‹ Un faux classique, Nicolas BoileauChapitre 59 sur 66 · Semblables à ces vœux dans l'orage formés · texte numérisé non relu

Semblables à ces vœux dans l'orage formés

Ou'efface un prompt oubli quand les flots sont calmés.

0. Et toujours dans Forage au ciel levant les mains, Dès que l'air est calmé rit des faibles humains.

0. Ils penchent d'un côté, prêts à tomber de l'autre. 0. Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc, Aujourd'hui dans un casque et demain dans un froc.

0. Chaque jour redoubler mes douleurs et mes pertes. 0. Loin de sentir mes vers avec eux redoubler.

0. Qu'on ne m'offense point sans un prompt repentir. 0. Apprennent la vengeance aussitôt que l'affront.

0. Il s'érige en tyran et lûche usurpateur. 0. L'argent en honnête homme érige un scélérat. — Où le vice orgueilleux s'érige en souverain.

co. La tête sur un bras languissamment penchée. Bo. La mollesse à ces mots sur un bras se relève, Ouvre un œil languissant...

co. Je sais votre mérite et le peu que je vaux.

BO. C'est par là que je vaux, si je vaux quelque chose,

co. Et laissez un exemple à la Postérité. BO. Vont pour toi déposer à la Postérité.

co. Son cœur, comme le vôtre, en deviendra charmé. BO. Perdit l'heureuse erreur qui charmait sa pensée.

co. Ce trouble a quelque temps amusé ma douleur. BO. Sur de moindres sujets je l'exerce et l'amuse.

co. Que sert de Remporter à ces vaines furies?

BO. Et que craindre après tout d'une fureur si vaine?

co. ... Mais chacun veut pour soi

L'honneur du premier coup.

BO. Chacun sur lui d'un coup veut honorer sa main.

co. 0 vieillesse ennemie

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie!

BO. Vous aurez beau crier : « 0 vieillesse ennemie N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? »

co. C'est l'amour des grandeurs qui vous rend importune.

— D'un courtisan flalleur la présence importune. BO. (Jui gémit comme Esthcr de sa gloire importune CD. Sans cesse otTre à ses yeux celte vue importune.

co. Vos armes l'ont conquise et tous les conquérants Pour être usurpateurs ne sont pas des tyrans.

BO. La soir de commander enfanta les tyrans, Du Tanaïs au Nil porta les conquérants.

— On ne reconnut plus qu'usurpateurs iniques Et voleurs revêtus du nom de conquérants.

co. La mode est à présent aux pièces de théâtre. BO. Le mérite et l'esprit ne sont plus à la mode.

— Un poète à la cour fut jadis à la mode.

co. Oh ! qu'il n'est pas de ceux dont l'esprit à la mode.

co. Et répondant à l'un, serre à l'autre les doigts. BO. L'un est payé d'un mot et l'autre d'un coup d'œil.

co. En vain vous armeriez l'enfer pour ma querelle. BO. C'était peu que sa main conduite par l'enfer.

co. Une âme généreuse et que la vertu guide. BO. C'est de prendre toujours la vérité pour guide.

co. Va, bienheureux amant, cajoler ta maîtresse. BO. Et d'abord un ami qui veut me cajoler.

co. Quand nous avons pu vivre et croître notre gloire. BO. Au comble parvenus, il veut que nous croissions.

co. Tu trahis mes bienfaits, je les veux redoubler.

Je ten avais comblé, je t'en veux accabler. BO. Et depuis que les dons sont venus m'accabler,

Loin de sentir mes vers avec eux redoubler.

co. Oui donne un teint d'éclat à la même laideur. BO. L'or même à la laideur donne un teint de beauté.

co. Tombe sur nous le ciel pourvu que je me venge! BO. Périsse tout plutôt, c'est l'esprit de l'Eglise I co. Tout l'État périra s'il faut que je périsse.

co. Ce lit doit être un jour le champ de mes délices. BO. Sur le duvet d'un lit, théâtre de ses gênes.

— Et dans ce champ fécond en plaisantes malices.

co. [Vous y devons dîner en bonne compagnie J'y mène du quartier Hippolyte et Claris.

BO. Molière avec Tartuffe y doit jouer son rôle. Et Lambert, qui plus est, m'a donné sa parole.

co. La plupart de ses vers coulent fort doucement. BO. Morbleu! dit-il, La Serre est un charmant auteur. Ses vers sont d'un beau style et sa prose est coulante.

— Dieu sait comme les vers chez vous s'en vont couler.

Une ombre leur fait peur, une mouche les blesse. . Tout est charmant, divin, aucun mot ne les blesse.

. Il fuit un faux éclat qui ne peut m'éblouir. 1,1. Si lu te veux couvrir d'un éclat légitime.

CD. Me fait un ennemi de tout le genre humain. BO. A tout le genre humain sut faire le procès.

ce. Enfin je n'ai pas mal employé la journée. BO. N'avait par ses bienfaits signalé la journée.

co. Et pour lui nos destins sont des livres ouverts. BO. Ainsi le ciel l'écrit au livre des destins.

— Nos destins sont, dit-il, inscrits chez la Sibille.

co. Le seul bruit de mon nom renverse les murailles, Défait les escadrons et gagne les batailles.

BO. Condé, dont le seul nom fait tomber les murailles. Force les escadrons et gagne les batailles '. *

co. La honte de mourir sans avoir combattu Arrête le désordre et leur rend leur vertu.

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