendant l'influence secrète.
BO. Peut des astres malins corriger l'influence.
BR. Donc aux objets d'horreur qu'étale la nature.
Bo. Vous voulez m'étaler vos feuilles criminelles.
BR. Quand le danger paraît le courage l'affronte.
Bo. Apprenne la vengeance aussitôt que l'affront.
BH. Ce rebut des humains s'abandonne au repos. BO. Et toi, rebut du peuple, inconnu Caloandre.
BR. Et trouve sur son front les malheurs de Pharsale. BO. Et ce visage enfin plus pâle qu'un rentier,
A l'aspect d'un arrêt qui retranche un quartier.
BR. Où rheureux téméraire, où le fier Alexandre. BO. Chaque siècle est fécond en heureux téméraires.
BR. Si peu d'intelligence et si mal assortis.
BO. De ces hommes sacrés rompit Tintelligence.
BR. Sur l'or de ses cheveux le feu des diamants. BO. Et sans mêler à l'or l'éclat des diamants.
BR. De ces fleurs dont le temps ne fait pas sa conquête. BO. Un auteur n'y fait pas de faciles conquêtes.
BR. Ainsi que de Cadmus la semence charmée. „ BO. Là s'arrête Themis, la piété charmée.
BR. Sans Tordre de ce Dieu qui porte le tonnerre Le ciel armé d'éclairs tonne contre la terre.
BO. Ce n'est plus la vapeur qui produit le tonnerre C'est Jupiter armé pour etïrayer la terre.
BR. Tous ces heureux accords, ces douces sympathies. BO. Comment en vers heureux assiéger Doësbourg?
BR. A de si bas effets ne sont pas limités.
BO. Gouverne tout, fait tout dans ce bas Univers.
BR. Ce que Typhon vomit de soufre et de bitume. BO. Du corps de ce dragon plein de soufre et de nitre.
BR. Et montrer au soleil sa marche et ses desseins. BO. La nuit baisse la vue et du haut du clocher Observe les guerriers, les regarde marcher.
BR. J'ai fait presque à mon nom un immortel affront. BO. Ou que d'un bonnet vert le salutaire affront.
— L'un et l'autre aussitôt prend part à son affront.
BR. Et lui portant ses eaux, il lui vient insulter. BO. Et de noyers souvent du passant insultés.
BR. Voit des fleuves soumis rendre hommage à ses ondes.
BO. Le Rhin, tranquille et fier du progrès de ses eaux.
BR. Pour défier les vents et la fierté des eaux.
BO. De ses fameux remparts démentir la fierté.
BR. Voit les astres confus et leur cours arrêté.
BO. D'un joug déjà prochain menace tout son cours.
— Confus il les aborde et renforçant sa voix.
— Et contemple longtemps avec des yeux confus.
BR. Quel spectacle, dit-elle, et quel objet d'horreur Verse dans vos esprits cette indigne terreur?
BO. Ami, lui dit le chantre, encor pâle d'horreur, X'insulte point, de grâce, à ma juste terreur!
BR. S'acquièrent chaque jour des triomphes nouveaux. BO. Oue Racine, enfantant des miracles nouveaux. BR. Tout ce que la nature enfante d'odieux.
— Etalaient aux humains des miracles nouveaux. BO. L'animal le plus fier qu'enfante la nature.
BR. Acquis dans les enfers assez de privilège. BO. Sont pour entrer au ciel d'assurés privilèges.
BR. Quel crime, quel dégoût me vole tes caresses? BO. Si pour te prodiguer mes plus tendres caresses.
BR. Cependant le soldat au fort de l'indigence. BO. Alors le noble altier pressé de l'indigence.
BR. Le pompeux appareil d'un superbe équipage. BO. Et traînant en tous Ueux de pompeux équipages.
BR. Si du fier Aquilon les haleines bruyantes. BO. Faisait taire des vents les bruyantes haleines.
BR. Ces pâles magistrats, cette troupe timide
Marche en confusion où son trouble les guide.
BO. Le timide escadron se dissipe et s'enfuit. — Ses pâles défenseurs par la frayeur épars.
BR. Trouver encor un coup des palmes toujours prêtes. BO. En vain pour te louer ma muse toujours prête. *
BR. Les prévient et les laisse en de sombres détours. BO. N'avait d'un art menteur enseigné les détours.
BR. Ces nobles mouvements d'une tendre amitié. BO. Si d'un beau mouvement Tagréable fureur.
BR. Sors plus impétueux de ton palais humide. BO. Oui toutes accourant vers leur humide roi. *
BR. Pousse vers l'ennemi son coursier écumant.
BO. Son coursier écumant sous son maître intrépide. *
BR. La vertu cède au nombre et malgré sa valeur Le chef dans ses remparts va cacher sa douleur.
BO. Le Dieu lui-même cède au torrent qui l'entraîne, Et seul, désespéré, pleurant ses vains efforts.
BR. Les crimes de son cœur sont peints sur son visage. BO. Et son courage est peint sur son visage allier.
— Cependant à le voir avec tant d'arrogance.
— Tout hérissé de Grec, tout bouffi d'arrogance. BR. Une colère altière, une mâle arrogance.
Dépouillez devant eux l'arrogance d'auteur.
BR. Trop insensible époux, âme trop inhumaine... BO. Ou vas-tu, cher époux, est-ce que tu me fuis?
R. Chère et fidèle épouse, adorable Octavie...
Ma femme, lui dit-il, d'une voix douce et fière...