‹ Un faux classique, Nicolas BoileauChapitre 6 sur 66 · Comme au printemps on voit une génisse · texte numérisé non relu

Comme au printemps on voit une génisse

A qui le taon, aux aiguillons tranchants, Pique la peau et la pousse en furie.

BO. Tel qu'on voit un taureau, qu'une guêpe en furie A piqué dans les flancs aux dépens de sa vie.

RO. Flatte mon mal et puis en s'en allant.

BO. Assez et trop longtemps l'impunité les flatte.

— Flatte d'un doux espoir son appétit naissant.

— Vient flatter mon esprit qui se tait à regret.

RO. Une poison qu'on dit que Prométhée

A de son chef autrefois enfantée.

BO. Et par un dogme faux de nos jours enfanté.

— La soif de commander enfanta les tyrans.

RO. Puis à la fin d'une langue étonnée.

BO. Oui soupirait le soir si sa main fortunée.

— J'entends déjà frémir les deux mers étonnées.

RO. D'un art subtil controuve une malice.

Bo. Et chacun à mes pieds conservant sa malice,

— Fit sans être malin ses plus grandes malices.

— Et dans ce champ fécond en plaisantes malices.

— Mais à quoi s'attacha ta savante malice.

RO. Victoire qui pendait

Douteuse au ciel, les combats regardait, BO. La discorde en sourit et les suivant des yeux

De joie en les voyant pousse un cri dans les cieux.

— Observe les guerriers, les regarde marcher.

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Comme les Grecs se voyant outrager, ^(jiifl'rirez-vous toujours qu'un orgueilleux m'outrage? Toujours soulTrir l'orgueil de nos vainqueurs.

Se revêtit d'une forme empruntée.

l^lle prend d'un vieux chantre et la taille et la forme.

As-tu succé d'une ourse la mamelle, As-tu le cœur d'une louve cruelle? r--^, \ \, ' ! e fîl, avec son lait succer la cruauté. ' ^

A de la mer ravi la cruauté. ^' -"^- I.

R L n long serpent dont la hideuse trace.

B. Avec cet air hideux qui fait frémir la paix.

Fable de tous, des tables le propos.

u Iraient dans l'antichambre amuser Pacolet.

— Fut toujours des Neufs sœurs la fable et la risée.

Contre le ciel on ne peut résister.

15 Pour soutenir tes droits que le ciel autorise.

Encore Dieu, qui regarde nos peines.

B. Oue dun œil sans pitié tu vois couler mes larmes.

Mille périls, plus aigus que tempête Déjà tout prêts se pendent sur sa tête. Mais c'est pour l'ébranler une faible tempête Le livre sans vigueur mollit contre sa tête.

— Nous l'avons vu, dit Tune, affronter la tempête De cent foudres d'airain tournés contre sa tête. *

RO. Ainsi Francus d'une prompte allégresse.

Bo. a Suis-moi », lui dit la Nuit. L'oiseau plein d'allégresse.

RO. Sur le printemps, au retour des beaux mois.

BO. Seulement au printemps, quand Flore dans les plaines.

RO. Qu'il les détache et portés d'un grand bruit.

BO. Est sur le banc du chantre à grand bruit remontée.

PO. Par le courroux des vents et de Neptune.

BO. Il marche vers Tholus et tes flots en courroux. *

RO. Coude sur coude et haletant d'effort.

BO. On voit sous les lauriers haleter les Orphées.

RO. Et soupirant aigrement ses douleurs.

BO. Dans vos discours chagrins, plus aigre et plus mordant.

— Verse dans ses discours trop de fiel et d'aigreur.

— Je ne sens plus l'aigreur de ma bile première.

RO. Douze moutons, un bœuf de grand corsage.

BO. Un fourbe cependant assez haut de corsage.

RO. Flatta sa joue et ainsi lui va dire.

BO. Le flatte, le rassure et lui tient ce discours.

RO. Mû de pitié, le console et le flatte.

Jusqucs au ciel fera monter lempire.

Comme roi des auteurs qu "on lï'lève à l'empire.

Oui sans raison vivent parmi les bois.

Avant (jue la raison s'expliquant par la voix Eût instruit les humains, eût enseigné les lois, Tous les hommes suivant la première nature. Dispersés dans les bois couraient à la pâture.

Quand le printemps ramène ses déhces.

Tes bons mots autrefois, délices des ruelles.

— La tragédie en fit ses plus chères déhces.

— Je fis de ses sermons mes plus chères délices.

Frises, festons, guillochés et ovales.

Ce ne sont que festons, ce ne sont qu astragales.

— Il compte des plafonds les ronds et les ovales.

Incontinent que la soif fut éteinte.

Par le sel irritant la soif est allumée.

L'homme n'est rien qu'une vaine fumée.

Quand l'esprit enivré d'une douce fumée.

— N'a jamais enivré d'une vaine fumée.

A toi la mer, l'air, la terre et les cieux

Sont obstinés ennemis envieux.

— Si la Déesse envieuse eût permis.

Bo. D'un mot forma le ciel, l'air, la terre et les flots, Et corrigeant ainsi la fortune ennemie.

— Pour tracer aux auteurs des règles ennemies.

— Un destin envieux ne m'avait fait rimer.

RO. Oui n'est trompé dessous belle apparence.

BO. On ne m'éblouit point d'une vaine apparence.

RO. Tigres, lions, envenimés de rage.

Bo. Deux puissants ennemis par elle envenimés.

— Aiguisent contre moi leurs traits envenimés.

RO. Enfla son fiel de colère cruelle.

BO. Et mes chagrins sans fiel et presque évanouis.

— Des sottises du temps je compose mon fiel, [nés ',

— Ces monstres pleins d'un fiel que n'ont point les lion-

RO. Si quelque ennui lamenter me faisait.

BO. Le chantre désolé, lamentait son. malheur.

RO. Lors la pâleur qui s'enfante de crainte,

Des regardants avait la face peinte.

BO. Tous les honteux plaisirs enfants de la mollesse.

RO. Infectant l'air dune haleine puante.

BO. Un vil amour du gain infectant les esprits.

— Oui le cœur infecté d'erreurs si criminelles.

1. Boileau, clans ses dernières œuvres, recherche volontiers cesj termes boursouflés et ces ornements ambitieux qu'il condamnait

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]'. Qu'elle empêchât le cours de tou destin,

i. El la fièvre au retour terminant son destin.

— De ces fleuves sans nom suivra la destinée.

Et d'une forte voix Comme un tonnerre appelant les Grégeois. < a-ier à vos lecteurs d'une voix de tonnerre.

Ainsi (jue lui je ne vous suis terrible. le chante les combats et ce prélat terrible.

r. Mais d'un grand vol retourne vers Eole.

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